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Siestes électroniques 2010

Pas encore remis de l’édition 2010 des siestes électroniques et j’ai encore envie de déclarer mon amour au meilleur festival de musique. Ayant raté toutes les soirées (merde, il y avait Pantha du Prince et Joakim), je suis donc revenu à l’essentiel : les après-midi à la prairie des filtres. J’étais distrait samedi car à peine sorti de l’avion mais dimanche, ahhh dimanche, j’ai enfin vu Chateau Marmont en live, découvert l’excellent duo anglais Mount Kimbie et apprécié le talent de la moitié de Junior Boys. Du soleil, 3 gouttes de pluie, de l’herbe verte et les amis. Formidable.

Siestes electroniques

Siestes electroniques

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Siestes electroniques

Siestes electroniques

Siestes electroniques

Siestes electroniques

Siestes electroniques

Falling in love (again) with James

Samedi 8 mai 2010, je viens de réaliser que je vais voir LCD Soundsystem pour la cinquième fois en concert. Acte manqué qui trahi mon adoration pour la musique de James Murphy, compositeur de talent et chanteur aux cordes vocales cassées. En y réfléchissant bien, LCD fait partie de ces rares artistes qui savent mixer le rock et l’électronique; qui m’ont fait aimer la guitare, moi qui vomissais le rock dix ans plus tôt. Le tout en deux albums seulement …trois si on compte la bande-son pour Nike 45:33 …quatre avec la BO de Greenberg …cinq si on ajoute le nouvel opus tout juste sorti hier. James Murphy est un homme orchestre (cf. les crédits à la fin de chaque album) qui explose en live lorsque, accompagné de vrais musiciens, il envoie le meilleur de sa musique. Cette soirée au Bataclan n’a pas dérogé à la règle et, après une excellente prestation de Yacht en première partie, nous avons dansé 100 minutes avec LCD. À la sortie, mes vêtement trempés de sueur et mon large sourire suffisaient à exprimer mon bonheur.




Playlist de mémoire:

  • Us V. Them
  • Drunk Girls
  • All My Friends
  • Losing My Edge
  • Daft Punk Is Playing At My House
  • I Can Change
  • Someone Great
  • Tribulation
  • Pow Pow
  • Movement
  • Get Innocuous
  • Yeah
  • New York, I Love You

La ville en juin

Ma vie trépidante (métro/boulot/apéro) m’occupe beaucoup, ce qui est plutôt normal me direz-vous, vu que c’est ma vie. Je ne suis pas trop ici parce qu’il fait beau et chaud. Enfin c’est l’été quoi. Je ne décroche toujours pas du monde virtuel avec fessebouc et twitteur (toujours pas convaincu). Et puis il y a tous les flux rss que je lis au quotidien, sauf quand je suis dans le trou du cul du monde à la campagne sans réseau, et ça, c’est pas facile en 2009. Mon iPhone l’a très mal vécu alors je lui ai offert une mise à jour pour me faire pardonner. Je peux maintenant écrire les sms à la verticale ce qui me fait ressembler à un ado américain scotchant sur son sidekick, waouh ! Pendant ce temps là, je suis allé au vernissage de J et je ne peux que te le recommander (ouais, on arrête le vouvoiement, c’est lourd) alors dépêche-toi, c’est jusqu’au 11 juillet. J’ai vu l’avant-première espagnole de Objectified avec U. C’était en anglais/allemand/danois/français/japonais/portugais sous-titré anglais, ce qui est toujours mieux que les sous-titres catalans. Bon forcément je suis fan, mais je suis pas vraiment objectif (sic!) quand je vois une machine qui injecte du plastique pour faire des jolies chaises, le tout commenté par Jonathan Ive. Oui je sais, j’ai des drôle de trips. Attends que je publie enfin mon article sur Helvetica et tu comprendras.

