MySpace sucks, not Daft South Punk Park & Institubes in Toulouse blogue-t’il ?

C’est vraiment très intéressant.

Le paris carnet du pauvre du provincial en est déjà à sa deuxième édition. Ce Blog sur Garonne aura lieu mardi prochain au Classico. J’y ai passé toute la semaine à boire des bières donc ça ne me changera pas trop. Je n’étais pas dispo pour la première édition donc je vais me rattraper la semaine prochaine. Et puis comme je n’y ai vu aucun pédéblogueur toulousain, je vais aller réparer cette erreur.

Grace au talent en communications des organisateurs de soirées toulousaines, je viens tout juste d’apprendre1 qu’Insitubes organise une nouvelle soirée à l’Ambassade demain. Au programme les excellents Tacteel2, Das Glow et Bobmo. Le site myspace de l’Ambassade en parle juste dans les commentaires. Je suis sorti toute la semaine et je n’ai même pas vu un seul flyer ou affiche à ce sujet. Bravo les gars. En même temps ils s’en foutent parce ce sera forcément bondé paske c’est trop cool d’aller là-bas et d’attendre 45 minutes pour rentrer. M’en fous, je serais pas là, vous me raconterez.

Je pourrais profiter de ce post pour cracher toute ma haine sur MySpace. Évidemment je suis bien obligé de l’utiliser parce que MySpace est devenu incontournable pour ceux qui aiment la musique. Mais bon, soyons honnête, MySpace est laid, très laid. La notion d’ergonomie y est inexistante. Les pages mettent 3 heures à se charger en entier, même sur mon nouveau PC dernier cri et sa connexion très très haut débit. Les putains de plugins flashs qui lancent automatiquement musiques, photos et videos sont insupportables. Les commentaires n’ont aucun intérêt et se limitent à une lamentables traduction française du « Thank you for the add » par « Merci pour l’add »… Merci les gars pour cette traduction digne des plus beaux spams. Comme disait je-ne-sais-plus-qui, MySpace est aussi excitant qu’une chambre d’adolescent.

Le blog Kidz by Colette propose une vidéo plus la version intégrale en audio du live de Daft Punk au Coachella festival l’année dernière. Après avoir attendu 3 plombes, j’obtiens un fichier qui est rigoureusement identique au live de Summercase. Où est l’arnaque ?3

Bordel de merde, il faut que j’arrête de mater les épisodes de South Park que GameOne diffuse tous les soirs. Ça ne m’aide vraiment pas à être moins vulgaire.

[1] Merci David.
[2] Tacteel, génial producteur de TTC… Tient, ça faisait longtemps que j’avais pas parlé de TTC…
[3] Sam, une idée ?

Un surfer dans mes toilettes

J’ai l’habitude des petits supermarchés. Lorsque je débarque dans un hyper, je suis comme un gamin au milieu d’un magasin de jouets, j’hallucine devant la quantité de produits. Le choix c’est pas mal, c’est pratique quand on a des goûts de luxe comme les miens. Je peux ainsi prendre le cheesecake aux fruits rouges de mamie nova (celui qu’ils n’ont pas au monoprix), le soja bio au calcium de carrefour (qu’il n’ont forcément pas à casino) et les petits déjeuners de LU aux céréales (ceux que j’ai un mal fou à trouver, avec 70% de céréales dedans). Mais, la récente et hallucinante multiplication des formats et déclinaison des gammes a donné à chaque rayon des tailles assez inattendues, même les sections les plus insignifiantes comme celle des produits d’entretien…

Prenez par exemple le rayon des blocs WC. Bon, avant c’était simple, il fallait choisir entre le bloc bleu qui rend l’eau.. bleue et le bloc parfumé pin des landes ou senteur florale. Et bien tout cela est terminé. Au même titre que le coca1, il faut maintenant choisir le format (rechargeable ou pas), le type de produit (gel, bloc ou liquide), le parfum (autant de choix que chez le parfumeur), l’action (détartrant, nettoyant, “javelisant”, désinfectant…) et enfin la forme (carré, rond, en boule, en longueur…) Alors, lorsque la célèbre maison de design italien Alessi s’attaque aux blocs WC, je n’hésite pas une seconde et jette mon dévolu sur un produit qui sort de l’ordinaire et assure trop dans [les chiottes de] mon appart. Ouais c’est débile, n’empêche que j’ai fait mes courses à carrefour en 20 minutes ce qui relève de l’exploit pour moi. La prochaine fois, nous verrons le cas du sopalin (super, extra, ultra ou méga absorbant ?) Bonne journée.

[1] Alors coca classic, light, zero, sans caféine, light sans caféine, lemon, light lemon, light lime, light saguine, vanilla, cherry, blak ou blak corsé ?

Les stars pètent les plombs

Peu importe le résultat des présidentielles, je suis excité comme un gamin en attendant le 7 mai, d’ici là on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, comme se prendre une énorme crise de fou rire devant un extrait du concert privé de Björk la semaine dernière à Paris.

Via le blog de Trax

Coming out

[après 3 heures de discussion passionnée]

– Lui : Alors finalement je pense que tout le monde est homophobe, à des degrés certes divers. Même les homos ; il n’y a qu’à voir entre ceux qui n’aiment pas les “folles” et les drag-queens et ceux qui se cachent tout en tenant un discours comme quoi ils n’ont jamais été victime d’homophobie…
– Moi : Je me rends malheureusement compte à quel point ce que tu dis est vrai tant j’ai appris à systématiquement peser mes mots avant de m’exprimer, à m’assurer que je ne poserai pas de problème ou de réaction violente. Je l’ai bien intégré et je ne le vis pas au quotidien comme un boulet que je traine. C’est juste que je ne suis moi-même qu’avec mes amis, avec ceux parmi lesquels je me sens en “sécurité”. Le reste du temps je joue le jeu et ça me fait chier.

