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Ça tourne au texas (été 2012)

Pour une fois, j’ai un peu d’avance sur le calendrier des saisons. C’est un peu à cause du Texas où les températures estivales me font oublier toute notion du temps tel que mon corps le percevait jusqu’à présent. Ce n’est pas encore l’été mais ça y ressemble sacrément. Les corps se dénudent et prennent des couleurs. Le son devient plus festif et l’envie de vacances se fait grandement ressentir. Donnez-moi du live, de l’énergie, de l’amour. En échange, j’ai quatorze titres pour bronzer, nager, danser ou faire la sieste à l’ombre d’un saule pleureur, avec un peu de rosé.

Tracklist:

  1. Gold Panda – Mountain
  2. Com Truise – Brokendate
  3. Shinichi Osawa – Sylkill
  4. Django Django – Default (A JD Twitch Optimo Remix)
  5. The Units – High Pressure Days (Todd Terje remix)
  6. Simian Mobile Disco – Supermoon
  7. Tom Vek – Aroused (Van She Remix)
  8. Phon.o – Mosquitoes
  9. Luke Abbott – Brazil (Slow Version)
  10. Totally Enormous Extinct Dinosaurs – Closer
  11. paperthreat – Pompeii
  12. Pachanga Boys – Time
  13. Gui Boratto – This Is Not The End (Ame Mix)
  14. Jonti – Nightshift In Waltz (RAJA Rearrangement)

Je ne travaille pas, je vote

En ce lundi 28 mai 2012, je ne travaille pas, c’est memorial day. C’est donc un weekend privilégié pour rendre hommage aux militaires américains, pourquoi pas. Mais il faut mettre ça dans le contexte : avec le cinemascope, la musique et le coeur gonflé à bloc. Au final, ils te feraient presque chialer ces cons. Je te jure qu’hier, à la maison blanche, Collin Farrell Powell a fait un discours presqu’aussi bon que son plus beau mensonge à l’ONU, un tube d’anthrax à la main. Et puis il a annoncé la suite du programme : l’orchestre philharmonique de je-ne-sais-où va maintenant jouer le morceau Honor composé par Hanz Zimmer (les cinéphiles apprécieront). Et pourquoi pas John Williams tant qu’on y est ? Alors soudain, tu vois des millions d’américains hyper émus alors qu’on entend un médiocre morceau avec des violons et des trompettes, comme dans n’importe quel film américain lorsqu’on voit la bannière étoilée. Dans la vie comme à l’écran.

Pendant ce temps là, je dois élire mon député d’Amérique du nord. C’est tout nouveau, c’est la première fois, donc forcement je suis tout excité… Sauf qu’il faut voter par internet. Ouais trop cool, pas besoin de sortir de chez soi – de quoi faire baisser l’absentéisme disent les spécialistes. Je m’en fous, je ne veux pas voter par internet, j’aime bien mettre mon enveloppe dans l’urne. Je ne suis pas vieux jeu, non, j’ai des vrais raisons; scientifiques j’entends. Entre les problèmes de sécurité et l’obscure système propriétaire qui fait tourner la boutique, je pense qu’il s’agit d’un risque pour la démocratie. Mais plutôt que de rentrer dans les détails techniques, je vais m’en tenir à ma simple expérience. Le mois dernier, j’ai reçu deux courriers du Ministère des affaires étrangères. Chaque lettre visiblement identique me disait de gratter pour découvrir un identifiant de vote (avec toujours cette stupide excitation de peut être gagner de la thune). Dix jours plus tard, j’ai reçu deux emails avec deux mots de passe différents. Donc aujourd’hui, j’ai pu voter deux fois. Et je l’ai fait. Ça marche. Je me demande si je peux faire invalider les élections ?

L’illusion du choix, t’as de la merde dans les yeux ?

