Le complot des apparences

C’est clair, Manu Chao est un de leurs Dieux. Il est comme eux. Aujourd’hui, un dieu, c’est un type qui a la gentillesse d’être comme vous. Manu est comme eux. Il s’habille mal. Il n’a pas beaucoup de talent. Il ne passe pas trop souvent à la télévision. Il vend des millions de disques, mais se fout bien de son argent. C’est un anarchiste, comme ils disent. Et puis, comme eux, il habite Barcelone, un quartier populaire. Comme eux, il aime le peuple (parce qu’il est vrai), les putes (parce qu’elles sont authentiques), les pédés (parce que se sont des hommes comme les autres et que c’est un grand pas pour l’humanité qu’on puisse enfin tous les marier), les Pékinois (pourquoi pas?), les Pakistanais (parce que), les paralytiques (parce qu’ils ont le cœur sur la main), les pauvres (parce qu’ils sont pauvres), la paix dans le monde (parce que ca fait du bien), les poux (parce qu’ils en sont pleins), les chiens et les enfants (parce qu’ils n’ont pas de problèmes avec leurs excréments) et la poésie (parce qu’ils ne savent pas ce que c’est).

Je n’avais pas encore lu de livre depuis le début de l’année et je ne peux que remercier DonLope pour ses précieux conseils concernant « Le Complot des Apparences », premier roman de Sacha Ramos, sorti en ce début d’année aux éditions Léo Scheer. L’histoire est simple : de retour à Barcelone, sa ville natale, Igor Ramirez pète un plomb …et c’est plutôt jouissif. Le livre est (trop) court, l’écriture intelligente et stylée pour un résultat très postmoderne. Mais puisque je ne suis pas critique, je ne sais pas trop comment en dire plus donc je me contente d’en faire ma première (vive) recommandation littéraire depuis que ce blog existe.

Siestes électroniques 2010

Pas encore remis de l’édition 2010 des siestes électroniques et j’ai encore envie de déclarer mon amour au meilleur festival de musique. Ayant raté toutes les soirées (merde, il y avait Pantha du Prince et Joakim), je suis donc revenu à l’essentiel : les après-midi à la prairie des filtres. J’étais distrait samedi car à peine sorti de l’avion mais dimanche, ahhh dimanche, j’ai enfin vu Chateau Marmont en live, découvert l’excellent duo anglais Mount Kimbie et apprécié le talent de la moitié de Junior Boys. Du soleil, 3 gouttes de pluie, de l’herbe verte et les amis. Formidable.

Siestes electroniques

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US Trip #15: Lunch meeting or meeting lunch?

Ce qu’il y a de bien avec les américains c’est qu’ils savent faire passer la pilule. Deux semaines de réunions de 8h à 17h… on a connu plus bandant. Mais la magie du rêve américain réside dans cette facilité à tout mettre en œuvre pour nous faire oublier que, même si on bosse sur un projet à un demi million de dollars, on n’en reste pas moins des grands enfants. Ça n’empêche pas de se prendre la tête, mais on le fait en mangeant des barres chocolatées au beurre de cacahuètes et en sirotant du Mountain Dew. En plus, ca donne plein d’énergie pour tenir toute la journée. Nous finirons tous obèses et diabétiques, mais le projet va cartonner, c’est sûr.

Yokoso Japan #7: Ancient

Septième et dernière partie de ma sélection pas du tout exhaustive de 15 jours au Japon. J’en profite pour en dire un peu plus sur ce pays magnifique qui ne peut que plaire au curieux, geek, fan de manga, fin gourmet, esthète, etc. Le Japon est beau et dépaysant. Il faut y aller. Déjà parce que le voyage est abordable (à partir de 700 €) mais surtout parce qu’on en revient avec des gigas de photos et bien plus dans la tête. Mon conseil lecture: Le Cartoville Tokyo (Gallimard, 8,4 €) mais pas le décevant Lonely Planet (Wikitravel sera plus utile). Petit bonus lecture: l’excellent carnet de voyage Tokyo Sanpo (Éditions Philippe Picquier) à feuilleter avant de partir et à savourer au retour (merci à ma petite soeur chérie pour ce superbe cadeau !)