
Vous ne le saviez peut être pas (Et je ne peux pas vous en vouloir vue l’ampleur de la communication faite autour de l’évènement…) mais Daedelus jouait hier soir à Toulouse. Qui ça ? Daedelus (et non Daedalus, comme Dédale en anglais), un jeune californien aux mains expertes dont le premier “vrai” album Exquisite Corpse
est sorti en 2005 chez Ninja Tune, suivi par l’enivrant Denies The Day’s Demise
un an plus tard. Sa musique est plutôt indéfinissable, quelques part entre scratch ambiant et hip-hop expérimental. Ses nombreuses collaboration ou featuring avec Prefuse 73, TTC, Busdriver, Diplo et MF Doom permettent de situer un peu mieux le jeune homme. Mais, contre toutes (mes) attentes, Daedelus n’a pas fait un live mais plutôt un mix. Pas de platines mais une matrice composée de 16×16 touches lumineuses qui ressemblait à un Tenori-On fait maison. Un objet tout con à mi-chemin entre le sampler et la table de mixage. De quoi bien bloquer pendant tout le set aux sonorités certes un peu trop cheasy, mais il nous avait prévenu. Au final, un superbe exercice qui mélangeait ses propres compositions avec du Nirvana, Portishead et Timbaland. Épatant !
Mais la véritable surprise venant de la première partie où 2 français aux looks improbables lacoste/geek ont balancé des morceaux magnifiques, destructurant à volonté des originaux un peu trop formatés. Aphex Twin et Squarepusher étaient volontiers cités en référence via des samples et autres voix enregistrées. Le concert a pourtant commencé par des sons bien planant à la M83 pour se terminer par du « triturage » de voix à la Modeselktor. Une vraie réussite pour un duo qui aurait pu voler la vedette à Daedelus si on leur avait offert plus de 30 minutes. Ah mais au fait, il y avait juste écrit « Daedelus + Guest » sur le flyer alors c’était qui ces excellents p’tits gars ? Quelqu’un sait ?
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