Ça tourne au texas (hiver 2012)

Je jette un œil aux infos outre-atlantique. On me dit que c’est l’hiver. Je ne me rends pas bien compte parce que chez moi, ça tourne plutôt autour des 20 degrés en journée. Donc pas d’écharpe pour l’hiver 2012. Je vais bosser en t-shirt avec une veste que je retire a midi. C’est étrange.

Il n’y a pas que la météo qui surprend ici. La musique bien sûr, surtout a Austin, l’auto-proclamée “Live Capital Music of the World” …encore faut-il aimer la country. Heureusement il y a parfois du bon son, enfin des trucs modernes quoi, un peu comme sur le vieux continent où la musique ne s’est pas arrêtée au XXe siècle. Je pourrais être humble parce que la seule chose que la France a su exporter ces dernières années s’appelle David Guetta (dont j’ai du vérifier l’orthographe sur google – pas de majuscule, c’est un nom commun maintenant) mais non, car j’ai beau chercher ici, je continue d’écouter du son globalement européen. Ouais enfin je fais le malin mais le gros de cette saison vient des «states» et, hormis un titre français, c’est une compilation du Commonwealth. La prochaine fois, je ferai mes devoirs avant d’écrire n’importe quoi.

Tracklist de l’hiver :

  1. The Rapture “In The Grace Of Your Love” – USA
  2. Prinzhorn Dance School “Seed, Crop, Harvest” – UK
  3. KiD CuDi “CuDi Get” – USA
  4. of Montreal “Wintered Debts” – USA
  5. Architecture In Helsinki “Do The Whirlwind” (Haima’s Remix) – Australia
  6. Softlightes “Girlkillsbear” (Lo-Fi-Fnk Remix) – USA
  7. Spank Rock “Car Song” feat. Santigold – USA
  8. Composer “Polar Bear” – France
  9. Leila “Welcome to your life” feat. Mt. Sims – Iran/UK
  10. Totally Enormous Extinct Dinosaurs “Garden” (Joe Goddard Remix) – UK
  11. Django Django “Default” (Walls Remix) – UK

(Pour les retardataires, les instructions sont là)

Le before dans ton fauteuil

J’ai mal au dos et au cou, j’ai transpiré, je suis fatigué et j’ai envie de sortir. Bref, je rentre d’un excellent concert… sauf qu’en fait je reviens du cinéma, j’ai vu un film… pire, j’ai vu un Blue-ray sur grand écran. Ça s’appelle Don’t Think et c’est visiblement passé inaperçu à en juger par les 10 personnes présentes dans la salle. Enregistré au Fuji festival de 2011, ce film ne fait même pas l’effort scénarisitique/documentaire d’un Part Of The Weekend Never Dies ou d’un A Cross The Universe et se contente de filmer 90 minutes de live des Chemical Brothers. Sauf que, pour ceux qui n’ont jamais vu le duo britannique en concert comme pour les fans, “Don’t Think” est un bonheur pour les yeux et les oreilles. Chaque morceau donne irrésistiblement envie de se lever pour danser jusqu’au matin – quelle frustration d’être dans un fauteuil…

Les visuels sont bien connus et mélangent les classiques (les robots, le clown un peu flippant…) avec la brillante création du dernier album “Further” (un DVD accompagnant l’édition spéciale). Niveau musical, les chemical se risquent à un megamix qui, sans égaler les 2 Many DJs ou le “Alive” des Daft Punk, est complètement jouissif. Il permet de réaliser a quel point ces presque 20 années d’activités ont été riches en tubes. On oubliera l’insupportable “Horse Power” et le médiocre inédit “Flashlight” pour se délecter des classiques “Hey Boy Hey Girl”, “Black Rockin’ Beats” ou “Escape Velocity” (oui, c’est déjà un classique). Cerise sur le gâteau, le morceau éponyme et inédit “Don’t Think” s’annonce comme un putain de titre que YouTube peine à retranscrire.

Bref, tu te doutes bien que je suis en ce moment même en train d’écouter les Chemical et que je crache tout mon enthousiasme sur ce billet parce que je n’ai personne avec qui le partager. Donc, pour faire court, va voir les Chemical en concert et si jamais ça passe près de chez toi, va voir “Don’t Think” mais ne fait pas comme moi : pas un mercredi, pas tout seul, et prevois de sortir après.