Cirque privé

20 ans que j’aime la voix de Neneh Cherry. Plus de 10 ans qu’elle n’a pas fait d’album. Surprise en 2006 avec Laylow, premier album du groupe cirKus où la belle suédoise est venue poser sa douce voix sur les chansons de son mari, sa fille et son petit ami. Une histoire de famille qui a bien tourné puisque ce premier album posait les bases d’une pop sensuelle et mélancolique aux accents trip-hop. Il y a deux semaines, le deuxième album Medicine arrivait dans les bacs et cirKus entamait sa tournée, dans la foulée.

Un mardi soir au Bikini, le groupe est au complet, la salle l’est beaucoup moins, mais on sent bien que les premiers rangs ne sont pas remplis de gens venus là par hasard. En témoigne les cris et applaudissements passionnés qui accompagnent l’assombrissement de la scène. Les morceaux se déroulent et chaque titre apporte sa petite surprise. L’introduction permet d’apprécier la voix enigmatique de Burt Ford (le mari) quelques mètres devant nous. Le gentil Johnny iCon est l’occasion pour Lola Moon (la fille) de faire partager sa voix ennivrante de lolita. Karmil (le copain de la fille, c’est bon vous suivez ?) calme tout le monde depuis le début, entre un set hystérique à la guitare, des énormes beats (Hardly Breathing) et un superbe accompagnement aux platines pour Laylow et ses scratchs qui n’en finissent pas. Neneh Cherry n’arrête pas de danser, sauter, hurler et il faudra attendre le deuxième rappel avec le formidable You’re such an asshole pour profiter pleinement de sa voix en solo. Chaque morceau se dévoile avec un plaisir que seul le live apporte. Les instruments sont clairs, le son est parfait — comme toujours, merci le Bikini. Chacun pose sa voix sur l’autre avec un plaisir palpable. Neneh Cherry est décidément bien bavarde et ne manque pas une occasion de nous raconter sa journée toulousaine visiblement très agréable. Le temps de faire le tour quasi complet des deux albums et, un instant ou une éternité plus tard, cirKus a conquit le public bien plus expressif qu’à son habitude; preuve s’il en fallait qu’au delà de deux superbes albums pas forcément inoubliables, cirKus est avant tout une histoire de génie et de talents.

Quelques morceaux en écoute sur le myspace de cirKus. Et surtout, ne ratez pas le session acoustique enregistrée en 2006 pour Vox (RIP).

What do you want to eat today?

J’ai cru que c’était un gag… même pas en fait ! Je cite :

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Source via Embruns.

J’ai plus 15 ans

La dépression n’est jamais très loin. Il n’y aura pas de 33e paire de shoes pour y faire face. Du coup, j’ai complété mes 10 jours de chômage imposé avec mes 7 ertétés auxquels s’ajoutent les 4 jours fériés à venir et je te parle même pas des ponts. Manquerait plus que je solde mon compte épargne temps (arf!) et je bosse plus pendant 2 mois, comme l’été quand j’étais gamin. Bref, je vais pas foutre grand chose ces 8 prochaines semaines. La crise a parfois du bon. Je contemple les Pyrénées en buvant mon café et je me dis rien, parce que je ne suis pas philosophe. En fait si, je me dis putain t’as du cul, bordel. Pas uniquement parce que je suis vulgaire, mais aussi parce que ça va, on a vu pire. Surtout avec cette vue — manque plus que la mer. C’est ce qui est bien avec les moments difficiles, on se dit qu’on a de la chance. J’imagine que c’est un peu ce que notre président-gloire-à-satan veut qu’on pense. On se fait enculer à sec (c’est bien parfois) mais on se dit que c’est trop bien la life parce que tu vois, y a des pays où les enfants meurent de faim. Ouais, enfin la théorie du y a pire ailleurs, c’est vraiment un truc de loser, genre le management de ma boîte qui n’a trouvé que ça pour nous motiver — véridique. Donc si je comprends bien, quand ça ira mieux, on me dira que l’herbe est plus verte ailleurs ? Surement pas. Cherchez l’erreur. Donc je reste maintenant et je me casse dès que ça repart. Après cette putain de semaine de ouf dans ma teté, ça me fait au moins un élément de réponse tient. Merci aux potes pour le support en live, par mail ou par téléphone. Un jour, je vous dirai que je vous aime. De toute façon, Dieu reconnaitra les siens (il parait). Ca mérite bien un petit Radiohead à fond dans le casque ça. Weird Fishes ou Jigsaw Falling Into Place ? Toujours ces mêmes questions existentielles…

Photo: le chien puta de bcn.

