Compte à rebours

Et bien si, Monsieur iTunes, j’ai eu la chance d’être à Bercy alors ce n’est vraiment pas la peine de me faire saliver avec vos offres alléchantes. Et puis je suis déjà assez impatient comme ça !

En attendant le 19 novembre, le clip d’Olivier Gondry (le frère de Michel) est déjà sur le net.

Oui le lien iTunes “Plus d’infos” ne fonctionne pas mais les acheteurs compulsifs savent où aller.

Mon collègue roumain

  • Moi : Et t’écoutes quoi comme musique ?
  • Lui : Oh un peu de tout. Du hip-hop roumain, Mireille Mathieu et Ramstein.
  • Moi : …

Donc après quelques recherches sur la toile, j’apprends que Paraziţii est le plus grand groupe de Hip-hop en Roumanie. Chantant en anglais ou en roumain, leur style est bien sympathique, à mi-chemin entre Cypress Hill et Emir Kusturica – What a cliché – BTW Emir is Serbian, not Romanian – I know… À voir sur vousTube et MotionQuotidienne.

You know Classic Mac OS ?

La sortie de Mac OS X 10.5 est un micro-événement dans la communauté Mac. Les 300 nouveautés annoncées par Apple font oublier que cette nouvelle version signe la mort de Mac OS Classic, soit un pan entier de l’histoire du Mac avec le Système 6, 7, 8 puis 9. Apple a publié un laconique avis de décès sous forme de FAQ alors que je vois défiler plus de 10 années passées devant mon écran à observer le Happy Mac au démarrage, râler face au faux multi-tâche qui bloquait facilement toutes les applications, s’amuser de la seule alerte au virus qu’il m’ait été donné de voir sur Mac, ajuster manuellement la mémoire virtuelle, s’extasier devant les petits freewares accompagnant le cd-rom mensuel de SVM Mac… Bref, Mac OS Classic, c’est un peu la découverte de l’informatique telle qu’on la connaît aujourd’hui, mais avant que nos ordinateur ne soient des bêtes de courses shootées aux hormones et connectées en haut débit 24h/24. Je ne suis pas nostalgique et pourtant j’en verserais presque ma larme.

Sinon, si vous en avez marre de tant de futilité, vous pouvez aussi aller lire le dernier post de mzungudollar

La danse des canards (en mieux)

« Hello boys and girls. My name is FatLip [un des gars des Pharcyde], and this is my friend, Sammy the Salmon [Tout le monde a le droit d’avoir un ami imaginaire, bon là c’est un saumon]. Today we’re gonna teach you some fun facts about salmon in a brand new dance. »

La suite on la connaît, il s’agit de l’excellent « Salmon Dance » des Chemical Brothers extrait du dernier album. Et puisque la mode est au remixes (ça c’est pas nouveau) et surtout aux réseaux sociaux (où comment créer du pseudo-contenu grâce aux millions d’internautes), les anglais avaient demandé aux utilisateurs de myspacesucks d’envoyer leur remix. Le résultat est en ligne depuis aujourd’hui et y a du bon (et du moins bon aussi). Donc si vous avez un peu de temps à perdre…

Enfin ne nous leurrons pas, de ce que j’ai entendu le meilleur reste clairement le Hervé Remix.

Play It Again Sam

Cette rentrée musicale 2007 n’aura pas été un très bon cru. La traditionnelle déferlante n’a pas eu lieu et c’est tant mieux car point d’indigestion cette année. Mais faute de quantité, la qualité aura-t’elle été au rendez-vous ? Pas vraiment à mon humble avis puisque pas grand chose n’a émergé du lot.

Je dis « bof » pour le nouvel album de Modeselektor qui m’enthousiasme beaucoup moins que l’excellent premier opus1. Même le morceau « 2000007 » featuring TTC n’arrive pas vraiment à la cheville de leurs traditionnelles collaborations. Bof aussi pour le premier album « Oi Oi Oi » de Boys Noize. Encore des allemands, certes, mais malgré la comparaison facile, rien à voir avec le talent d’un Digitalism dont l’album est bien parti pour finir dans mon top 3 de l’année. Autant les remix de Boys Noize dépotent, autant l’album déçoit2 Côté français, l’album live du génial Vitalic est à la hauteur de ses prestations scéniques même si la production est aussi fausse qu’un live de Madonna est improvisé. Mon petit bonheur de la rentrée vient de Bretagne avec Yelle dont l’album à mi-chemin entre Lio et Para One3 est plutôt agréable. De la gentille musique débile qui colle la patate et donne envie de sourire aux gens ; aux antipode de la franco-française pop dépressive4

L’actualité s’active puisque Roisin Murphy revient avec un nouvel album sympathique à la première écoute. Les anglais d’Underworld, vétérans du Big Beat, sont également là. Le prochain DJ-KICKS sera l’oeuvre de Booka Shade5 et c’est tant mieux. On se consolera peut-être avec le In Rainbows de Radiohead, le premier album des australiens déjantés de Muscles, le nouvel album de Chloé, etc. Bref, laissez-moi écouter tout ça (et faites moi découvrir des trucs aussi) et la compil de l’automne arrivera dans quelques semaines si tout va bien.

Comment pourrais-je oublier le très attendu live de Daft Punk enregistré à Bercy 10 ans après Alive 97. Et au fait, oui, il y a plus qu’un simple iPod dans la pyramide des Daft Punk…

2

Image : MixMag Aout 2007 via KidzByColette

[1] Mais il ne faut jamais se fier à la seule première écoute…
[2] Content de voir que Pardon My Freedom pense la même chose.
[3] Il faut d’ailleurs que j’écoute la BO de Naissance des Pieuvres par Para One.
[4] À ce propos, cette semaine, Mano Solo puis Miossec et enfin Benjamin Biolay en concert à Toulouse. Gawoul, fait moi signe si t’as besoin d’une balle !
[5] Source : Music for Robots.