Tout a commencé par une infographie reprise par la blogosphère. On y voit comment Kraft, Unliver et consorts se partagent les produits de notre quotidien. Rapidement suivies par d’autres parce qu’une image vaut mieux que mille mots et que le web aime (trop) les infographies en ce moment. Ainsi donc, la vérité éclate au grand jour, avec un peu de retard. Un peu comme on semble découvrir aujourd’hui que l’entrée de la Grèce dans l’union européenne était déjà controversée à l’époque — oui je m’en souviens, on en avait parlé en CM2 lors d’un exposé sur l’entrée de l’Espagne et du Portugal. Donc, sans surprise, le monde n’appartient pas au 99% mais plutôt aux 0,000001% (il manque sans doute des zéros). Et puisque l’heure est au patriotisme et au mythe de la ré-industrialisation, il serait temps que les consommateurs-citoyens prennent le temps de lire le dos de l’étiquette. Juste pour savoir que Maille et Amora sont maintenant américains (pire, les graines de moutarde de Dijon viennent principalement du Canada depuis des décennies), qu’Häagen-Dasz n’est pas une obscure maison scandinave mais bien une marque du géant américain General Mills, que Pringles est fabriqué par Procter & Gamble, leader mondial de la lessive, que Body Shop appartient à Liliane de Bettencourt, etc. Déjà, je ne suis pas un fervent défenseur de la théorie du complot mais là, c’est écrit sur l’emballage. Donc, si comme moi le matin il te faut une heure pour sortir la tête du cul émerger, (re)découvre le plaisir simple de la lecture du paquet de céréales au réveil. Non-content de contempler l’effrayante liste des ingrédients, profite de ce moment privilégié pour prendre conscience de la concentration industrielle de notre monde. Bref, lis la doc, bordel.

[image: the leo burnett blog]

Ça tourne au texas (printemps 2012)

Ça ne devait pas se finir comme ça et, comme un gamin qui vient de monter ses nouveaux Lego, j’avais envie de tout casser pour repartir à zéro. Je voulais changer l’ordre des morceaux, en enlever certains, en ajouter d’autres que mon iPod venait de ressortir (merci le shuffle). Le résultat aurait été plus dancefloor, à l’image du climat local qui donne envie d’être en vacances pour faire la fête. Et puis non. D’abord je ne parlerai pas de météo (non parce que ça va bien, on a tous compris qu’il fait chaud au Texas) et puis surtout je suis en train de rattraper mon retard de Game of Throne, How how met your mother, IT Crowd, Big Bang Theory, Naruto, Misfits, etc. Je succombe donc à la paresse de l’écran en mode passif vs. le montage sur GarageBand. Le podcast de cette saison n’en est pas moins beau comme le nouvel album (bien trop court) de Air, poétique comme les délicieuses expériences sonores de Clark et un peu con comme ce remix de Metronomy que j’aime tant. Enjoy responsibly.

Tracklist du printemps :

  1. DOOM “Retarded Fren”
  2. Air “Seven Stars”
  3. Mr. Little Jeans “Runaway” (Wavves Remix)
  4. The Cast Of Cheers “Goose”
  5. Clark “Henderson Wrench”
  6. Yppah “D. Song”
  7. Peter Bjorn & John “Tomorrow Has To Wait”
  8. SebastiAn “Kindercut”
  9. Metronomy “The Bay” (2 Bears Remix)
  10. Goose “Synrise” (Mumbai Science Remix)
  11. Les Petits Pilous “Calculator &. Rynecologist”
  12. Factory Floor “Two Different Ways”
  13. Santogold “Lights Out” (DJ Mehdi Remix)
  14. Little Dragon “Please Turn”
  15. About The Girl “Tiger Evolution”
  16. We Have Band “Shift”
  17. The 2 Bears “Increase Your Faith”

Ça tourne au texas (hiver 2012)

Je jette un œil aux infos outre-atlantique. On me dit que c’est l’hiver. Je ne me rends pas bien compte parce que chez moi, ça tourne plutôt autour des 20 degrés en journée. Donc pas d’écharpe pour l’hiver 2012. Je vais bosser en t-shirt avec une veste que je retire a midi. C’est étrange.

