L’autre peut-il être moi ?

Tout a commencé par un réveil difficile. Je somnolais au volant en route vers ma multinationale préférée. Endormi à un feu rouge, j’observais la frénésie matinale lorsqu’une affiche me sortit de ma torpeur. Une jeune fille sur fond noir me disait L’autre peut-il être moi ?

Je mange de la pub régulièrement (souvent avec plaisir, parfois avec dégout) depuis mon plus jeune âge. J’ai l’habitude de bloquer sur les campagnes publicitaires, mais là je suis resté sans voix. Je n’avais absolument aucune idée de l’annonceur et encore moins du produit… si produit il y a. Peu importe, première mission accomplie pour cette affiche : j’ai été méchamment interpelé.

Quelques jours plus tard, la scène se reproduit dans le métro. Les affichages mécaniques font défiler un visuel en alternance avec une phrase. Je reconnais immédiatement la typo mais je ne sais toujours pas ce dont il s’agit. Les photos et les textes sont cette fois beaucoup plus variés. Ils nous interpellent sur divers sujets de notre époque… sans fournir le moindre élément de réponse. J’ai donc torturé Google à la recherche du mot clé qui me permettrait d’en savoir plus. Mission accomplie, non sans difficulté. Tout est donc là : un article sur le web de la ville de Toulouse et le site du projet Territoires de Fiction.

Pour fêter ça, je suis allé à l’expo du Château d’eau. Ravissement total (même si l’exposition est très sommaire) pour un projet excitant. Quelques POM (Petit Objets Multimédia) étaient présentés en plus des photographies malheureusement amputées de leur légendes. Ce concept d’intégration dans l’environnement urbain m’a vraiment plu. J’aime cette exposition géante, son côté populaire (gratuit et présent dans toute la ville), les questions qu’elle suscite, les sujets abordés, etc. Bref, la forme rejoint le fond pour un projet simple et ambitieux.

Note : Comme l’indique le dossier de presse, Toulouse accueillait la première étape du projet qui se poursuivra à Lyon, Nantes, Lille, Paris et sa banlieue jusqu’en mai 2007. En l’occurrence, un événement sera organisé le 7 octobre à Paris lors de la Nuit blanche. Le site du Monde accueillera les POM à partir du mois prochain et ce jusqu’en avril 2007.

À moi Marseille !

J’ai gagné ! C’est pas souvent que ça m’arrive, mais cette fois c’est la bonne. J’avais joué à un petit concours sur les inrocks.com et je viens de recevoir un mail m’annonçant une bonne nouvelle : je suis invité (avec un personne de mon choix) au festival Marsatac vendredi 29 septembre à Marseille. La mauvaise nouvelle c’est que le même jour, Matmos joue à Toulouse (puis Soulwax le lendemain). J’ai déjà vu Matmos avec Björk donc je vais faire l’impasse, par contre il est hors de question que je rate Soulwax. Je suis donc bon pour un week-end sur la route, mais là ça vaut le déplacement : Funkstörung, Vitalic, The Hacker, Mogwai, Matthew Herbert, 2 Lone Swordsmen, Peaches et The Rapture. Oh la la, quelle affiche !

PS : Qui vient avec moi ?

Mon nouveau logo #1 : CISCO

Premier article d’une longue série qui traîne dans mes archives depuis un bail. Aujourd’hui, le cas Cisco Systems qui vient de présenter son nouveau logo. Pour rappel, le nom de l’équipementier télécom fait référence à San Francisco, ville qui a vu naître l’entreprise dans les année 80. Quant à son logo, il s’inspire du célèbre Golden Gate, référence populaire mondiale, tout en rappelant une onde ou un signal électronique. Bref, un nom et une identité forte très en phase avec l’image de la marque et l’activité de cette multi-nationale.

