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M83 encore à l’honneur

à l’ouest rien de nouveau

arton20.gifDécidemment… depuis mon seul et unique article musical sur M83 (Radiohead aussi), mon cerveau en ébullition avait déjà prévu quelques papiers sur la belle et ennivrante islandaise, ou encore les frères chimiques, la collection des DJ Kicks, le survivant des Massive Attack, le californien Shadow, et j’en oublie tellement… Et puis non, rien de tout cela puisque c’est M83 qui revient sur le devant de la scène avec rien de neuf… enfin si : un nouveau site web…

Le look du site mérite un article à lui seul (c’est d’ailleurs ce que je suis en train de faire), juste pour féliciter son interface rétro très réussie parfaitement en ligne avec la tendance revival (pour les rockers) ou plutôt vintage (pour les parisiens). En clair, le site reprend le style si cher aux premiers “micro-ordinateurs” de mon enfance (ZX81, Vic20, Alice, etc.) et si cela n’ajoute rien à l’ergonomie du site, le résultat a le mérite d’être beau, original, amusant… et puis très clair finalement ! À noter : le déconcertant scintillement de l’écran, le surprenant chargement du “bios” au démarrage, ou encore le fonctionnement sporadique des lignes de commande qui nous rappellent que “tout ne fut pas si facile” dans le monde de l’informatique !

Bon d’accord c’est beau (et encore, je devrais plutôt dire “je trouve ça beau” car je ne pense pas qu’il fera l’unanimité) mais ce n’est pas tout : le site propose l’écoute des deux albums du groupe en streaming audio. Avec l’ADSL, la qualité est excellente ; en même temps, c’est vrai que j’ai acheté l’album donc je m’en fous un peu… En prime, on pourra découvrir trois remix sympathiques et aussi un vidéo clip du premier extrait de leur dernier album.

Toujours admiratif devant la pochette de “Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts”, j’ai enfin pu télécharger le fichier dans la section “presskit”. Depuis, ces corps allongés dans un champ de neige en bordure d’autoroute ont “naturellement” trouvés leur place sur mon fond d’écran… du pc… au boulot, me faisant presque oublier que l’icône “Mon poste de travail” me donne constamment envie de vomir…

Le site ilovem83.com. Et pour ceux qui ont la mémoire courte : old-computers.com et aussi theapplemuseum.com

Radiohead

à l’aube du 6e album

Lorsque l’on parle de Radiohead, tout le monde est unanime : il y a un avant et un après OK Computer. Avec cet album, le son de Radiohead est passé d’un son rock à du “électro” parfois expérimental. En ce qui me concerne, je suis passé de “j’aime pas” à “j’adore”. Je dois quand même préciser que j’exclus OK Computer de cette dernière catégorie . C’est un album certes très intéressant mais qui ne me parle pas (encore ?)… à l’exception du morceau mythique “Fitter Hapier” dont la voix robotique m’amuse. Sur ce point, je ne peux m’empêcher de radoter en rappelant que cette mystérieuse voix n’est rien d’autre que la synthèse vocale du Macintosh (tout comme celle du morceau How does it make you feel ? de Air). Pour les travaux pratiques, c’est très simple : vous récupérez les paroles du morceau sur internet, vous les sélectionnez dans TextEdit, un clic droit pour sélectionner “Énoncez oralement”… et c’est partie pour faire du Radiohead à la maison comme les grands !

Radiohead - Hail to the ThiefFin de la parenthèse “nerds”… Si Radiohead est à nouveau sur le devant de la scène médiatique, c’est pour la sortie prochaine (le 5 juin) de leur sixième album intitulé Hail to the thief. À la première écoute, cet album est un peu fouilli… ou plutôt torturé. Le groupe enchaîne des morceaux aux titres évocateurs : “2+2=5” ou “We suck young blood”. Les critiques sont – encore et toujours – d’accord pour s’émerveiller sur la voix de Thom Yorke utilisée tout au long de l’album comme un instrument à part entière (merci Mirwais ?)

Ce qu’on ne retiendra pas de ce nouvel album, c’est son traitement par les médias. Il y a plus d’un an, le groupe avait annoncé son intention de “tester” des nouveaux morceaux en live. Au cours de leurs concerts, chaque titre inconnu était accueilli comme un morceau inédit qui pourrait probablement figurer au menu du futur album. Le problème, c’est que le son “live” de Radiohead est très “rock” – ce fût ma grande déception de leur concert espagnol à Benicassim en Août 2002. Si l’on ajoute à cela l’impact non négligeable que peut avoir la présence de Radiohead en couverture d’un magazine, on comprend mieux pourquoi la presse musicale mondiale a usé et abusé d’articles plutôt inintéressants sur le groupe depuis leur précédent album Amnesiac en 2001. Dernièrement, on retrouve des articles similaires dans Les Inrockuptibles, Trax et Nova Magazine avec, cerise sur le gâteau, la même photo en guise d’illustration !