Il n’y a pas que la météo qui surprend ici. La musique bien sûr, surtout a Austin, l’auto-proclamée “Live Capital Music of the World” …encore faut-il aimer la country. Heureusement il y a parfois du bon son, enfin des trucs modernes quoi, un peu comme sur le vieux continent où la musique ne s’est pas arrêtée au XXe siècle. Je pourrais être humble parce que la seule chose que la France a su exporter ces dernières années s’appelle David Guetta (dont j’ai du vérifier l’orthographe sur google – pas de majuscule, c’est un nom commun maintenant) mais non, car j’ai beau chercher ici, je continue d’écouter du son globalement européen. Ouais enfin je fais le malin mais le gros de cette saison vient des «states» et, hormis un titre français, c’est une compilation du Commonwealth. La prochaine fois, je ferai mes devoirs avant d’écrire n’importe quoi.

Tracklist de l’hiver :

  1. The Rapture “In The Grace Of Your Love” – USA
  2. Prinzhorn Dance School “Seed, Crop, Harvest” – UK
  3. KiD CuDi “CuDi Get” – USA
  4. of Montreal “Wintered Debts” – USA
  5. Architecture In Helsinki “Do The Whirlwind” (Haima’s Remix) – Australia
  6. Softlightes “Girlkillsbear” (Lo-Fi-Fnk Remix) – USA
  7. Spank Rock “Car Song” feat. Santigold – USA
  8. Composer “Polar Bear” – France
  9. Leila “Welcome to your life” feat. Mt. Sims – Iran/UK
  10. Totally Enormous Extinct Dinosaurs “Garden” (Joe Goddard Remix) – UK
  11. Django Django “Default” (Walls Remix) – UK

(Pour les retardataires, les instructions sont là)

Le before dans ton fauteuil

J’ai mal au dos et au cou, j’ai transpiré, je suis fatigué et j’ai envie de sortir. Bref, je rentre d’un excellent concert… sauf qu’en fait je reviens du cinéma, j’ai vu un film… pire, j’ai vu un Blue-ray sur grand écran. Ça s’appelle Don’t Think et c’est visiblement passé inaperçu à en juger par les 10 personnes présentes dans la salle. Enregistré au Fuji festival de 2011, ce film ne fait même pas l’effort scénarisitique/documentaire d’un Part Of The Weekend Never Dies ou d’un A Cross The Universe et se contente de filmer 90 minutes de live des Chemical Brothers. Sauf que, pour ceux qui n’ont jamais vu le duo britannique en concert comme pour les fans, “Don’t Think” est un bonheur pour les yeux et les oreilles. Chaque morceau donne irrésistiblement envie de se lever pour danser jusqu’au matin – quelle frustration d’être dans un fauteuil…

Les visuels sont bien connus et mélangent les classiques (les robots, le clown un peu flippant…) avec la brillante création du dernier album “Further” (un DVD accompagnant l’édition spéciale). Niveau musical, les chemical se risquent à un megamix qui, sans égaler les 2 Many DJs ou le “Alive” des Daft Punk, est complètement jouissif. Il permet de réaliser a quel point ces presque 20 années d’activités ont été riches en tubes. On oubliera l’insupportable “Horse Power” et le médiocre inédit “Flashlight” pour se délecter des classiques “Hey Boy Hey Girl”, “Black Rockin’ Beats” ou “Escape Velocity” (oui, c’est déjà un classique). Cerise sur le gâteau, le morceau éponyme et inédit “Don’t Think” s’annonce comme un putain de titre que YouTube peine à retranscrire.

Bref, tu te doutes bien que je suis en ce moment même en train d’écouter les Chemical et que je crache tout mon enthousiasme sur ce billet parce que je n’ai personne avec qui le partager. Donc, pour faire court, va voir les Chemical en concert et si jamais ça passe près de chez toi, va voir “Don’t Think” mais ne fait pas comme moi : pas un mercredi, pas tout seul, et prevois de sortir après.