Dans un autre registre, j’ai vu Mylène Jeanne Gautier en concert… Je remercie Ju pour l’invitation VIP et pour cette expérience incroyable en backstage …puis jusqu’au bout de la nuit au grand cirque, uh uh uh ! J’ai essayé d’écrire un billet à ce sujet mais j’ai pas (encore ?) réussi. En fait, je parle généralement de ce que j’aime, mais là, j’ai du mal. En tout cas, tu te doutes bien que musicalement, enfin… je veux dire au niveau de la mise en scène… enfin… ouais bon, je vais voir Radiohead à Leeds en août avec A, je serai sans doute plus inspiré. Et puisque je suis très people en ce moment (Eh, t’as vu ? Je suis dans la super liste de Matoo, la classe !), j’ai célébré les 10 ans de BPitch Control (check the picture… where is Charly?) sur un catamaran avec Ellen Allien et ses potes DJs berlinois. On était 200 je crois, c’était une sorte d’after du petit matin jusqu’à 16h, le temps de danser, transpirer, boire, manger… Merci les amis, c’était vraiment génial de nager en pleine mer et ce, malgré le traumatisme des dents de la mer toujours présent — pourtant ce film date de 1975, j’étais même pas né.

Last but not least, la septième édition des Siestes Électroniques vient de se terminer et je cache difficilement ma tristesse maintenant que le plus bel événement de la ville rose est terminé. J’étais beaucoup moins ému en apprenant la mort de MJ en plein concert jeudi dernier, ce qui est une parenthèse pas très heureuse pour t’inviter à lire Le Roi de la Pop est mort, vive la Pop. Bref, j’aime les Siestes parce que c’est simple, c’est là, dans l’herbe, au bord de l’eau, on écoute, on parle, on aime ou pas et en plus on y retrouve les amis, connaissances, amours d’un soir… Je vais t’épargner mon écriture laborieuse et laisser place à Wilfried Paris qui a écrit le texte suivant pour Chronic’art. Ça s’appelle Flâner n’est pas rêver et c’était dans les dernières pages de la brochure des Siestes.

« L’écrivain Cioran disait : “ L’événement le plus important de la deuxième moitié du XXème siècle, c’est le rétrécissement progressif de la taille des trottoirs. ”. Pour suivre le fil de cette pensée, on dira que la réduction de l’espace dévolu à la flânerie a été concomitante à l’industrialisation et au développement de la division du travail. Après tout, l’obsession de Taylor, qui a mis en application l’organisation scientifique du travail au XXème siècle, était bien la “ guerre à la flânerie ”, à l’oisiveté, à ce qui détourne le travailleur de sa tâche. De là l’atomisation générale caractéristique de la modernité économique, qui fonde la foule solitaire, où “ les hommes vivent ensemble, l’un à l’autre étrangers, et l’un près de l’autre voyageurs ” (Walter Benjamin). Si la ville est le lieu privilégié de la flânerie, parce qu’elle efface les traces et abolit les disparités sociales dans l’anonymat, donnant droit à la lenteur sans honte, la curiosité sans attente et la découverte sans a priori, jamais pourtant la difficulté de flâner ne s’était autant faite sentir qu’aujourd’hui. La solitude choisie, l’oisiveté extatique, la paresse tranquille, l’indécision assumée, “ sortir quand rien ne vous y force, et suivre son inspiration comme si le fait seul de tourner à droite ou à gauche constituait déjà un acte essentiellement poétique ” (Edmond Jaloux) n’ont jamais été si empêchés, encadrés et dictés par le corps social tout entier et toujours présent (téléphone portable), la technologie entourante (géolocalisation, vidéo-surveillance), le marché qui rythme le pas du marcheur (iPod).

C’est pourquoi il convient de saluer toute initiative qui vise à rendre au passant le monde extérieur, au spectateur le spectacle gratuit et permanent que constitue ce monde, au flâneur la flânerie. Le principe des Siestes Electroniques semble vouloir ainsi restituer au citadin ce qui devrait lui appartenir en droit : un temps libéré et un espace sans contraintes. Sises en extérieur, en plein air, en journée, dans un cadre naturel, les Siestes, si elles encouragent sans doute l’horizontalité et la somnolence, n’interdisent pas l’extase et la transcendance que la musique permet lorsqu’elle s’est affranchie des limites que l’industrie culturelle tend à lui assigner. Gratuité, absence de murs pour enceindre l’événement, elles relèvent plus de la proposition que de l’invitation, se laissent découvrir à qui fera l’effort de quelques pas, s’offrent sans autre contrepartie qu’un plaisir partagé. En ce sens, elles satisfont à l’exigence du flâneur, lui offrant cette liberté d’être dans le doute et l’irrésolution : ira, ira pas ? Désireuses de lui laisser le choix de son parcours dans la ville, lui offrant les espaces et les temps de latence pour nourrir son indécision, les Siestes Electroniques doivent permettre au contemplatif immobile, dont l’attente semble être l’état véritable, de devenir ce flâneur ivre de découverte, toujours irrésolu (en quête). En proposant un chemin sans direction, en offrant une disponibilité sans obligation, cette manifestation se donne pour généreuse mission d’éduquer sans chercher à convaincre, de divertir sans vouloir distraire (sans chercher à plonger le spectateur dans un rêve qui le réconfortera, dans l’oubli de sa condition). C’est en tout cas telle qu’on l’imagine, qu’on la voudrait.