PS : Merci WazWaz pour le mix de vendredi soir même si tu mérites vraiment mieux comme salle. See you au Moog 🙂

Can you repeat please ?

Je ne sais pourquoi mais lorsque je rencontre un étranger qui ne maitrise pas la langue de Molière (c’est juste pour faire genre “je suis journaliste”), j’adapte automatiquement mon langage. Je ralentis, j’articule et je m’efforce de ne pas utiliser de mots trop compliqués. Je ne prends pas les étrangers pour des cons, bien au contraire, c’est plus par respect et par soucis de bien communiquer. Il me semble que beaucoup de gens font ça, parfois un peu à l’excès. Il n’y a qu’à voir ma grand-mère parler à un anglais, on dirait qu’elle le prend pour un débile, sourd en plus… L’exception qui confirme la règle se trouve de l’autre côté de l’atlantique. Faites le test avec un collègue américain, un autochtone lors d’un voyage chez l’oncle Sam ou bien un surfer californien rencontré au détour d’une soirée arrosée sur la plage. Donc il/elle vous parle et là vous ne comprenez pas très bien donc cous répondez « Excuse me ? » ou « Sorry ? » Et bien il y a 9 chances sur 10 que la personne vous répète exactement la même phrase, avec les mêmes mots et le même accent. Ça en devient vite insupportable…

Bonjour, c’est pour un sondage

You scored as Straight Acting, Heya your on the straight and narrow but still enjoy a good cute guy with a pint of beer.

Straight Acting

80%

The all-round cute gay guy

60%

A Big Bear

60%

Straight Queer Basher

20%

S + M guy

20%

Straight

20%

Raging Queer

10%

Tout ça parce que j’ai mis une chemise de bucheron canadien aujourd’hui…

Source : What type of Gay are YOU ? sur QuizFarm.com via William Sauron

Des ampoules et des hommes

Quand j’étais gamin, j’ai fait chier mes parents pour coller des lampes halogènes dans toute la maison parce que ça éclairait super bien et que c’était la classe. Ça consommait 500W mais c’était les années 80 et le fric c’était chic. Pendant ce temps là, je jouais avec des tubes fluorescent1 que je collais dans un coin de ma chambre parce que ça faisait « indus’ ». Dans les années 90, je leur ai installé des basses tensions dans toutes les pièces parce que c’était écologique et tout petit… mais très chaud. Depuis quelques années, je leur vends les CFL (Compact fluorescent lamp ou lampe fluorescente) mais pas trop non plus car je ne suis pas fan de la lumière que ça génère et puis j’aimerais bien connaître le bilan écologique global de ces ampoules bourrées d’électronique made in China. Heureusement, les LED (Light Emitting Diode ou Diode électroluminescente) avec lesquelles je m’amusais tant étant petit arrivent à maturité2 et je peux enfin en mettre partout chez moi. C’est minuscule, multicolore, économique et écologique3. Donc en plus de me faire plaisir, j’éclaire tout mon appart pour moins de 100W. Qui dit mieux ?

Blog Action Day

[1] Des néons comme on dit, mais c’est un abus de langage.
[2] Dans quelques années on en rira mais disons que c’est déjà 100 fois mieux qu’il y a 10 ans au niveau prix, performance et éclairage.
[3] Quoique non recyclable…

Je peux pas rentrer (ou sortir)

Lundi dernier, opération de guerilla marketing pour l’Association des Paralysés de France (APF) dont les membres s’étaient réveillés de bonne heure pour prendre possession du centre-ville. Personne ne pouvait passer à côté des nombreux panneaux en forme de fauteuils roulants verts, oranges et rouges. En tout cas je l’espère car, comme j’aime à le rappeler, l’accessibilité est un problème universel qui ne résume pas aux personnes à mobilité réduite. Ce qui fait la joie des skaters pourrit la vie des handicapés certes, mais aussi des poussettes, des vieux et puis de tous ceux qui se sont déjà cassé une jambe ou vautré sur un trottoir à cause d’une petite marche qui n’avait rien à faire là.

Idem dans le domaine de l’internet où le terme accessibilité concerne l’accès des sites web aux aveugles, aux mal-voyants, aux sourds… mais pas seulement. Pour citer Tim Berners-Lee, co-inventeur du Web, il s’agit de « Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales. »1

Pourtant, le discours classique du client se résume à « On n’a pas de client handicapé ou alors moins de 0,01% donc rien à foutre ». En plus de lui expliquer que c’est un connard, on pourra rétorquer au client que rendre un site accessible, c’est s’assurer qu’il sera bien conçu pour TOUT le monde, qu’il soit handicapé ou jeune loup, qu’il surfe sur son Plasma de 50 pouces ou sur son téléphone mais c’est également suivre un process qualité, séparer le contenu de la mise en page, structurer l’information et respecter les standards2. Au final, on gagne du temps et de l’argent parce que les choses sont bien faites donc plus faciles à maintenir et faire évoluer. Si le client est vraiment con, contentez-vous de l’argument financier, il comprend très bien ce genre de chose.

Bilan de l’opération de l’APF : mon quartier est globalement en vert mais quels points noirs rouges sont à relever du côté des plots qui pourrissent également la vie des piétons et cyclistes depuis un bon moment… CQFD.

[1] Source : Wikipedia.
[2] Ce qui n’est pas vraiment le cas de mon site me direz-vous… Oui mais je m’en suis déjà expliqué, ce qui n’excuse rien.