
Depuis le 16 novembre, Toulouse a donc son « Vélib », que dis-je, son « VélôToulouse ». Je ne m’étalerai pas sur le concept que je trouve à priori excellent (je n’ai pas encore eu l’occasion de l’essayer) car ce qui m’intéresse ici c’est le travail, à nouveau formidable, des créatifs qui ont pondu ce nom, VélôToulouse.
Nous avons donc ici un nom trop long, pas facile à prononcer, pas exportable et donc pas utilisable au quotidien. Les toulousains apprécieront le n-ième hommage à Nougaro qui a toujours rêvé d’avoir des vélos à son nom, c’est bien connu. Au final, je pensais voir ce mot-valise rapidement disparaitre au profit de son homologue parisien – et puis c’est toujours tellement chic de faire une référence à la Capitale – mais c’était sans compter sur le service communication de la ville qui exploite à fond le « ô » pour le décliner sous toutes ses formes à travers de superbes affiches « AbÔnnez-vous » et s’assurer que VélôToulouse rentrera dans notre vocabulaire.
Quels que soient les désirs de la municipalité (ou de JCDecaux qui fournit toute l’infrastructure), soyons honnêtes et acceptons le fait que non, personne ne dira jamais « T’es venu à pieds ? Non, je suis venu en VélôToulouse. » Alors ne cherchons plus, la solution est là, devant nous. Paris peut bien garder son Vélib et Barcelone son BiCiNg, il suffit de contracter cet odieux VélôToulouse pour obtenir le mot qui, je l’espère, s’imposera à tous : Vélouse. Alors je vous fais confiance, soyez les ambassadeurs de la ville rose et répandez la bonne parole : « T’es venu à pieds ? Non, j’ai pris un Vélouse. » Ça c’est la classe !
Merci à Big pour le sujet. Photo de Toulouse par Alx utilisée sous licence Creative Commons.
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