Idée reçue 2683 : les américains sont à la pointe d’internet

Et tu croyais que les US étaient un pays hi-tech ? Dis merci aux années 80 qui t’ont fait gober tout un tas de connerie — avec le recul, il n’y avait rien de très avancé dans Wargames… Pourtant, quand j’etais petit, j’entendais toujours “ils ont 20 ans d’avance sur nous”… Alors oui, au pays de la consommation, c’est vrai qu’ils ont eu le Coca light et le Philadelphia avant nous, mais on s’en fout un peu, on a l’Orangina et le St Môret. Et puis de toute façon, je ne parle pas de nourriture industrielle mais du vrai progrès. Internet, par exemple, est né aux US. Les plus gros acteurs du web sont américains et, avant l’explosion chinoise, tout se passait ici. Donc forcement, internet aux US, c’est forcement mieux que chez nous, pas vrai ? On ne sait pas exactement “mieux comment” mais quelque part, c’est forcement un truc de ouf comme dans les films d’anticipation… Ah ah, la bonne blague ! Reviens Léon, internet aux US, c’est le moyen âge.

Question choix, ça commence mal car, bien que la liste soit longue, seuls 2 opérateurs relient mon quartier[1] – dois-je rappeler que j’habite dans le centre-ville de la capitale du plus grand état américain ? AT&T me proposait un débit de 6Mbps maxi (really?), alors j’ai pris Time Warner Cable qui me proposait “jusqu’à” 24Mbps comme j’avais en France. Les tarifs commencent à partir de 19,90$ par mois mais c’est hors-taxe, hors frais d’installation (29,98$), hors dépôt de garantie (300$), avec internet à 1Mbps, sans la télé, sans le téléphone. Ouch. J’ai donc construit mon offre “à la carte” (à prononcer avec l’accent américain) essayant d’obtenir une offre triple-play comme en France. Le minimum syndical en 2011 quoi. J’ai fait un petit tableau comparatif des tarifs mensuels ci-dessous[2]. Serre les fesses et prépare toi à mettre la main au portefeuille.

USA (Time Warner Cable) France (Free)
Internet
Wireless router not included included
TV
Access fee included 1.99€
Set-top box 8.99$ included
DVR 10.99$ included
PHONE
Call to domestic land phone free free
Call to international land phone 0.09$/min free
Call to domestic mobile phone ? free
Call to international mobile phone 0.26$/min ?
Service
Base service 137.99$ 29.99€
Service fees 0.98$ 5.99€
Taxes 14.91$ 6.00€
TOTAL
173.86$ (133.27€) 37.97€ (49.53$)

Le résultat est sans appel : c’est presque 4 fois plus cher et, pour ce prix, je n’ai pas de routeur, pas de wifi et pas les communications téléphoniques. Cerise sur le gâteau, Time Warner Cable s’est payé les services des plus grand créateurs de la planète et me propose le nec plus ultra en matière de design hi-tech. Photos à l’appui, je m’arrête là.

[1] Certes, si on ramène ça à l’échelle européenne en faisant la liste des opérateurs présents dans les 27 pays membres, seul un petit nombre est disponibles en France.
[2] Tarifs basés sur ma facture Free de mai 2011 et Time Warner Cable de novembre 2011. Taux de conversion euro/dollar au 17 décembre 2011. Prix des appels téléphoniques sur la base d’un appel USA/France.

This is my barrio

Alors oui, c’est vrai qu’il ne se passe pas une journée sans que je me demande ce que je suis venu foutre au milieu du Texas. Mais pour commencer, et pour qu’on arrête de m’en parler comme un état où la sodomie est passible de peine de mort, je t’invite à lire l’affaire Lawrence v. Texas ou comment la cour suprême a invalidé une vieille loi pour cause d’incompatibilité avec le quatorzième amendement – une bonne occasion de (re)lire la constitution américaine, un brin plus succincte que la notre, pleine de bonnes intentions avec l’article 18 qui met en place la prohibition et le 21 qui l’annule quelques années plus tard.

