Vélôôô

Depuis le 16 novembre, Toulouse a donc son « Vélib », que dis-je, son « VélôToulouse ». Je ne m’étalerai pas sur le concept que je trouve à priori excellent (je n’ai pas encore eu l’occasion de l’essayer) car ce qui m’intéresse ici c’est le travail, à nouveau formidable, des créatifs qui ont pondu ce nom, VélôToulouse.

Nous avons donc ici un nom trop long, pas facile à prononcer, pas exportable et donc pas utilisable au quotidien. Les toulousains apprécieront le n-ième hommage à Nougaro qui a toujours rêvé d’avoir des vélos à son nom, c’est bien connu. Au final, je pensais voir ce mot-valise rapidement disparaitre au profit de son homologue parisien – et puis c’est toujours tellement chic de faire une référence à la Capitale – mais c’était sans compter sur le service communication de la ville qui exploite à fond le « ô » pour le décliner sous toutes ses formes à travers de superbes affiches « AbÔnnez-vous » et s’assurer que VélôToulouse rentrera dans notre vocabulaire.

Quels que soient les désirs de la municipalité (ou de JCDecaux qui fournit toute l’infrastructure), soyons honnêtes et acceptons le fait que non, personne ne dira jamais « T’es venu à pieds ? Non, je suis venu en VélôToulouse. » Alors ne cherchons plus, la solution est là, devant nous. Paris peut bien garder son Vélib et Barcelone son BiCiNg, il suffit de contracter cet odieux VélôToulouse pour obtenir le mot qui, je l’espère, s’imposera à tous : Vélouse. Alors je vous fais confiance, soyez les ambassadeurs de la ville rose et répandez la bonne parole : « T’es venu à pieds ? Non, j’ai pris un Vélouse. » Ça c’est la classe !

Merci à Big pour le sujet. Photo de Toulouse par Alx utilisée sous licence Creative Commons.

Destroy your tv

J’ai enfin trouvé une bonne raison de regarder NRJ12 : Futurama en HD, yeah !

Ce soir sur TF1, un téléfilm français adapté d’un roman de Patrick Poivre d’Arvor…

TF1 toujours, Bataille et Fontaine en gentils gardiens du bon goût, à voir sur Webjunkie.

Photo par nrtphotos utilisée sous licence Creative Commons.

Combien de bises ?

Back to France. Il fait (très) froid, les automobilistes conduisent vite et mal, les caissières sont désagréables, Nico est toujours président, les gens se plaignent… Mais putain, quel plaisir de rentrer dans un pays avec de la diversité culinaire (exit le tex-mex, les burgers et autres fast food), une vraie vie sociale (oh, des amis !), des déplacements à pieds/vélo/métro (on n’est pas obligé de prendre sa voiture), des occupations multiples (il y a une vie après le shopping) et le confort d’un vrai pays industrialisé (des routes en bon état, un téléphone qui marche, un réseau électrique qui ne coupe pas, du haut débit pas cher…) Je pourrais poursuivre la liste un bon moment comme ça et citer le café (un expresso, pas un litre de pipi de chat), la musique (de France Bleu à Skyrock en passant par Campus, pas que du Hip-Hop/R’n’B), les fringues (du choix et des couleurs, pas que des kakis/baskets/chemisettes pourries)… Mais je vais m’arrêter là car c’est un jugement très personnel (quoique) et puis tout cela dépend sans doute de mes centres d’intérêts et surtout de la destination, car comparer New York à Paris doit bien différer d’un Dijon vs. Casper. Ne me demandez pas pourquoi c’est deux villes me sont venues à l’esprit. Sans doute parce que les ricains connaissent la moutarde de Dijon et parce que tous les français savent que Casper est une ville du Wyoming (mais si, les montagnes avec les cow-boys de bareback mountain !)

Bref, parmi les petits détails qui font la différence, j’ai évidemment calé en démarrant ma voiture (ah merde, il y a un embrayage), dit bonjour à plein de gens que je croise mais ne connais pas (ah oui c’est vrai, on ne parle pas aux inconnus) et surtout, je fais à nouveau la bise aux gens que je rencontre, 2 bises pour être précis puisqu’on est à Toulouse. Pour Noël ce sera 1 bise seulement, sauf avec les cousins d’Angoulème où ce sera 3 et les amis d’Angers où ce sera 4. Bon c’est un peu le bordel à gérer mais c’est tellement plus sympa qu’une poignée de main ou un « hug ».

Image : Strangemaps , merci o.d !

US Trip #12 – Desert Storm

Of course I won’t tell you it was raining cats and dogs as it happens once a decade here (you wouldn’t believe me anyway). This is good for such a desert area where green consciousness it not as it should be (most of US citizens fly to Phoenix to play golf…)

Now it’s time to go back home. See you there !

US Trip #12 – I ♥ Austin

Chaque voyage à Austin est un vrai plaisir. La capitale du Texas ne ressemble en rien au reste de l’état. Exit les red-neck pro-bush1 et place à l’ouverture dans un environnement post-hippie où se côtoient étudiants et businessmen. L’auto-proclamée « Live Music Capital of the World »2 possède un centre-cille animé où l’on peut se promener de bar en terrasse, de concert rock en performance arty.

Je commence à bien connaitre l’endroit et je me suis transformé en guide touristique le temps d’un week-end pour permettre à mes collègues étrangers de découvrir la ville. Introduction par un passage obligé au Starbuck’s pour faire le plein de café avec un délicieux cranberry bar bliss, puis un épuisant tour de shopping à l’Apple Store, Abercrombie & Fitch, Macy’s, Best Buy et autres lieux culturels ou l’européen se régale d’une monnaie forte où tout semble soldé à 30%. Arrêt obligé à l’intersection Lamar et 6th Street avec Whole Foods (le supermarché pour les gourmands écolos), BookPeople (la librairie pour les amoureux des livres) et Waterloo Records (LE disquaire indépendant, des Beatles à NTM). Retour au Capitol pour l’inauguration de l’arbre de Noël puis détour par 4th & 5th Street où l’on ne sait plus dans quel bar s’arrêter tant le choix est énorme. Heureusement, l’indispensable hebdo gratuit Austin Chronicle est là pour nous guider. La soirée peut commencer.

[1] Enfin bon, ils ne sont pas communistes non plus comme l’a rappelé le type de la sécurité à l’aéroport : « Vive Sarkozy » en français dans le texte…

[2] En vérité, c’est la Nouvelle Orléans qui détient la première place d’après le classement annuel « America’s Favorite Cities » de Travel + Leisure.

PS : Je ne m’en suis pas trop mal sorti pour un mec immatriculé dans l’Oklahoma.