So So Fancy

Les siestes électroniques 2008 – Soirée 03

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Les So So Modern sont 4 néo-zélandais (mais le batteur est caché sur la photo) bien dans leur époque : imberbe aux cheveux faussement rebelles habillés en jean slim noir – again. Qu’attendre d’un enième groupe électro-rock ? Une excellente prestation qui sonnait plutôt mal au début (la faute aux balances et au niveau sonore exagérément élevé) et puis à force de morceaux enragés, les qualités musicales finissent par sauter aux yeux. Les sons synthétiques poussent bien la guitare, le batteur est brillant, la voix explose tout.

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Que dire de plus sur Fancy ? Le chanteur est évidemment incroyable (mais on jettera quand même un coup d’œil sur le beau bassiste) et il n’est pas sans rappeler le David Bowie travesti des 70’s. Ce n’est pas ma tasse de thé mais ce rock excentrique est tellement agréable à voir que j’ai pris mon pied, comme tout le monde ici. À ne pas rater, surtout le morceau qui parle de la cellulite pask’en fait faut pas écouter les magazines féminins, la cellulite c’est bien !

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Bertrand & bébé Shades

Les siestes électroniques 2008 – Soirée 02

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Sacré Bertrand Burgalat ! Il faut du cran pour assumer un tel look 70’s et un style musical hésitant entre Air et Katerine. Le résultat est là, pas incroyable mais sympathique, drôle et touchant. Il n’en fait pas trop mais est bien présent sur scène et capte rapidement les spectateurs venus en nombre dans la superbe cour de la DRAC. Accompagné de l’excellent groupe toulousain Aquaserge, Bertrand chante et passe du piano à la guitare. Il laisse malheureusement le micro a une chanteuse peu convaincante, entre fausses notes et accent anglais bien frenchy mais sans charme.

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Le ciel se couvre, la nuit tombe et la bière tape. Changement de plateau pour accueillir Les Shades. Le public évolue et les fans de 15 ans se placent aux premiers rangs. De jeunes ados en jean slim et cheveux longs à la mode montent sur scène et entament de gentils morceaux de rocks tendances, genre BB Brunes en moins pop. Il y a du potentiel… mais il y a aussi du boulot pour réussir à trouver sa marque de fabrique, le son qui les fera sortir du lot parmi ces déjà trop nombreux groupes de bébés rockeurs. Peu importe car Les Shades sont contents d’être là et ça fait la différence. Leur énergie est communicative et à peine contrariée par les grosses goutes qui commencent à s’écraser sur la scène. Malheureusement, les multiprises n’ont pas vraiment l’air ISO9000 et le concert s’arrête là pour « raisons de sécurité ». Merci quand même.

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Tenori-on

Les siestes électroniques 2008 – Soirée 01

Avec l’annulation de Atom Heart (Señor Coconut) à la dernière minute, la première soirée des siestes électroniques a tourné court. Il restait Yu Nishibori qui portait sur ses épaules la réussite éventuelle de cette soirée d’inauguration du festival. Sauf que Yu n’est pas musicien, il est ingénieur chez Yamaha Japan. Pas facile donc de séduire le public avec un powerpoint lorsqu’on ne s’appelle pas Steve Jobs. Oui mais l’homme est amusant et son bébé est excitant : l’incroyable Tenori-on conçu avec l’artiste japonais Toshio Iwai. Le tokyoïte a présenté les six années précédant la sortie de l’appareil à grands coups de croquis préliminaires et nombreuses photos des premiers prototypes. Loin des dessins de fin de soirée sur une nappe en papier, il fallait sans doute être un blaireau d’ingénieur comme moi pour bander devant tous ces schémas électroniques et autres plans en 3D qui n’étaient pas sans rappeler mes longues heures (pénibles) de TP soudure et électrocution…

Contrairement à ce que je croyais, le Tenori-on n’est pas un sampler mais bien un instrument de musique d’un nouveau genre (même si son emplacement SD permet de charger des samples – 1 seconde maxi – et sa prise midi le transforme en clavier quelconque). L’objet est petit, beau, épuré mais il laisse perplexe au premier regard car on imagine aisément le mode d’emploi de 400 pages qui va avec. En fait non, et la rapide démonstration surprend car on découvre une dizaine de bases (appui court, appui long, double click, etc.) permettant de rapidement créer de la musique. Séduit par l’objet et par la présentation soooo japanese, je suis rapidement arrivée à l’inévitable conclusion qui suit un tel discours de passionné : je veux un tenori-on.

I don’t want to be your friend, I just want to be your lover (live)

Radiohead aux arènes de Nîmes, samedi 14 juin 2008.

J’ai vu des douzaines de concerts, mais rien n’égale l’excitation qui m’a accompagné ces derniers jours. Pourtant, je vais être honnête, j’avais peur que Radiohead en concert soit aussi chiant qu’un iTunes en shuffle qui sort Portishead en plein milieu d’une bonne soirée arrosée avec des amis – rien de tel pour désaouler.

