Y’en a un peu plus, je vous l’mets quand même ?

Nous sommes fièrement retourné au magasin pour leur faire part de leur erreur informatique. Avaient-ils confondu mes condiments avec un sac de noix de saint jacques ? J’étais prêt à cracher mon venin mais non, la machine avait raison… Le prix de l’essence ne m’inquiète pas plus que ça. Par contre, l’échalotte à 19 euros le kilo, là je commence à paniquer.

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Note pour plus tard qui n’a rien à voir. Voilà, c’est écrit sur les boites d’œufs, enfin au moins sur celle que j’ai acheté.

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Je me suis pris une crise de fou rire devant une pub TV pour du surimi. On y voit des batonnets qui nage dans la mer comme un banc de poisson. Coïncidence, ce même sujet a inspiré l’excellent Boulet.

I saw the fall of the Berlin Wall

Et j’étais planté là, dans le salon, en train d’aider mes parents à installer le tissu décoratif sur le coffrage des nouveaux volets roulants. La télévision plaquée bois diffusait des images de gens euphoriques en train de casser un mur. Ah oui, quand je vous dis que j’en ai un souvenir précis (chose rare étant donnée ma mémoire très approximative)…

C’était la révolution à la maison, pas qu’en RDA. Dans ma tête aussi, car ma vision manichéenne du monde s’effondrait (en même temps que ma catastrophique culture géo-politique, ce qui n’était pas un mal). J’étais à fond dans la guerre froide avec les super méchants (eux) et les très gentils (nous). Je ne portais guère attention aux diverses explications de mes parents ; elles rentraient par une oreille (distraite, ça n’a pas changé) pour directement ressortir par l’autre.

tshirt_80s.jpgTour ça pour dire que le petit R. (qui est plus grand que moi) et avec lequel j’ai passé un excellent concert à Nîmes, est né en 1990. Ma réaction ne s’est pas faite attendre. Coup de poignard dans le dos. J’ai soudain vu défiler les 15 premières années de ma vie et chaque image avait comme légende « ça, il n’a pas connu ». Réaction classique du trentenaire qui se fait vieux qui est réceptifs aux allusions quotidiennes des gens et des médias qui lui rappellent qu’il n’est plus jeune. Mais j’ai souri, comme si de rien n’était, parce qu’au final je ne sentais pas de différence entre lui et moi.

Pierre, feuille, plastique.

J’en parlais ce week-end alors je mets ici l’infographie du Washington Post qui expliquait l’année dernière pourquoi il vaut mieux prendre un sac plastique à la caisse plutôt qu’en papier. J’exagère un peu mais en gros c’est presque ça. Le problème est très «US centrics» et ne se pose pas chez nous où nous sommes directement passés aux sacs réutilisables. Il n’empêche que j’aime bien ce genre de débat interminable qui revient à toujours devoir prendre plus de recul (et à compiler un paquet de données) pour avoir une vision globale du merdier. Bref, cliquez sur l’image ci-dessous puis sur «zoom» pour voir ça en très grand.

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Un autre exemple récent avec le capitaine qui revenait la semaine dernière sur les LEDs et les lampes dites «à économie d’énergie». Je vais faire court car j’ai déjà écrit mon désamour pour les Lampes Fluorescentes Compactes pour ces mêmes raisons mais le gros est là avec plus de chiffres et de références (mais toujours rien sur la fabrication et le recyclage des LEDs).

D&CO métro

Il y a quelques années, la marque Domestic lançait des stickers muraux en vente chez Habitat (je dis ça mais je ne pense pas qu’ils aient inventé le concept) puis dans d’autres magasins design. Repéré par les chasseurs de tendances, il aura fallu 2 ans pour que les enseignes nationales et internationales sautent sur la poule aux oeufs d’or : on n’a rien trouvé de mieux depuis le papier peint et la peinture. Là où le concept surprenait il y a quelques temps, il s’affiche maintenant en prime time. Tant mieux (la démocratisation) et tant pis (le mauvais goût de valérie machin-truc de M6).

Heureusement, le concept n’est pas mort (Domestic continue de briller avec sa dernière collection) et s’affiche maintenant dans les rues toulousaines. L’année dernière, la nouvelle rue Alsace-Lorraine voyait des monolithes émerger du sol par lot de trois. Étranges au début, ils ont été ensuite recouverts de stickers pour promouvoir «Toulouse, capitale européene de la culture 2013» d’abord, puis l’ouverture du nouveau musée d’Histoire Naturelle. Bonne idée de mobilier urbain, mais ce n’était que le début car c’est maintenant au tour des «cubes» d’ascenseurs du métro de se parer pour l’été. Le résultat est vraiment sympa et ajoute une bonne touche de couleur entre un abri-bus noir et une station vélouse noire. Chouette boulot du toulousain Chat maigre qui en dit un peu plus sur son blog.

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Red Bull is Red Bull but they call it Le Red Bull

Après plus de vingt années d’interdiction, le 16 mai 2008 voyait la Red Bull débarquer en France. Les fêtards de l’hexagone se réjouissaient mais, très vite, c’était déjà la gueule de bois avant même d’avoir pu y mélanger la moindre goutte de vodka. Tel un Canada Dry, la Red Bull française avait tout de sa grande soeur, en apparence. Car en lisant les inquiétantes petite lignes des ingrédients, la surprise était de taille : moins de caféine, exit la taurine et le glucuronolactone. Fin des réjouissances.

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Parlons peu mais parlons bien. L’intérêt de la Red Bull, c’est son incroyable goût tagada, certes, mais surtout le mélange avec la vodka qui maltraite le corps humain à coup de «je suis saoul, mais je suis super excité». Bref, un savant mélange qui permet d’aller jusqu’au bout de la nuit dans un état second plutôt jouissif. Ouais, de la drogue quoi, mais légale.

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Le problème de la red bull française, c’est un sentiment de contrefaçon. Une arnaque négociée avec le ministère de l’Économie et des Finances qui nous permet d’acheter un pur produit de la mondialisation (quoiqu’on pourra relever ici l’incroyable histoire de la Red Bull dont toutes les canettes sont fabriquées en Autriche) mais différent des autre pays. Et puis finalement non, un dernier accord est arrivé et la vraie Red Bull sera dans nos rayons courant juillet, le temps d’écouler les derniers ersatz 100% français et bientôt collectors. Notre boite métallique devrait quand même afficher pas mal de messages d’alerte dont un superbe «ne pas mélanger avec de l’alcool»… Ah ah ah !

Peace and tranquility on earth

Les siestes électroniques 2008 – Siestes 01&02

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Les siestes un samedi après-midi, c’est un petit moment de bonheur en bord de Garonne. Après avoir zappé American Tourister sur recommandation du staff (c’est pas bien de dire des trucs comme ça !), A Mountain of One a été à la hauteur de la référence aux Pink Floyd (dixit le programme) à grands coups de sons planant, suivi de Milky Globe & Isan puis The Emperor Machine. C’est beau et tranquille. Une programmation parfaite pour glander dans l’herbe en buvant du rosé bien frais.

Le dimanche apporte un son plus soutenu pour terminer en beauté. Ouverture folk avec Damon & Naomi et de jolies balades pas très électroniques à la guitare. Dapayk & Padberg montent ensuite sur scène. La demoiselle murmure quelques paroles aux micro telle une Miss Kittin endormie sur un bon son minimal, puis le beat finit par exploser, il est l’heure d’aller danser. Cette 7ième édition se termine avec Smith n Hack sur un étonnant son plus proche du cut que du mix. Comme toujours, personne n’a envie que ça s’arrête…

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