Qu’est-ce qui permettra au consommateur de musique, passif et somnolent, de devenir poète flâneur, papillon de jour dubitatif ? Ce n’est pas à l’organisateur d’événements d’opérer cette métamorphose, mais bien au spectateur lui-même d’habiter ce dehors ouvert et ce temps libéré, et de renouer, par sa flânerie, avec un temps révolu, celui de l’enfance, qui a son état propre, l’émerveillement. C’est alors que des lointains — des pays, des époques — pourraient peut-être faire irruption dans le paysage et l’instant présent… Ce sera la récompense de celui qui aura préféré la flânerie, au sommeil. »

Cirque privé

20 ans que j’aime la voix de Neneh Cherry. Plus de 10 ans qu’elle n’a pas fait d’album. Surprise en 2006 avec Laylow, premier album du groupe cirKus où la belle suédoise est venue poser sa douce voix sur les chansons de son mari, sa fille et son petit ami. Une histoire de famille qui a bien tourné puisque ce premier album posait les bases d’une pop sensuelle et mélancolique aux accents trip-hop. Il y a deux semaines, le deuxième album Medicine arrivait dans les bacs et cirKus entamait sa tournée, dans la foulée.

Un mardi soir au Bikini, le groupe est au complet, la salle l’est beaucoup moins, mais on sent bien que les premiers rangs ne sont pas remplis de gens venus là par hasard. En témoigne les cris et applaudissements passionnés qui accompagnent l’assombrissement de la scène. Les morceaux se déroulent et chaque titre apporte sa petite surprise. L’introduction permet d’apprécier la voix enigmatique de Burt Ford (le mari) quelques mètres devant nous. Le gentil Johnny iCon est l’occasion pour Lola Moon (la fille) de faire partager sa voix ennivrante de lolita. Karmil (le copain de la fille, c’est bon vous suivez ?) calme tout le monde depuis le début, entre un set hystérique à la guitare, des énormes beats (Hardly Breathing) et un superbe accompagnement aux platines pour Laylow et ses scratchs qui n’en finissent pas. Neneh Cherry n’arrête pas de danser, sauter, hurler et il faudra attendre le deuxième rappel avec le formidable You’re such an asshole pour profiter pleinement de sa voix en solo. Chaque morceau se dévoile avec un plaisir que seul le live apporte. Les instruments sont clairs, le son est parfait — comme toujours, merci le Bikini. Chacun pose sa voix sur l’autre avec un plaisir palpable. Neneh Cherry est décidément bien bavarde et ne manque pas une occasion de nous raconter sa journée toulousaine visiblement très agréable. Le temps de faire le tour quasi complet des deux albums et, un instant ou une éternité plus tard, cirKus a conquit le public bien plus expressif qu’à son habitude; preuve s’il en fallait qu’au delà de deux superbes albums pas forcément inoubliables, cirKus est avant tout une histoire de génie et de talents.

Quelques morceaux en écoute sur le myspace de cirKus. Et surtout, ne ratez pas le session acoustique enregistrée en 2006 pour Vox (RIP).