Au final, tous les journalistes se sont plantés : Hail to the thief n’est pas un album de rock (à part un morceau très Jeff Buckley). Il n’est pas un retour aux sources mais plutôt un mélange, en mieux, de tout ce qu’ils ont fait jusqu’à présent ; une évolution naturelle et réussie de leurs précédents albums, une suite logique (et néanmoins surprenante) à leur travail ; Radiohead continue d’ouvrir sa musique à des sonorités nouvelles. Encore un casse-tête pour le vendeur de la FNAC qui devra choisir un rayon approprié pour cet album. “Variétés internationales” sera un compromis malheureux.

Notes: Radiohead “Hail to the thief” – Parlophone / Capitol Records – Sortie le 5 juin 2003. Le site officiel et pas très intéressant de Radiohead : Radiohead.com. Un bon site de fan avec notamment les paroles et bien plus : ateaseweb.com. Et j’ai oublié de parler du génialissime morceau “myxamatosis” à écouter sur le site de Capitol Records. Un vieil article sur Radiohead et le Mac 🙂

Un Loft pour tous

arton17.gif“La parole aux lecteurs” du mensuel Nova Magazine contient un peu de tout, notamment un excellent courrier de Julie dans son numéro 94 d’octobre 2002. C’est avec un grand plaisir que je le retranscris ici avec son accord.

J’habite un logement de rêve, où les “sans”, au fil des mois, s’effacent pour se changer en bonheur infinitésimaux. Sans WC certes, et à la turque sur le palier, oui mais fraîchement repeints ! Pas de “cuisinette”, en effet, mais un large rebord de fenêtre (une fenêtre !) où l’on cuisine avec vue ! Trois cents euros par mois ? Oui, mais quand je la quitterai, ma jolie chambre de bonniche (ou studette, car c’est la même chose, n’en déplaise aux agents immobiliers qui sont à la périphrase ce que Proust fut à la métaphore), sa valeur avoisinera les 370 euros par mois, peut-être 400 si je tiens encore six mois ?
Soyons postmodernes : l’espace est une vue de l’esprit ! Au fil des semaines et des mois, des francs aux euros, de la provinciale arnaquée dont on se moquait en 2001 (2000 F par mois ? 10 m2 ?), je suis devenue la Parisienne privilégiée que l’on envie en 2002 (avec une douche ? Seulement 300 euros ?).
Chaque jour, mon “appartement” s’agrandit. Les 50 cm qui séparent mon bureau d’intello précaire de mon lit, et sur lesquels je pleurais l’an passé en me brossant les dents les pieds dans mes dossiers, ces presque deux mètres carrées sont devenus mon luxe, mes Champs-Elysées, mon Far West, l’inconnu à explorer. Je les foule avec tant d’extase que je leur ai même offert un tapis cet été. Bientôt, j’y installerai un autel, sur lequel, quotidiennement, je sacrifierai des cafards, en louant le désintéressement de mes propriétaires adorés !
Oui, à Paris, en 2002, j’ai réussi : JE VIS ENFIN DANS UN LOFT… de 10m2 !

Les publicitaires se défoncent pour vendre du papier à rouler

Suite à l’excellent reportage de Culture Pub intitulé OCB contre Rizla-Croix : pour qui roule le papier diffusé le 4 mai dernier, je suis allé faire un tour sur les sites web des principaux acteurs de ce marché. La problématique mise en évidence par le magazine est la suivante, je cite : [Les publicitaires] ne peuvent faire ni la promotion du tabac (interdit de publicité) ni, évidemment, celle du cannabis (interdit tout court).

Première chose amusante, l’entrée de ces sites web est interdite au moins de 18 ans… Je me suis trompé ? Je suis sur un site de X ? Ah ben non, c’est bien un site de papier à rouler avec quelques infos, une présentation de la gamme, des produits dérivés et des “goodies” (fonds d’écrans, économiseurs…) Alors déjà je m’interroge : cette restriction est-elle issue de la loi Évin ? Si c’est le cas, alors pourquoi le site d’Altadis (nouveau nom pompeux de l’ex Seita) n’est-il pas interdit aux moins de 18 ans ? Première énigme…

Ces sites web présentent évidemment les dernières campagnes publicitaires de leurs produits. Avec l’hypocrisie qu’on lui connaît, la pub flirte parfois avec les limites de l’interdit. La palme d’or revient sans conteste à Rizla+ et sa saga du personnage Larry croit…. Dans l’une de ces pub où Larry est au bord d’une piscine, on peut y lire Larry croit que sans chlore il n’aura pas les yeux rouges.. Étonnant que le CSA n’ait pas censuré cette campagne…

