I’m proud of my podcast

J’y ai passé un bon moment et autant vous le dire tout de suite, je suis hyper fier de moi ! Donc, exit les compilations MP3 non téléchargeables, les interfaces en Flash et autres formats exotiques, place au podcast. Le fichier est chapitré, donc bien que la compilation soit en un seul morceau, vous pourrez changer de chapitre sur votre iPod comme s’il s’agissait d’une vraie compilation (yes, I heard you). En prime, vous aurez même les pochettes pour chaque morceau. La classe quoi !

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Otto; Or Up With Dead People

Jey Crisfar as Otto, photo by Bruce LaBruce

Il fallait le savoir (merci Asbel), Toulouse accueille actuellement la deuxième édition du festival du film LGBT Des IMAGES aux MOTS (jusqu’à dimanche, alors dépêchez-vous). Après un gentil Shelter ce mardi lundi au Ramier (carrément sympa la boite de nuit en mode fauteuils et grand écran), je me suis retrouvé au Goethe-Institut pour l’avant-première française toulousaine de Otto; Or Up With Dead People de Bruce LaBruce. Ceux qui connaissent le réalisateur ont déjà tiqué, pour les autres, un petit tour sur la page wikipedia de Bruce LaBruce s’impose avant d’aller plus loin.

Donc, me voilà dans la superbe cave voutée du Goethe-Institut en train de galérer devant un court-métrage allemand qui me rappelle que mes derniers cours de seconde langue remontent à 1992… Par la suite, Otto est heureusement en anglais même si le film a été tourné à Berlin avec des acteurs allemands (exception faite du héros Jey Crisfar qui est belge). A vrai dire, je m’attendais à un délire porno trash, une branlette artistique ou une série B en carton-pâte…  Shame on me, car 95 minutes plus tard, alors que le générique de fin défilait à l’écran, je restais scotché sur mon fauteuil, essayant de me remettre de cette grosse claque.

Le film commence doucement, sur une route de campagne où Otto émerge de son état de zombie et, faute de mieux, fini par manger un lapin écrasé dans une scène gentiment gore. Une voix off nous explique que les zombies ont appris à parler et à vivre parmi les humains, qu’ils sont maintenant doué de raison… bref, encore la faute à Darwin. Arrivé en ville, il couche avec un mec; en fait, il le tue. Il erre dans la ville et rencontre une réalisatrice underground qui le recrute pour tourner son chef d’oeuvre rêvé Up With Dead People, un film politico-porno-zombie.

Le résultat est assez déconcertant et mélange deux films : Otto évidemment, mais aussi Up With Dead People dont on suit le tournage et la projection en parallèle de l’histoire centrale. Bruce LaBruce ne rate pas une occasion de montrer quelques scènes pornographiques et plusieurs passages gentiment trash ne manquent pas de faire sourire. Mais, sous une apparente légèreté, ce film au début déluré s’avère rapidement plus profond qu’il n’y parait. La situation pas banale d’Otto, un zombie gay qui joue dans un film de zombie gay, sert de prétexte à une introspection dans l’histoire du héros. Qui était-il ? Que fait-il dans cette ville ? Où va t’il ? Des questions très humaines au final. Les réponses s’avèrent dramatiques et on y aborde les thèmes de la différence (évidemment), la mort (re-évidemment), la solitude, l’amour, la folie, etc. Tout un programme pour un film — toujours pas sorti en salle — qui brille à tous les festivals où il est présenté depuis plus d’un an. Je vous dirais bien d’aller le voir mais il va donc falloir attendre. Une bonne raison de se bouger au festival Des IMAGES aux MOTS que je remercie pour cette révélation (et merci au Goethe-Institut pour la BitBurger).

Photo: Jey Crisfar as Otto by Bruce LaBruce

Le téléchargement illégal-qui-tue-les-artistes-bouh (2)

Bon alors on fait quoi ? On écoute de la merde à la radio/tv et une fois qu’on a bien entendu le dernier tube 200 fois, on part faire ses courses chez le disquaire ? Tout le monde n’aime pas la musique (c’est ce que me disait mon grand-père) sauf que justement, au bout de 200 écoutes (à la radio, au supermarché, dans une pub…), tout le monde aime la musique… Et quand tu aimes, t’achètes ! Alors en gros oui, c’est le modèle rêvé des majors depuis les années 50 et jusqu’ici, tout allait bien. Car évidemment, depuis 10 ans, tout a changé. D’ailleurs, à bien y regarder, ça faisait un moment que la révolution pointait le bout de son nez, principalement à cause des cassettes audio (60’s) puis la démocratisation des magnétophones à partir des années 70 qui a donné lieu à de nombreuses compilations maison sur ces bonnes vieilles bandes magnétiques. En fait, la musique est universelle (de tout temps l’homme à toujours…), on ne peut plus sociale comme on dit maintenant. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que nous ayons connu la plupart de nos héros musicaux via des échanges avec les ami(e)s. La crise que l’industrie musicale traverse actuellement n’est pas étonnante. Elle était on ne peut plus prévisible. Il ne s’agissait que d’une limitation technique en attendant l’éclatement d’un modèle pourtant bien rodé. Coupables levez-vous, et voici que l’iPod, le P2P, la clé USB, l’internet (un énorme modem Linksys, comme dans SouthPark) rentrent en scène. [NDLA: emballé c’est pesé, j’ai réussi à pondre en un seul paragraphe ce que j’avais sur 15 pages, content !]