Adam Kesher is great (but short)

Samedi soir c’est sortie pour les jeunes aux cheveux longs avec appareil dentaire et jean slim. Papa et maman attendent sagement les futurs bacheliers dans le Scenic sur le parking, mais ils ne savent pas que leur progéniture “pogote” gentiment au premier rang. De vrais rebelles en herbe qui ne feront jamais la révolution — pas plus que ma génération. Kevin commande un sandwich en triangle au bar tandis que Cindy reprend du coca. Ouah, le public des concerts rock est de plus en plus subversif on dirait. Les vieux se tiennent à 20 mètres de la scène. Ils sont cons car big et moi sommes allés tout devant avec les ados et c’est drôle. Fin de l’entracte, le concert commence et déjà un bout de scotch pour rafistoler une prise jack, un premier morceau Attractions, un instrument qu’on n’entend pas, d’autres très bons morceaux, un clavier qui ne répond plus, Local Girl et très rapidement le concert est avorté pour raison technique sur un dernier et fantastique I wanna bark (à écouter sur leur myspace). À moins qu’ils aient craqué devant le spectacle des groupies boutonneuses du premier rang, va savoir. C’est pas grave (mais c’est frustrant), parce qu’ Adam Kesher n’en reste pas moins énorme sur scène. Un truc fantastique qui ne ressort malheureusement pas avec autant d’énergie en studio et c’est bien dommage pour tous ceux qui ne les ont jamais vus en live. Courez-y (et gageons que vous aurez plus de chance que moi ce soir là).

Adam Kesher au Phare à Tournefeuille, photo pourrie et mal cadrée made in my iPhone.

I don’t buy DVDs (part 2)

Justice – A Cross The Universe

Le nouveau CD live de Justice est accompagné d’un DVD (ou l’inverse) contenant 60 minutes de documentaire signé Romain Gavras, So-Me et Justice. On y suit la deuxième tournée nord américaine du duo français pendant quelques 60 minutes. Le résultat est donc forcément sélectif et en l’occurrence plus que douteux. Qu’apportera ce film aux jeunes fans du groupe ? Au pire, une vision excessive de deux jeunes grisés par le succès. Au mieux, certaines midinettes seront séduites par les excès rock’n roll du duo parisien — de quoi parfaire le plan marketing du groupe. Qu’en penseront les fans de l’album ? Pas grand chose, si ce n’est que le groupe n’a rien à dire (dans ce documentaire) et qu’il est parfois bon d’apprécier l’œuvre sans trop s’attarder sur l’auteur. Et fort heureusement, le CD du live enregistré à San Francisco est absolument fantastique et justifie à lui seul l’achat du coffret.

Au delà du jeu de mot facile, A CROSS THE UNIVERSE pose une fois de plus la question du travail de Romain Gavras. Non content de la polémique qui a entouré la sortie de son clip Stress, le co-fondateur de Kourtrajmé abuse du montage MTV pour (re)construire une histoire qui fout plutôt mal à l’aise. Tel un journaliste de TF1 amené à pondre un sujet de 40 secondes sur les banlieues chaudes, Gavras use des mêmes artifices pour nous montrer… Ah oui tiens, pour nous montrer quoi au juste ? Un manager à l’inquiétante passion pour les flingues, un Gaspard accroc aux putes jeunes admiratrices et un Xavier éclatant une bouteille d’alcool sur la tête d’un fan agressif. La belle équipe ! Le traitement du thème de la violence est intéressant quand on le compare au PART OF THE WEEKEND NEVER DIES de Soulwax où Nancy Whang (LCD Soundsystem) explique rapidement que You know, there is always some incident […] and the crowd goes crazy, tearing out their eyeballs and their hair, punching each other in the face, puis nous montre un fan un peu amoché en guise d’illustration et l’affaire est bouclée. Évidemment, Gavras, lui, en fait des tonnes et préfère s’éterniser sur une anecdote pour nous montrer (démontrer?) comment tout peut rapidement partir en quéquette lorsqu’on est bourré, la main en sang désinfectée au whisky avec un gun dans le pantalon et 10000 fans autour… Ouais, forcément, ils n’avaient pas mis les chances de leur côté.

Le problème, c’est que là où Johnny Deep était brillant dans Las Vegas Parano, là où Poelvoorde était fantastique dans C’est arrivé près de chez vous, Justice et (surtout) leur manager antipathique sont pénibles et on aimerait presque que quelqu’un (au hasard le manager) meure vraiment à la fin, histoire de justifier cette descente aux enfers dans l’Amérique puritaine décomplexée au son de la nouvelle French touch. Ça aurait pu être marrant (et ça l’est par moment), mais à vouloir être subversif (en vain), on pourrait presque reprocher aux réalisateurs un certain conservatisme. Non mais sérieux Romain (et les autres), qu’est-ce que t’essayes de nous dire ? Que le succès monte à la tête ? Les Etats-Unis sont un pays de contraste ? Les jeunes ne savent pas s’amuser sans excès ? S’il te plaît, la prochaine fois, dis-moi quelque chose que je ne sais pas déjà.


