Declare Independance en vrai

Pas encore acheté ma trousse et mon nouveau cartable alors que la rentrée approche. L’été se termine avec de vraies températures estivales et c’est tant mieux parce que je ne me voyais pas écouter Björk dans les mêmes conditions que les parisiens sous la flotte à Rock en Seine ce week-end – déjà fait il y a 2 ans et j’suis pas fan de boue. Jeudi donc, la délicieuse islandaise dont je ne me lasse pas depuis bientôt 15 ans (ouch !) remplissait les arènes de Nîmes.

La première partie sentait bon le coup de cœur avec M.I.A que je croyais ne pas connaître jusqu’à ce que le tube “Boyz” enflamme le public un brin rétissant. La nuit tombée, le concert a commencé avec le morceau “Brennið Þið Vitar” et ses lettres bizarres comme j’aime (et je ne parle même pas de la prononciation). Les 90 minutes suivantes étaient un ravissement pour les oreilles et les yeux. La quadragénaire a enchainé les tubes et les perles plus discrètes de ses précédents albums. J’ai ainsi pu verser ma larme sur “Unravel” et plonger dans les abîmes de la nostalgie avec “Jóga”, mais j’attendais surtout les morceaux pêchus plus adaptés à la scène. “Earth Intruders” pourtant bof en single a méchamment mis le feu (effets pyrotechniques en prime) et je-ne-sais-plus-quel-morceau a cartonné à l’aide de lasers et de bêtes miroirs au résultat superbe. L’envolée a eu lieu grâce à Mark Bell (I love you) pilotant son Jazzmutant Lemur et le jeune perché Damian Taylor aux commandes de la Reactable encore plus impressionnante en vrai. Du coup, “Hyperballad” envoyait du bois, “Pluto” déchirait (et le mix avec le “Freak” de Mark Bell/LFO n’y était pas pour rien) et je ne parle même pas du summum avec “Declare Independance” et sa pluie de paillettes argentées en guise de deuxième et dernier rappel.

Ma petite déception vient du set dont les morceaux certes excellents évoluaient dans des univers très différents et s’enchainaient difficilement à mon goût. L’autre bémol vient du choix de la formation (un orchestre du Groëland déguisés en pikmins) dont les instruments à vent remplaçaient régulièrement les voix des morceaux d’origines… et moi je préfère les chœurs aux cuivres. Les bonnes surprises viennent de Björk herself. Elle a craché son énergie jusqu’au bout, a largement amélioré son accent français (il faut dire qu’elle partait de loin), a sollicité le public pour chanter sur “Hyperballad”. Et même qu’on a tous chanté “Joyeux anniversaire” à Brynja (un pikmin rouge, celui qui résiste au feu).

Pour – ma médiocre – mémoire, la playlist donc : Brennið Þið Vitar, Innocence, Hunter, Unravel, Hope, Jóga, The Pleasure Is All Mine, Hidden Place, Pagan Poetry, Earth Intruders, Army Of Me, I Miss You, Vökuró, Wanderlust, Hyperballad, Pluto, Oceania (rappel) & Declare Independence (rappel). Et parce qu’on m’a posé la question et que j’étais incapable d’y répondre, oui j’ai vu 5 fois Björk en concert : le 11 octobre 1995 au Zénith à Paris, le 10 novembre 1997 à la Mutualité, le 9 août 1998 à Benicassim, le 13 juin 2003 au Sonar de Barcelone et le 23 août 2007 aux arènes de Nîmes. C’est aussi ça être un vieux con.

Pics by PommeGranny from bjork.com. MàJ concernant le Jazzmutant Lemur via Télérama

I feel creative

1. Motion Graphics. Toutes les images dont je rêvais étant gamin sont maintenant réalisables moyennant du matos, de la patience et beaucoup de talent. Via les excellents Computerlove et Artskills, je me délecte quotidiennement de vidéos plus bandantes les unes que les autres.

2. One More Time ! Y a pas à dire, les téléphones portables en 2007 c’est vraiment de la merde pour faire des vidéos. Heureusement il y a des pros qui filment ici et . En attendant le DVD et l’alléchant projet du grand frère de Michel Gondry… (Via)

3. Photoshop Power ! Quand je vois la démo du Seam Carving for Content-Aware Image Resizing, je ne sais pas très bien si c’est ma passion pour les arts graphiques ou mon côté gros polar1 en traitement de l’image qui prend le dessus.

4. Tetris Dance ! Je pourrais parler pendant des heures2 du Kubik de Barcelone parce que c’est la première fois que je tombe amoureux d’une boite de nuit. Les palettes/cubes lumineux “délimitent” un espace bar en rose et un dancefloor en vert à 5 mètres de l’eau. Ce concept berlinois très simple et pas cher est absolument génial et en plus il parait même que c’est écolo. Il ne manque plus qu’un son un peu moins allemand et on pourra danser jusqu’au bout de la nuit. Plus d’infos chez Inhabitat qui y était aussi.

