North American Trip #14: end of story

Road & boat trip from Vancouver, BC to Seattle, WA. Mountains and water, trees and buildings, popular America and Victorian cities. Many many thanks to P&F.

All pictures by me and my IXUS. Vancouver Coal Harbor HDR picture created with Photomatix. Map by iPhoto’09 (based on GoogleMaps) and edited with Illustrator.

North American Trip #14: Business class forever

Traveling in business class gave me this horrible feeling that it’s going to be very hard to fly economic in the future. I guess this is what they expect from us: become a luxury addict. Anyway, the foie gras with spicy chutney was delicious and the wine selection was amazing. Nothing to deal with the crap grapefruit juice (supposed to be wine) they serve in economic. Holy shit, my seat becomes a 170° bed where I can sleep for real with this cute steward giving me a blanket. Ok, now I really wanna be rich, but do I have to look like all those frightening fat and ugly old business men around me?

Ça tourne au penthouse hiver 2009

Un hiver au chaud avec du bon son pour se motiver à sortir de chez soi. Dehors on va danser, lever les bras en l’air et se réchauffer parce que tu vois, il neige juste derrière cette fenêtre. Viens, je t’offre un bon café et après on ira sous la couette. J’espère que t’as ton passeport parce que demain on part loin, à côté, juste là en fait.

  1. Mise en jambe en Angleterre avec une petite intro bien cool de Mr. Scruff et son impeccable album Ninja Tuna.
    Mr. Scruff Test the Sound – extrait de l’album Ninja Tuna
  2. Direction Paris pour un extrait de la dernière compilation Kill the DJ avec Chloé aux commandes, comme d’habitude, tant mieux.
    Battant Kevin [1989] (Andrew Weatherall Stadium Dub) – extrait de la compilation On prend les mêmes et on recommence
  3. Un petit passage de l’autre côté du Rhin avec le duo Modeselektor qui a relevé le défi du remix improbable pour Björk et Antony. Je ne sais pas trop à quelles occasions se destine ce morceau alors je lui fais une place ici.
    Björk Dull Flame Of Desire (Modeselektor’s Remix For Boys) – extrait du maxi Dull Flame Of Desire
  4. Partons à Stockholm voir Lo-Fi-Fnk et un gentil titre disco-électro plus mélancolique qu’il n’y parait.
    Lo-Fi-Fnk Want U – extrait de la compilation Kitsuné Maison 6
  5. Retour en France avec Mr. Oizo qui a définitevement tué Flat Eric, sans doute au son de ce méchant titre acide.
    Mr. Oizo Positif – extrait de l’album Lambs Anger
  6. Animal Collective ne cesse de se bonifier album après album même si on ne comprend toujours rien aux paroles.
    Animal Collective Summertime Clothes – extrait de l’album Merriweather Post Pavilion
  7. Retour de ce côté de l’Atlantique via l’Angleterre où Metronomy distille une étrange pop électronique sur un premier album presque sans faute.
    Metronomy On Dancefloors – extrait de l’album Nights Out
  8. Traversons la manche jusqu’à Lyon pour écouter Agoria qui compose ici sa première musique de film pour illustrer une sombre histoire de chauffeurs transportant des tonnes de drogues dans des convois traversant l’Europe à 200km/h.
    Agoria Diva Drive – extrait de la bande original Go Fast
  9. C’est également à Lyon que l’excellent label Jarring Effects a présenté sa troisième compil gratuite dont est extrait ce morceau carré électronique, rond comme du hip-hop.
    Tony Oheix Galaxy On The Table – extrait de la compilation JFX Bits #3
  10. Retour à la capitale avec The Parachute Ending du très électro nouvel album des champions du monde de deejaying. Sommes-nous vraiment surpris d’apprendre que Justice a participé à ce morceau ?
    Birdy Nam Nam The Parachute Ending – extrait de l’album Manual for successful rioting
  11. Tel un mécène mais en plus intéressé, Nike a eu la bonne idée de passer commande d’un mix spécial running aux anglais de Simian Mobile Disco – ça change de Véronique et Davina. Extrait.
    Simian Mobile Disco Run: Nike+ Sport Music (Edit) – extrait du mix Run: Nike+ Sport Music
  12. Un petit saut en Allemagne pour écouter Beni, encore un excellent son découvert par Kitsuné.
    Beni My Love Sees You – extrait de la compilation Kitsuné Maison 6
  13. Flashback avec le duo germano-chilien de Closer Musik et le superbe Maria sur lequel j’ai enfin mis la main – depuis le temps que j’entendais Ellen Allien jouer ce titre…
    Closer Musik Maria – extrait de la compilation Nova Tunes 07
  14. De passage en Suisse, il ne faut pas rater l’hilarante reprise de Chris Isaak par Pipilotti Rist !
    Pipilotti Rist I’m A Victim Of This Song (Wicked Game)– extrait de la compilation Dirty Edits Vol. 1 – A Collection Of Dirty Classics
  15. Rentrons à Cologne pour terminer ce voyage pas franchement optimisé avec Tomorrow, un grand classique de Superpitcher.
    Superpitcher Tomorrow – extrait de la compilation The Catalogue Of Télépopmusik

Comme d’habitude, un clic sur la pochette du début pour écouter la compilation. Ça se passe sur le podcast maintenant.