Alors, qui a tué qui ? On s’en fout. Le progrès technologique est là, l’électricité avait déjà tué les marchands de bougies, voici qu’internet et les semi-conducteurs tuent la musique le modèle économique actuel de la musique. En attendant que notre assemblée nationale revoit son texte HADOPI à partir du 29 avril, que la riposte graduée soit finalement votée ou pas, on fait quoi (de légal) ? On se plante devant ces putains de bornes d’écoute (aux casque dégueulasses) et on se fait un album debout ? On a tellement de thune qu’on achète et puis c’est pas grave si c’est pas top, ça coûte que 15 euros ? Faute de solutions légales convaincantes, une bonne alternative du moment pourrait passer par Spotify et sa jolie interface si familière. Ce petit logiciel donne accès aux gros catalogues des majors, et, faute d’indépendants, c’est un bon début pour un système gratuit qui n’impose qu’un seul spot audio tous les 6 morceaux et des bandeaux publicitaires qu’on ne regarde pas. Le meilleur moyen serait encore de l’essayer mais c’est sur invitation… Et justement, j’en ai 10 ! Alors premiers arrivés, premiers servis (enfin j’ai pas d’huissier de justice sous la main).

Ça tourne au penthouse printemps 2009

This season is weird in a way I don’t know yet if I should lay down on the grass or start booking summer music festivals on my agenda. Should I bother you with electronic music, heavy rock or acoustic songs? Sounds like daylight still has an effect on me but it disappears as soon as sunset is here. Anyway, it’s spring time so plug your headphones or put speakers on. This is the nostalgic session, kind of mix between French, English, American songs (and much more) in a full downloadable mp3. This is what most of you have been asking me for a while so here it is. Happy? Let me know if you prefer the old way, and let me know if you like this mix — I never have any feedback from you! Enjoy beautiful days, love music, happy Easter or whatever.

Download my podcast in iTunes:

Tracklist:

  1. Because this is DFA, this is New York.
    Free Blood Royal Family – extrait de l’album The Singles
  2. Because when Norway meets France, it sounds like funny and dark at the same time.
    Annie It’s Too Late (Joakim Remix) – extrait de la compilation Joakim – My Best Remixes
  3. Because Rubin Steiner is less and less electronic, more and more Death in Vegas
    Rubin Steiner 1974 – extrait de l’album Weird Hits, Two Covers & A Love Song
  4. Because it sounds like what I was supposed to listen when I was 16 but it took me so much time before I can like it.
    Le Pingouin Patinage – extrait du maxi Patinage
  5. Because this is a very classic rock song with many bass and guitar effects here and there.
    Friendly Fires Your Love – extrait du maxi Photobooth EP
  6. Because Los Angeles is an incredible city where beautiful melodies come out from noises.
    No Age Teen Creeps – extrait de l’album Nouns
  7. Because this is Brazil and I have no idea about what they say but it sounds really hot anyway.
    Bonde Do Role Solta O Frango (Diplo Remix) – extrait de la compilation Decent Work For Decent Pay, Collected Works Volume One
  8. Because this is a typical electronic song that can turn on thousands of people on the dancefloor.
    The Subs Fuck That Shit – extrait de l’album Subculture
  9. Because English people are just perfect when they talk about (broken) love.
    Metronomy Heartbreaker – extrait de l’album Nights Out
  10. Because I have been hoping for a very long time Hot Chip will make an acoustic version of this magnificent song… and they finally did!
    Hot Chip One Pure Thought (remixed by Geese) – extrait du maxi Hot Chip with Robert Wyatt and Geese EP
  11. Because this cheesy version of a Soundgarden song is really funny… and not that bad.
    Steve Lawrence & Eydie Gorm Black Hole Sun – extrait de la compilation Dirty Edits Vol. 1 – A Collection Of Dirty Classics
  12. Because it perfectly summarizes everything I like about Neneh Cherry’s sensual, happy, sweet and dark voice.
    cirKus Every Day – extrait de l’album LifeMedicine
  13. Because mp3 has not killed hidden tracks.
    Yuksek Eat My Bear – extrait de l’album Away From The Sea

Le téléchargement illégal-qui-tue-les-artistes-bouh

Pour ceux qui n’auraient pas suivi l’actualité française, la loi dite Création et Internet ou Hadopi a été votée la semaine dernière au cours de la nuit du 2 avril dernier par 16 de nos députés à l’Assemblée Nationale. Cette loi répond au problème du téléchargement massif d’œuvres protégées sur internet par une réponse graduée.