Dansons un peu en attendant l’été

Allez, je me fais plaisir avec dans le désordre, Daft Punk en juin, LCD Soundsystem le week-end prochain et l’incroyable affiche du festival Garorock avec !!! ou ce que New York a fait de mieux depuis le cosmopolitan, Adam Kesher ou la revanche bordelaise du rock-électro anglais, Alec Empire ou le retour du son électronique allemand qui a forgé les années 90, Digitalism ou l’électro saturée pour danser jusqu’au bout de la nuit, CSS ou la revanche du rock brésilien lesbien, DJ Moule ou l’art du bootleg, Hextatic ou la poesie futuriste de Ninja Tune, Joey Starr ou l’art du rap français, Laurent Garnier ou l’homme auquel on doit tout, Nelson ou le nouveau rock français, Public Enemy ou le hip-hop politique de la côte est, Q-Bert ou l’un des meilleurs turntablist au monde, Rinocerose ou la diversité pop-rock montpelliéraine, Undergang ou l’énergie électro-punk, Vitalic ou comment faire danser 10000 personnes. Vivement Pâques !

En fait le sexe c’est nul

J’en était aux métrosexuels il y a 4 ans, aux übersexuels il y a 2 ans… À la lecture du dossier de presse “in2U”, la nouvelle fragrance de Calvin Klein, je découvre que la multinationale cible un « nouveau type générationnel chez les 15-17 ans – son cœur de cible, les technosexuels ». Bon alors là ça suffit. Qu’est-ce que c’est que ce n-ième terme marketing ? Et bien le technosexuel est un « homme, bien souvent célibataire, à l’allure d’un metrosexuel, toujours équipé des plus récentes technologies »1. Mouais… j’ai du mal à imaginer des lycéens équipés de iPhone ou du dernier nokia à 500€. Mais bon, Calvin n’a pas l’habitude de jeter l’argent par la fenêtre2 donc j’imagine que les technosexuels existent.

Quoiqu’il en soit, le machin-sexuel est un rigolo comparé à l’asexuel qui lui m’intrigue bien plus. Tout à commencé avec la gentille série canadienne Godiva’s dont un des personnages traverse une petite crise existentielle pendant quelques épisodes. Cette gentille remise en cause est principalement due à son absence, son désintérêt et surtout sa non-envie de vie sexuelle comme son co-locataire Don Juan ne manque de lui rappeler. Bref, Martin – c’est son prénom – se pose plein de questions et finit par trouver un début de réconfort auprès d’un groupe d’amis asexués. Ces jeunes gens au profil WASP ont la trentaine et mordent la vie à pleines dents au cours de sorties, restaurants, cinéma et autres promenades, mais jamais – oh grand jamais ! – ils n’ont de rapport sexuel (pas même la masturbation). En fait c’est très simple : ils n’en parlent même pas, n’y font aucune allusion. J’ai donc découvert l’asexualité devant ma télé sans cligner des yeux pendant 20 minutes.

Donc, d’après nos amis asexuels3, il semblerait que tout ait commencé par une prise de conscience du décalage entre leur désintérêt pour la sexualité face au dictat occidental du « tu trouveras le plaisir ultime dans l’acte sexuel ». Du coup, plutôt que de se prendre la tête à essayer de rentrer dans le moule, ils vivent pleinement ce qu’ils ressentent à savoir « j’aime la vie mais j’ai pas envie de baiser »… ah bon ? Non parce que d’un côté c’est vrai que je ne vois pas pourquoi est-ce qu’il faudrait que tout le monde ait une libido débordante. J’ai du mal à le concevoir mais why not ! Non en fait, je suis étonné de n’en avoir jamais entendu parler avant de découvrir ça dans une série télé relativement mainstream. Pour en arriver là (et connaissant les américains), cela veut donc dire qu’il s’agit d’un phénomène – et non plus d’un cas isolé – suffisamment vieux pour avoir été “communautarisé”, étudié, marketé, formaté, récupéré et spolié. Bon ok je n’ai pas lu Sade et je fais peut être encore l’impasse sur certaines sexualités (en l’occurrence le Marquis ne me serait pas été très utile) mais je me demande vraiment d’où sort ce truc. Bon, l’article de wikipedia n’est pas super documenté mais il y a quelques liens à éplucher.

Non mais sérieux, c’est dingue ! Peut-être même que j’ai des amis asexués et que je ne le sais même pas. Putain ça craint !

[1] D’après wikipedia et cette excellente page consacrée à l’argot gai.
[2] 30 millions de dollars en publicité rien que pour le lancement.
[3] Oui ce sont mes amis même s’ils ne partagent pas mon goût pour la chair.

Photo from wikipedia utilisée sous licence Creative Common.

Après moi le déluge

Voilà, je me casse tranquillement en week-end à la capitale et quand je reviens, mon bureau ressemble à un champ de bataille. Mon PC tout neuf va bien, merci. Par contre, la moquette fait “floutch”. Le faut plafond n’est plus, nous rappelant ainsi que nos bureaux ne sont qu’un décor “dilbertien” au milieu d’un hangar en tôle. J’aurais mieux fait de rester à Paris pour continuer mon shopping chez Colette avec Karl Lagerfeld. J’entends déjà les parisiens blasés « Évidemment que t’as croisé Karl, Paris c’est tellement people que tu n’y fais plus gaffe quand tu y vis ! » Bon je vous laisse, je vais passer la serpillère…

Oh, le joli schéma en 3D !