Et comme d’habitude, j’ai acheté ces morceaux mais je n’ai pas le droit de les distribuer alors si ça vous plaît, courez chez votre disquaire virtuel ou pas.

Pochette réalisée par votre serviteur avec Illustrator grâce au tutorial d’Abduzeedo et complétée avec Photoshop et les brosses de MisPrinted Type.

You know the Designers Republic?

J’en chialerais presque tellement la nouvelle m’attriste : le britannique Ian Anderson a annoncé la fermeture du studio de design graphique The Designers Republic qu’il avait fondé 23 ans plus tôt. De ce presque quart de siècle d’activité, on connaît – et on retiendra – les nombreux visuels pour le label Warp Records1 et le duo Funkstörung2, mais surtout, SURTOUT, l’incroyable travail réalisé sur WipEout, le premier du nom, dont l’atmosphère entièrement créée par tDR3 n’a d’égal que l’exceptionnelle jouabilité et sensation de vitesse. J’en parlais il y a peu et je devrais cesser l’usage de superlatifs concernant ce jeu, sauf que, bien plus qu’un simple projet dans le book de tDR, WipEout illustre à merveille le style du studio anglais qui s’incrit – s’inscrivait – quelque part entre le graphisme maximum-minimaliste allemand d’après-guerre4 et le style japonais ultra moderne et faussement coloré (entre Robotech et Ghost in the Shell) pour obtenir un résultat au rationnalisme optimiste transposé dans la froideur minimaliste électro5.

Dans WipEout, tDR trace un parcours sans fin au milieu d’énormes ensembles architecturaux à la localisation improbable, le tout jonché de panneaux publicitaires titanesques. Les vaisseaux glissent aux couleurs d’écuries omni-présentes telles nos courses de voiliers, et l’on ne sait plus trop qui, de la multi-nationale ou de l’humain, tient la barre. Soucieux du moindre détail, le studio a même développé sa propre typo ostensiblement glaciale, bien en phase avec cette vision lisse d’une époque  déshumanisé6. tDR nous le dit : le futur (le présent ?) est en apparence propre et design, il est en réalité asseptisé et impersonnel. Pour le reste de son oeuvre, tDR utilise à outrance la police suisse ultra corporatiste Helvetica pour dénoncer la globalisation, un joli paradoxe que revendicait fièrement ce studio ouvertement anti-capitaliste au slogan annonciateur Work Buy Consume Die.

Souvent copiées, rarement égalées, les créations de tDR paraissent toujours originales et modernes, malgré l’explosion du dessin vectorial popularisé par Flash puis le récent retour du pixel art. Pour preuve, leurs sites web (the Designers Republic, The Peoples Bureau for Consumer Information, Pho-ku) restent d’une sobriété atemporelle exemplaire, là où beaucoup de créations semblent désuètes quelques mois seulement après leur sortie. Angry Man était leur mascotte et on la retrouve un peu partout dans leurs oeuvres, comme sur cette belle Swatch en série limitée que j’avais achetée presque innocemment en 1996 et que je porterai ces jours-ci en signe de doeuil. R.I.P Angry Man.

[1] Les sublimes visuels pour Aphex Twin (Aphex avec un corps de bimbo), Autechre (les pochettes hautement typographique), Board of Canada (les visuels psychédéliques/hippies), etc.
[2] tDR ou DR pour les intimes.
[3] Egalement dissous en 2006, décidemment…
[4] L’école d’Ulm pour ne pas la citer.
[5] C’est joli et c’est de Klaxxx qui écrit bien mieux que moi.
[6] Raison pour laquelle le WipeOut 4 (qui n’a pas été réalisé par tDR) est un insulte aux précédents épisodes : on NE DOIT PAS voir d’humain dans WipEout.

Plus d’infos sur Wikipedia. Source : Artkills.
Visuel : The Designers Republic’s Angry Man par Ian Anderson & Dan Fleetwood via flickr (en haut) et diverses créations issues de The Peoples Bureau for Consumer Information (au milieu et en bas).