La parole est à l’accusé avec 2 heures d’interview de Justice, de Romain Gavras et de sélection musicale plus ou moins pointue sur France Inter le 29 novembre dernier et aussi en vidéo chez Taddeï dans Ce soir ou jamais.

Illustration : image extraite du DVD A CROSS THE UNIVERSE

I don’t buy DVDs (part 1)

Soulwax – Part Of The Weekend Never Dies

OK, donc pour commencer, Soko nous explique en images la différence entre 2 many DJ’s, Soulwax, Soulwax Nite Versions et Radio Soulwax. James Murphy/LCD Soundsystem est un peu responsable du mythique NY Excuse que Justice confesse avoir méchamment samplé. Comme toujours, Busy P n’est pas très loin. Masaya (de Kitsuné) rode dans le coin et compare le son Soulwax à la fraise du dentiste. Tiga fricote avec les frères belges pour compenser son rêve manqué de monter un groupe. Peaches est alcoolique une vraie fan de Soulwax et Digitalism est (sont) trop dégouté(s) de ne pas avoir eu droit a son (leur) remix…

Plus efficace qu’une red bull1, le cd/dvd PART OF THE WEEKEND NEVER DIES m’a tiré d’un endormissement certain (vu mon état). Le montage est fantastique – avec une seule caméra – et donne furieusement envie de voir (re)venir l’été et la saison des festivals. Tourné aux quatre coins du monde, ce docu musical donne tour à tour envie de claquer sa thune en pass pour tous les concerts du groupe, de se mettre à la batterie, d’être pote avec les mecs les plus cools de la planète, de faire l’amour à Tiga, d’acheter un bus ou de s’installer à Berlin. Cerise sur le gâteau, on comprend enfin pourquoi This is the excuse that we’re making. Is it good enough for what you’re paying?. Un bon remède contre le froid et la Crise2. RDV sur le site web de Soulwax pour se mettre l’eau à la bouche avec douze samples à consommer sans modération.

[1] Sans majuscule car c’est devenu un nom commun, non ?
[2] Crise is a trademark of La world company.

Toulouse sous les bombes

Y avait du bobo, du rugbyman, de l’étudiant et du dreadlocks, pas franchement le public wesh de NTM, mais ça sentait quand même méchamment l’herbe et pas que sur passe passe le oinj. Kool Shen & Joey Starr ont 40 ans et un charisme fou; ils assurent vraiment. On ne peut pas en dire autant du public tout mou qui se croyait à l’opéra dixit Joey. Les deux compères ont eu leur passage solo avec Un ange dans le ciel (où Joey viendra faire câlin à un Kool Shen tout triste) et Carnival (qui durera 15 bonnes minutes). Mais on retiendra surtout l’incroyable énergie des classiques (toute leur discographie en fait !) avec une mention spéciale pour le deuxième et dernier rappel qui mixe le Smell Like Teen Spirit de Nirvana au mythique Seine-Saint-Denis Style.

C’était le cadeau d’anniv du ben mais le mien un peu aussi, merci monique !

Peace and tranquility on earth

Les siestes électroniques 2008 – Siestes 01&02

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Les siestes un samedi après-midi, c’est un petit moment de bonheur en bord de Garonne. Après avoir zappé American Tourister sur recommandation du staff (c’est pas bien de dire des trucs comme ça !), A Mountain of One a été à la hauteur de la référence aux Pink Floyd (dixit le programme) à grands coups de sons planant, suivi de Milky Globe & Isan puis The Emperor Machine. C’est beau et tranquille. Une programmation parfaite pour glander dans l’herbe en buvant du rosé bien frais.

Le dimanche apporte un son plus soutenu pour terminer en beauté. Ouverture folk avec Damon & Naomi et de jolies balades pas très électroniques à la guitare. Dapayk & Padberg montent ensuite sur scène. La demoiselle murmure quelques paroles aux micro telle une Miss Kittin endormie sur un bon son minimal, puis le beat finit par exploser, il est l’heure d’aller danser. Cette 7ième édition se termine avec Smith n Hack sur un étonnant son plus proche du cut que du mix. Comme toujours, personne n’a envie que ça s’arrête…

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