En pratique, si je suis identifié comme ayant illégalement téléchargé du contenu protégé par des droits d’auteur, je reçois un mail d’avertissement. Au bout du deuxième mail, on me suspend ma connexion internet (qui du coup, ne me sera pas facturée — un sacré casse-tête pour les fournisseurs [Mise à jour du 8 mars : finalement non, les 7 députés et 7 sénateurs qui composent la commission mixte paritaire (CMP) ont décidé que l’internaute devra continuer à payer son abonnement même s’il est suspendu – Source]). Cette méthode est socialement, éthiquement et constitutionnellement douteuse, mais elle est surtout technologiquement foireuse. Beaucoup risquent de se faire accuser à tort et, a contrario, la plupart des coupables passeront entre les mailles du filet. Parce que, non seulement internet est l’endroit rêvé pour se faire passer pour quelqu’un d’autre (connexion depuis un accès public, vol d’identifiants, utilisation de la connexion du voisin…) mais surtout, les solutions pour y être invisible sont nombreuses (cryptage des données, réseaux privés virtuels VPN…) Et puis de toute façon, si on me coupe mon accès internet, je peux toujours me connecter en craquant un des 35 réseaux wifi que je capte depuis mon salon (mais là je deviens vraiment un méchant pirate, pas bien !) ou tout simplement me coller dans un McDo ou un Starbucks.

Cerise sur le gâteau, toutes ces dispositions se font en dehors du cadre judiciaire, via une nouvelle autorité indépendante (mais alimentée par les dénonciations des diverses sociétés de protection des auteurs), la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet, HADOPI. Imaginez un peu le monde de demain :

  • Vous avez téléchargé un fichier illégalement.
  • Ah bon ? Mais j’ai rien fait de mal moi.
  • Prouvez le moi.

Désolé les gars, mais je suis présumé innocent, je ne veux pas d’une loi qui m’oblige à prouver mon innocence. Bien évidemment, la communication faite autour de cette loi est réduite au minimum (voire inexistante), et personne n’est encore descendu dans la rue pour protester contre ces mesures liberticides. Non pas que je soutienne le téléchargement illégal, mais tout simplement parce que cette loi porte atteinte à ma vie privée (oui j’échange des mp3 avec mes potes, même qu’il y a 20 ans on s’échangeait des VHS au collège, mais quand je vois toute la thune que je lache en cd, mp3, concerts, dvd, jeux vidéos, suis-je vraiment un dangereux délinquant qui tue la création ?) et intensifiera la fracture numérique (si je suis geek, je sais comment passer entre les mailles du filet, pour les autres, vous n’aviez qu’à faire des études d’informatique).

Mais bon, c’est la crise de la culture, ces messieurs ne touchent plus leurs millions (vraiment ? non parce que les chiffres disent le contraire en fait) et il est plus facile de s’attaquer aux citoyens (qui sont en l’occurrence les consommateurs qui alimentent la machine depuis des décennies) que de remettre en cause un modèle économique complètement dépassé par les technologies actuelles. Au final, HADOPI est un coup d’épée dans l’eau et, à l’image des projets pourris qui permettent à mes supérieurs de se faire mousser, il rassure les industriels, donne l’illusion aux politiques de maîtriser les nouvelles technologies (ah ah ah !) et offre au peuple une occasion supplémentaire de se plier un peu plus sous les coups de bâtons.

Vive la République, vive la France.

[Mise à jour du 15 avril : après un rejet à l’Assemblée Nationale le 9 avril dernier, le projet sera à nouveau étudié le 29 avril.]

Poster Loi Hadopi

Note : Cette affiche fait référence à une déclaration de notre ministre de la culture qui a qualifié de 5 gus dans un garage les membres de la quadrature du net, farouches opposants à la loi Hadopi. Bon par contre, j’ai jamais posté une image aussi laide sur mon blog. Je crois que je le referai vite fait ce soir parce que là c’est vraiment pas possible.

Source : jaffiche via Standblog. Titre de ce billet emprunté aux Inrocks.