Adam Kesher is great (but short)

Samedi soir c’est sortie pour les jeunes aux cheveux longs avec appareil dentaire et jean slim. Papa et maman attendent sagement les futurs bacheliers dans le Scenic sur le parking, mais ils ne savent pas que leur progéniture “pogote” gentiment au premier rang. De vrais rebelles en herbe qui ne feront jamais la révolution — pas plus que ma génération. Kevin commande un sandwich en triangle au bar tandis que Cindy reprend du coca. Ouah, le public des concerts rock est de plus en plus subversif on dirait. Les vieux se tiennent à 20 mètres de la scène. Ils sont cons car big et moi sommes allés tout devant avec les ados et c’est drôle. Fin de l’entracte, le concert commence et déjà un bout de scotch pour rafistoler une prise jack, un premier morceau Attractions, un instrument qu’on n’entend pas, d’autres très bons morceaux, un clavier qui ne répond plus, Local Girl et très rapidement le concert est avorté pour raison technique sur un dernier et fantastique I wanna bark (à écouter sur leur myspace). À moins qu’ils aient craqué devant le spectacle des groupies boutonneuses du premier rang, va savoir. C’est pas grave (mais c’est frustrant), parce qu’ Adam Kesher n’en reste pas moins énorme sur scène. Un truc fantastique qui ne ressort malheureusement pas avec autant d’énergie en studio et c’est bien dommage pour tous ceux qui ne les ont jamais vus en live. Courez-y (et gageons que vous aurez plus de chance que moi ce soir là).

Adam Kesher au Phare à Tournefeuille, photo pourrie et mal cadrée made in my iPhone.

More ice next time

Je suis chez moi, je dis ce que je veux… Ouiiiii enfin pas vraiment tu vois, parce que c’est un blog, donc disponible sur internet pour le milliard de connecté(e)s que compte la planète. La police veille. Genre mon employeur pourrait me tomber dessus, me reprochant de le dénigrer – alors que les jours chômés et payés, moi j’aime bien. Je pourrais aussi bien être accusé de faire l’éloge de l’alcool et la drogue. Non mais sérieux Roselyne, la (le ?) Red Bull est légal en France maintenant, non ? Enfin bon, tu vas être contente, je suis en train de passer au Champagne. Bon et puis la Veuve c’est français, ça va bien relancer l’économie avec tout ce que je bois. C’est sûr que monsieur LVMH a bien besoin de ça. J’ai entendu dire que les sacs Fendi se vendent un peu moins bien ces derniers temps, quel scandale !

Et puisqu’on parle des gens riches de notre belle nation (?), le Figaro publiait avant-hier un article sur la famille homoparentale. Au delà de l’article, ce sont les commentaires des lecteurs qui valent le coup, mon préféré étant j’ai voté pour Sarkozy. Quel scélérat ! C’est vraiment scandaleux. Pauvre famille. (…) Réagissons et prions.… J’aimerais pas être modérateur chez Dassault Presse.

J’en oublierais presque l’excuse à 2 balles qui m’a poussé à commencer la rédaction de ce billet… Nous sommes donc le 5 mars 2009 et janeck.net fête ses 7 ans. On dirait pas comme ça (surtout que je n’ai toujours pas achevé la migration d’une bonne centaine de billets depuis mon passage à dotclear). Enfin bref, on s’en fout, on va pas commencer à célébrer les anniv’ des blogs, n’importe quoi. Remarque, si t’es le genre de personne qui a besoin de prétexte, je veux bien aller prendre un verre ce soir. Et j’irai prier dimanche — tient, c’est le moment qu’a choisi mon iPod pour jouer NTM Plus jamais ça, quel coquin.

Source : XIII via Matoo. Image : breakfast (merci anelore)