Malgré tout, le logo est un peu trop daté : des couleurs sombres, une typo rigide, un logo carré… Bref, un style trop institutionnel pour une entreprise qui a contribué à la création d’internet – qui se veut donc jeune, cool et dans le vent. C’est donc l’heure du ravalement de façade avec un nouveau logo présenté début septembre. Le Golden Gate a pris un coup de jeune et ses coins arrondis contrastent agréablement avec la typo sans empattement. Le nom a été réduit pour ne garder que l’essentiel. Les couleurs ont été légèrement retravaillées avec un rouge moins criard et un turquoise désormais plus bleu. Je m’arrête là mais j’imagine très bien que les créatifs ont, comme à leur habitude, imaginé un pavé soporifique de 200 pages pour vanter leur travail et convaincre les décideurs qui n’y connaissent rien.

Au final, une bien belle réussite à mon goût car il s’agit d’une évolution logique où les graphistes ont su faire peau neuve tout en gardant l’essence du logo. Rien à voir avec la Poste ou la SNCF que je n’hésiterai donc pas à descendre en flêche très prochainement.

Vous vous en doutez : avant à gauche et après à droite.

Été indien toulousain et en musique

Je n’irai pas par quatre chemins : le Printemps de Septembre est la plus belle manifestation culturelle toulousaine. Mon avis ne se limite pas à la sublime mise en scène de la ville par un éclairage urbain haut en couleurs car, en plus des multiples performances, expositions, spectacles et ciné-concerts, la Mouv’ Party constitue la parenthèse festive à ne rater sous aucun prétexte. Auparavant situés sur la charmante place de la Daurade, les concerts se tiennent maintenant au jardin Raymond VI, à côté du musée des Abattoirs. Cette année, la ville va revêtir ses habits multicolores à partir du 22 septembre jusqu’à mi-octobre. La Mouv’ Party aura lieu le 30 septembre. En cinq ans, j’ai eu la chance d’y voir Chicks On Speed, Ellen Alien, Teamtendo, Gonzales, !!!, Tom Vek, Airborn Audio, etc. Cerise sur le gateau : tous ces concerts sont gratuits.

C’est donc avec une certaine excitation que je me suis rendu sur le site web du Printemps de Septembre pour découvrir la programmation de 2006. Je n’ai pas encore rempli mon agenda mais j’y ai déjà repéré deux ciné-concerts que je ne compte pas rater. Si le concept n’a rien de révolutionnaire, le résultat est toujours exceptionnel. Pour mon premier ciné-concert en 2003, Cinematic Orchestra avait offert au public de Marsatac (dont je faisais partie) une réorchestration grandiose du “Man with a movie camera” de 1929. En 2004, le trio nlf3 avait sonorisé le chef-d’oeuvre inachevé “¡Que viva Mexico !” (1932) jusqu’à m’en couper le souffle (si vous avez l’occasion, allez voir cet ovni sur la révolution mexicaine de 1910). Cette année, “Le vent” (1927) et “Choeur de Tokyo” (1931) seront respectivement mis en musique les 22 et 23 septembre.

Je passe la longue liste d’expositions et performances (j’aurai tout le temps de potasser le programme complet ce week-end) pour aller à l’essentiel de cette édition 2006 puisque la Mouv’ Party accueillera cette année Fusion, Soulwax Nite Versions et 2manydjs. J’ai l’air calme comme ça, mais en fait je saute partout ! Je ne connais pas Fusion et j’ai été déçu par 2manydjs en live à Benicàssim, par contre je jubile à l’idée de vivre en live Soulwax Nite Version aka le meilleur album électro 2005 (non non, je suis désolé mais LCD Soundsystem c’était en 2004 et le “Silent Alarm” de Bloc Party joue dans la catégorie rock !). Même si on n’est jamais à l’abri d’une déception scénique (cf. 2manydjs justement), je prendrai volontiers le risque de m’y rendre. So, see you there ! (pour les non-toulousains intéressés, y a de la place au penthouse 🙂

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