La petite maison dans la prairie électronique

Bon ben voilà, c’est totalement inutile et absolument pas indispensable, c’est le buzz de ces dernières 48 heures sur la francoblogosphère (ouch !) donc moi aussi j’ai ma miniville en ligne. Elle s’appelle JANECKVILLE (ouais, j’ai fait dans l’originalité paske j’suis trop un anticonformiste) et elle grandit à chaque fois que vous allez la visiter (un clic max par jour et par personne). Bref, c’est un Simcity-like (sauf qu’il n’y a rien à faire) dont le look 3D isométrique me rendrait presque nostalgique de l’Atari 520ST.

Bon week-end et rdv aux siestes électroniques pour glander dans l’herbe samedi et dimanche après-midi voire danser comme un malade samedi soir avec Superpitcher et Para One. Ouais, ouais, Youpi ! Vous avez bien lu, Para One remplace Isolée à la dernière minute car le pauvre garçon s’est blessé la cheville en faisant du funboard en mer du nord (ça fait rêver) et je serais presque tenté de dire « tant mieux » mais je ne suis pas comme ça vous savez. Bon rétablissement.

De la modernitude (1/3)

Le choc sur la rocade ce matin : les panneaux lumineux géants indiquent enfin le temps de parcours jusqu’aux prochaines sorties. La Porte d’Orléans est encore loin mais Portet n’est qu’à 3 minutes d’après les énormes LED oranges.

(Bon là j’ai pas de photo parce que je conduisais et j’ai été pris de cours.)

Il y a quelques mois, j’avais déjà bloqué sur les nouveaux portiques du métro qui disposent maintenant d’une petite surface qui n’est pas sans rappeler la zone où l’on passe son Navigo parisien. À J-2 de l’ouverture de la ligne B, l’information a été confirmée par les nombreuses affiches vantant les méritent de la nouvelle carte à puce contactless toulousaine.

Entre temps, les nouveaux distributeurs de tickets ont pris un sacré coup de jeune. Un peu comme si l’on troquait son Amstrad pour un iMac, le design en moins.

Avant : Bouhhhh, c’est moche et c’est écrit en vert sur fond noir. La navigation se fait au pavé numérique, le top de l’ergonomie…

Après : Ouah ! Y a un rouleau de défilement avec de gros boutons rouges et verts. L’interface a pris des couleurs mais le bleu sur fond jaune pisse reste d’un goût douteux…

En attendant le tramway pour 2010, une chose est sûre, les entrées du nouveau métro seront bien gardées…

On dormira quand on sera mort

Après une semaine passée sous le signe de l’apéro tous les soirs + couché à pas d’heure, il fallait bien profiter du week-end pour se reposer… Sauf qu’il faisait bien chaud et qu’on avait pas vu ça depuis un bail. Et puis B. était en mode célibataire, L. était descendu de sa Normandie, M. ne travaillait pas le soir et F&S étaient bien motivés pour nous accueillir dans leur magnifique demeure. En plus, c’était le week-end de la Saint Jean (bonne fête à moi) et donc la semaine où les journées sont les plus longues. Que d’excuses (comme s’il en fallait…) pour ne pas bloquer comme 10 millions de français devant les abrutis du loft de Patrick Lelay Laurent Solly (rahhh, les habitudes…)

Ouverture des festivités avec un barbecue et une discussion nimportenawak qui alternait entre musique et cul. Démonstration : « Donnez-moi un DJ mauritanien pour la soirée », « Toutes les bites que je suce sentent la crevette/javel », « Je n’écoute pas de Dance moi, chéri », « Elle a fini lesbienne quand elle est devenue sénile avec Alzheimer », « FG underground, c’est underground pour les gens qui écoutent NRJ », « La partouze dans la péniche sur la Seine, j’ai beaucoup aimé ». J’avais prévenu. Direction la pelouse qui fête actuellement ses 10 ans. Le lieu s’est nettement amélioré depuis ses débuts underground, voire roots. Malheureusement, il a fallu quitter le jardin à 2h pour éviter de « déranger les voisins » dixit un serveur. Même à l’autre bout de la ville, on ne peut pas faire la fête, bordel ! Bilan, tout le monde dans une grande pièce enfumée avec une musique « qui ne décolle pas » comme j’aime à dire dans ce genre de situation. Donc pas de jardin + trop de clopes + musique chiante = on se casse tout de suite.

Preuve supplémentaire – s’il en fallait – que les homos ne produisent plus grand chose de novateur depuis 10 ans, j’ai trouvé mon bonheur à l’Ambassade, nouveau lieu de perdition de la jeunesse en Vans à carreaux + jeans slim + t-shirt fluos + casquettes 59FIFTY cachant difficilement 10 kilos de cheveux. J’attendais beaucoup de Kavinsky suite à son excellent mais trop court set en première partie de Daft Punk à Bercy. Je n’ai pas été déçu : l’ambiance était explosive tout comme le son pourri ultra-saturé des enceintes (un problème technique apparemment). Je ne vais pas m’étaler sur les talents du jeune homme, mais suffisamment pour dire que j’ai adoré tout ce qu’il a joué (même le Rage Against The Machine). Le mot de la fin pour F. qui, très sérieusement, m’a lancé un « mais tu bois vraiment comme un polonais » à l’heure où le soleil allait se lever. J’ai commandé une autre vodka. CQFD.

Illustration scannée sur un prospectus distribué dans les bars par Moët Hennessy Diageo.

Faites de la musique (mais pas trop fort)

D’aussi loin que l’on se souvienne, la Fête de la musique a toujours rimé avec biture et flonflons. Un cocktail toxique [de] soirée zouk des voisins, apprentis Kurt Cobain (dans le meilleur des cas) et étudiants bourrés au kalimucho.

Je pondrais bien un papier de 10000 mots pour parler du concert de Daft Punk mais comme je suis encore méchamment perché par cet incroyable opéra électro, je n’arrive pas à écrire quelques chose qui ne ressemble pas à un trip de Syd Barrett sous acide (sic !)

Heureusement, la descente est assurée ce soir avec la fête de la musique et son cortège de bouses musicales. Je vais donc passer au pognon-drive pour retirer 65000 $ et m’offrir un joli casque dans l’espoir d’avoir une vision différentes des rues dégoulinantes de monde.

Et merci Gavacho pour ces 17 minutes exceptionnelles du concert que je regarde en boucle depuis hier. À quand le DVD ?

Citation in newsletter Télérama du 20 juin 2007 & Article Daft Punk in The Daily Swarm via Engadget

Mullet forever

C’est marrant, les années 80 font un retour en force (depuis 2 ans déjà, quelle fatigue…) mais on nous a épargné la mullet au profit des horribles jeans slim. Tel un vétéran, je me dis que ce n’était vraiment pas la peine de se prendre 20 ans dans la gueule si c’est pour revoir les mêmes horreurs qu’à l’époque où j’entrais au collège. Comme quoi les ados, forts de leur capacité à créer des normes qu’ils rejettent ont tout de même un peu de bon goût. Je ne dis pas ça pour les ballerines des demoiselles (ça en devient insupportable) et encore moins pour les sacs à pommes qui n’existent pas (dédicace pour Marge & Mariette)

Photo trouvée par terre au Mirail

Terrasse collection été 2007

J’ai beau régulièrement ajouter des plantes sur la terrasse, elle me semble toujours aussi vide. En attendant d’aller me ruiner chez Jardipays, merci à ma caviste et à mika pour leurs dons. Alors bienvenue au bananier, aux œillets et à tous ces trucs dont je n’ai pas retenu les noms. (Clic pour zoomer sur le panorama)