Le Texas donc, est le plus grand état américain (un peu plus grand que la France mais 2,5 fois moins peuplé), un sacré nid de connards républicains dont Austin la Démocrate est sa capitale. Cette bourgade (moins d’un million d’habitant) est une ville de hippies devenue repère de hipsters écolos et fiers de promener leur petit chien. Auto-proclamée “Live Music Capital of the World”, la ville est effectivement blindée d’innombrables bars où la country music règne en maître, mais pas que, ouf ! Voila pour le pitch. Pour le reste, tu peux toujours venir me rendre visite, j’ai acheté un canapé convertible dans un grand magasin suédois qui vient d’ouvrir ici.

Après 30 jours passés dans un appartement confortable et ennuyeux aux frais de la princesse (aka mon employeur), j’ai trouvé mon bonheur dans East Austin. Ce quartier pauvre explose les statistiques peu glorieuses (genre “chômage”, “criminalité” et “jeunes filles mineures enceintes”) mais connait le parcours classique des endroits sympas et près du centre-ville : d’abord des pauvres, puis les artistes arrivent, suivis des bobos et des classes moyennes / CSP+. Ce phénomène de gentrification (j’ai appris ce mot ici) est bien connu sur le vieux continent et décrit par les médias texans comme une tragédie. Quoiqu’il en soit, j’aurais pu trouver pire : East Austin est vraiment cool avec ses nombreux bars, ateliers et galeries d’artistes, le tout à un bloc du centre-ville. Bref, je vois beaucoup de blacks afro-américains et de latinos mexicains mais, n’en déplaise aux cowboys locaux, ils sont très gentils et sans doute moins armés que les blancs du coin.

Bon vent connard

Donc je suis au Texas, mais avant d’écrire ce nouveau chapitre, il a fallu tourner la page toulousaine. Onze années dans la ville rose, dont six au penthouse. Je ne te parle pas de toutes ces teufs, tu y étais, et ce blog témoigne (un peu) de nos (trop nombreuses) nuits agitées. Il y avait donc une soirée de clôture et, si tu n’étais pas là, je m’excuse mais tu n’étais pas dispo ou alors tu n’étais pas invité – mais c’est pas moi qui gérait la guestlist. Le soleil a fait le tour de l’horizon. C’était parfait. Je t’épargne l’album facebook mais tu sais que je t’aime très fort quand même.

Ça tourne au texas (automne 2011)

8500 km plus loin, ça tourne toujours sur ma platine virtuelle. Si j’étais un musicien/dj professionnel, la distance serait sans doute mon quotidien mais surtout, j’aurais volontiers revu la plupart de ces morceaux pour permettre au nouveau Air de saturer un peu plus ou au magnifique titre de Mount Kimbie (ma révélation des Siestes Électroniques 2010) de durer encore plus longtemps dans sa dernière partie. Le résultat est là, mon 28e podcast — où sont passés les 17 premiers épisodes ? — est un peu particulier, mais il parait que ma sélection automnale l’est toujours. Peut-être que j’aime pas cette saison en fait.

  1. Air “Painted Love”
  2. M83 “Run Into Flowers” (Midnight Fuck Remix By Jackson)
  3. Gold Panda “An iceberg hurled northward thought cloud”s
  4. Mount Kimbie “Maybes”
  5. Daphni “Ahora” (Margot Remix)
  6. Rebolledo “Canivalon”
  7. Tom Vek “Someone Loves You” (Teen Dream Remix)
  8. !!! “Jamie, My Intentions Are Bass” (MF/MB/ Remix)
  9. Modeselektor “Pretentious Friends” featuring Busdriver
  10. Paul Kalkbrenner “Kleines Bubu”
  11. Cos Ber Zam “Ne Noya” (Daphni mix)
  12. Jacqueline Taïeb “7 heure du mat”
  13. Dirty Projectors + Björk “On and Ever Onward”
  14. No Age “Things I Did When I Was Dead”
  15. The Whitest Boy Alive “Island”