[1] On va pas s’enflammer non plus hein, c’est la seule matière où je cartonnais à l’école…
[2] Les mauvaises langues diront « rien de nouveau » !

Ça tourne au penthouse été 2007

Ça commence avec l’excellent My Piano qui résume tout le talent de Hot Chip en un seul morceau. Puis Vega 4 défend un son improbable entre tendance revival new wave et club. Let’s make love comme le dit CSS parce que ça fait longtemps que je le dis et en plus, là il y a des vrais nuggets de Chick on speed dedans. Et puis les Klaxons qui, bien que décevant en live, ont vraiment pondu des morceaux qui font le bonheur des meilleurs remixeurs de la planète. J’aime bien l’art et ce morceau de datA m’a fait exploser de rire à la première écoute. À la longue, les Basement Jaxx sont fatigants, mais ils ont toujours des pépites comme seuls les anglais savent faire. On enchaine avec Nôze et un bon morceau n’importe quoi parce que c’est l’été et qu’on aime bien danser sur des paroles débiles. L’increvable Pogo de Digitalism tourne toujours autant et ce remix n’y est pas pour rien. Encore plus à l’est, l’auto-proclamée Princess Superstar revient avec son prétentieux Perfect, un régal. Et puis Simian Mobile Disco remixe Björk permettant ainsi à la petite islandaise de revenir sur les meilleurs dancefloors. Retour en France avec le Travailler de TTC, hymne au capitalisme, ou pas. On approche de la fin avec Dan Le Sac vs Scroobius Pip, nouvelle perle de Lex Records puis on amorce la descente avec The Whitest Boy Alive de la maison Kitsuné qui se conclue par un petit morceaux caché.

Hop, un clic sur la pochette pour écouter tout ça grâce au super player mp3 de Kek.

Gay Adult Swim

Rick est philippin et vie avec son petit ami Steve dans la banlieue chic de West Lahunga Beach. Leur faut-il un troisième homme pour remettre un peu de piment dans leur vie de couple ? Dana et Kirsten veulent un enfant mais elles cherchent désespérément un donneur de sperme. Séropositif, handicapé et shooté aux pilules, Chuck sort avec le jeune Evan, qui pourrait être son fils.

Ca pourrait être du “Queer as Folk”, mais en fait c’est plutôt du “Adult Swim”. Diffusée sur la chaîne américaine Logo (PinkTV peut en prendre de la graine !), Steve & Rick est une nouvelle série animée où les personnages, mi-lego mi-playmobil, stigmatisent les clichés homos pour mieux rire d’eux-mêmes, un régal !

Source : GuiM

fluokids

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Ça sentait bon les vacances mais c’était juste un week-end de juillet ensoleillé à Toulouse. Tel un parisien qui passe le périph, la soirée de vendredi sentait la campagne. Eddy Crampes and the no moustache orchestra en incroyables poseurs d’ambiance avec voix bandantes, ukulele et xylophone. La classe ! Même qu’après j’ai dansé toute la nuit, le lendemain aussi parce que j’aime bien Technotronic mixé avec Simian1 et ce super remix ultra-inédit de Depeche Mode aussi2. Alors maintenant qu’on est des fluo kids, on va pouvoir passer à autre chose3… Ouais mais quoi ? Deux ans que Pharrell et ses potes fluos remplissent mon iPod de bon son qu’envoie du bois et auquel tout le monde adhère de Los Angeles à Sidney, de Paris à Tokyo, de mon autoradio à ma terrasse. Ok, c’est la re-french touch, le rock is dead again, on a mis le cuir noir au placard pour sortir les vans à carreaux noirs et lacets acidulés. On range les Sex Pistols et on réécoute Dr Alban en boucle parce que c’est aussi ça la droite décomplexée : tout est bon dans le cochon ! À écouter Busy P et Miss Colette – auto-proclamés couple le plus cool de Paris d’après WAD – la tendance est toujours au n’importe quoi bariolé… et question son ça donnera quoi ? Comme l’année dernière, tout se termine par un merci et bon anniversaire Electrosexual. Ceci était un post name-dropping dans lequel j’ai oublié de caser un papier à la technikrout sur Benicassim (merci anelore) où je n’étais pas pour cause de sevrage post-Summercase et une remarque pertinente (merci gawoul) sur le dernier cru du magazine susnommé à lire comme d’had, juste pour le grand écart entre nawak et torchons jubilatoires.

[1] Un peu facile cet enchainement mais tellement bon.
[2] Ouais, t’assure Gérome 🙂
[3] Dixit Electrosexual.