Pour en revenir au produit lui-même, les industriels nous présentent leur dernière trouvaille : le papier long. La cible est très claire et ce ne sont pas les fumeurs de tabacs. OCB ne dit rien sur le sujet et se contente des faits : papier format 110×45 mm. Plus subversif, Rizla joue à fond la carte de l’ambivalence : 10,9 cm de long pour 4,4 cm de large. Un gros calibre quoi ! Pour ceux qui veulent faire durer le plaisir et qui pensent que XXL est une taille idéale… Bref, on suggère un délire de cul pour ne pas parler de défonce… Pas la peine de savoir lire entre les lignes pour comprendre que les publicitaires visent le marché juteux des fumeurs de joints, comme le confirment les buralistes (bien qu’il n’y ait évidemment pas de chiffres officiels).

De toute façon, l’argument des publicitaire est irréfutable : comprenne qui comprendra ! Alors forcément, vu comme ça…

Plus d’infos sur le site de Rizla, OCB et l’outsider JOB. Du marketing bien huilé pour les d’jeuns cools qui fument : jlaroule.com. Et puis aussi le site de Culture Pub où il y a plein de vidéo à regarder.

Vanilla product

Déjà présent depuis les années 90 dans tout ce qui touche de près ou de loin à l’hygiène (gel douche, déodorant, lessive, etc.), la vanille débarque maintenant dans le Coca (une telle institution mérite un C majuscule). Alors effet de mode ou pas, je m’en fous parce que c’est tout simplement méga bon. Détail amusant : avant d’arriver en force sur les écrans publicitaires (d’ici quelques semaines) et dans le hypermarchés français, j’ai trouvé mon premier “vanilla coke” dans un distributeur perdu au fin fond d’un village d’Ariège. Mais je m’égare…

Au final, on a le “Coca-Cola Vanille” avec deux ans de retard… mais y a encore du boulot les gars : pas de Pepsi Blue, toujours pas de Dr. Pepper, et surtout, surtout, aucune trace de Red Bull, snif…

Bon c’est bien joli tout ça, mais je me contente de faire l’éloge de la “malbouffe” ou “malboisson” (quitte à faire un néologisme) diront certain(e)s… mais non, ce petit article est une fois de plus un prétexte pour aller glander sur la toile et apprendre plein de chose sur ce que l’on mange et boit. On y apprend notamment que le Red Bull est fabriqué essentiellement en Autriche à base de produit chimiques, qu’une canette contient autant de caféine… qu’un café, que la taurine est un composé purement chimique. La fin d’un mythe…

Notes : vanille.coca-cola.fr en VF, vanilla.coke.com en VO, drpepper.com et redbull.com.

aime-quatre-vingt-trois

musique d’un film qui n’existe pas

Après avoir découvert M83 à l’édition 2001 de la Route du Rock, je leur ai rapidement accordé la place d’honneur de “groupe de l’année” dans mon petit classement personnel et informel. Il faut dire que le duo donnait l’impression de deux adolescents américains tout droit sortis de leur garage parental et pourtant capables de mettre le feu sur scène. Du coup, je me suis dit que M83 pouvait faire référence à leur année de naissance par exemple (c’est vrai qu’ils faisaient “jeunes” à l’époque). Mais maintenant qu’internet recèle d’informations sur le moindre groupe musical que connaît la planète, j’ai enfin la réponse. Les 2 américains sont donc français, et M83 fait référence à une lointaine galaxie (quelques millions d’années lumières, une bagatelle). Bon ok, j’avais tout faux…

M83 dans son studioN’empêche que ce deuxième album est grandiose ! On y retrouve à nouveau de savoureuses nappes eighties avec une petite touche de pop-rock (putain de guitare électrique…) et de vocalises qui nous rappelle qu’il s’agit bien d’un second album (plus abouti) et non pas d’une réédition du premier.

Je m’amuse également de (re)trouver dans le titre de l’album “Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts” (tout un programme…) une petite référence à Future Sound of London et son excellent album, le bien nommé “Dead Cities” dont les morceaux violents et planants ne sont pas sans rappeler la bande son du film imaginaire qu’évoque la musique de M83.

Au final, cet album est également une bonne occasion pour découvrir le déjà prometteur label Gooom (avec trois “o”), jeune label français qui produit une musique électronique de qualité avec une bonne vingtaine d’artistes à son catalogue.

Dernier détail, la magnifique pochette de l’album (emballée dans un étrange boîtier plastique) ressemble à s’y méprendre aux visuels développés par le label anglais melankolic pour Alpha ou Craig Armstrong… Hasard ?

Notes : M83 Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts chez Gooom/Labels. Plus d’infos sur le site du label Gooom et aussi un morceau en écoute sur le site web des inrockuptibles