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J’avais tout faux. Radiohead en live est aussi touchant que le plus beau des couchés de soleil. Tom Yorke a plutôt la pêche pour un autiste même s’il ferait mieux de se payer les conseils d’un chorégraphe. Il ne communique pas avec son public si ce n’est cet indécent «Bonsoir» prononcé avec un français impeccable mais vite oublié grâce à son anglais toujours aussi yaourt.

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Peu importe car Radiohead en concert, ce sont les plus beaux morceaux de l’histoire du rock expérimental de ces quinze dernières années. Un mélange émouvant de balades acoustiques et de tubes improbables qui ont construit le mythe. Le son est clair et étonnamment pas si fort que ça. Les jeux de lumière mettent superbement en scène la musique grâce à une installation de barres suspendues bourrées de LED. L’écran géant n’est pas là pour diffuser les clips mais pour suivre les membres du groupes tout au long du concert, simultanément. Le résultat est émouvant, entrainant voire dansant. Tout simplement superbe.

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Et puisque mon appareil photo m’a encore surpris ce soir là, cliquez sur les vignettes pour voir les images en grand.

Vend tête de radio (MàJ)

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Euh… je me suis trompé dans les dates, finalement je vais au concert samedi à Nîmes. Du coup j’ai une place pour dimanche (à Nîmes toujours), ça intéresse quelqu’un ? C’est cadeau hein, c’est juste que je ne veux pas que ça finisse à la poubelle ou sur ebay.

MàJ : vendu !

Dédale musical et lumineux

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Vous ne le saviez peut être pas (Et je ne peux pas vous en vouloir vue l’ampleur de la communication faite autour de l’évènement…) mais Daedelus jouait hier soir à Toulouse. Qui ça ? Daedelus (et non Daedalus, comme Dédale en anglais), un jeune californien aux mains expertes dont le premier “vrai” album Exquisite Corpse est sorti en 2005 chez Ninja Tune, suivi par l’enivrant Denies The Day’s Demise un an plus tard. Sa musique est plutôt indéfinissable, quelques part entre scratch ambiant et hip-hop expérimental. Ses nombreuses collaboration ou featuring avec Prefuse 73, TTC, Busdriver, Diplo et MF Doom permettent de situer un peu mieux le jeune homme. Mais, contre toutes (mes) attentes, Daedelus n’a pas fait un live mais plutôt un mix. Pas de platines mais une matrice composée de 16×16 touches lumineuses qui ressemblait à un Tenori-On fait maison. Un objet tout con à mi-chemin entre le sampler et la table de mixage. De quoi bien bloquer pendant tout le set aux sonorités certes un peu trop cheasy, mais il nous avait prévenu. Au final, un superbe exercice qui mélangeait ses propres compositions avec du Nirvana, Portishead et Timbaland. Épatant !

Mais la véritable surprise venant de la première partie où 2 français aux looks improbables lacoste/geek ont balancé des morceaux magnifiques, destructurant à volonté des originaux un peu trop formatés. Aphex Twin et Squarepusher étaient volontiers cités en référence via des samples et autres voix enregistrées. Le concert a pourtant commencé par des sons bien planant à la M83 pour se terminer par du « triturage » de voix à la Modeselktor. Une vraie réussite pour un duo qui aurait pu voler la vedette à Daedelus si on leur avait offert plus de 30 minutes. Ah mais au fait, il y avait juste écrit « Daedelus + Guest » sur le flyer alors c’était qui ces excellents p’tits gars ? Quelqu’un sait ?

Copinage tonight

J’aurais dû avoir les photos de la séance au studio samedi dernier. J’aurais ainsi pu partager les gentils délires face à l’objectif. Mais comme je n’ai toujours rien en vue… Allo Guillaume ? Pourquoi c’est en ligne sur ton maïspace et nous on a rien ? Bref, je me console avec le flyer/sticker de la soirée. À ce soir !

Declare Independance en vrai

Pas encore acheté ma trousse et mon nouveau cartable alors que la rentrée approche. L’été se termine avec de vraies températures estivales et c’est tant mieux parce que je ne me voyais pas écouter Björk dans les mêmes conditions que les parisiens sous la flotte à Rock en Seine ce week-end – déjà fait il y a 2 ans et j’suis pas fan de boue. Jeudi donc, la délicieuse islandaise dont je ne me lasse pas depuis bientôt 15 ans (ouch !) remplissait les arènes de Nîmes.

La première partie sentait bon le coup de cœur avec M.I.A que je croyais ne pas connaître jusqu’à ce que le tube “Boyz” enflamme le public un brin rétissant. La nuit tombée, le concert a commencé avec le morceau “Brennið Þið Vitar” et ses lettres bizarres comme j’aime (et je ne parle même pas de la prononciation). Les 90 minutes suivantes étaient un ravissement pour les oreilles et les yeux. La quadragénaire a enchainé les tubes et les perles plus discrètes de ses précédents albums. J’ai ainsi pu verser ma larme sur “Unravel” et plonger dans les abîmes de la nostalgie avec “Jóga”, mais j’attendais surtout les morceaux pêchus plus adaptés à la scène. “Earth Intruders” pourtant bof en single a méchamment mis le feu (effets pyrotechniques en prime) et je-ne-sais-plus-quel-morceau a cartonné à l’aide de lasers et de bêtes miroirs au résultat superbe. L’envolée a eu lieu grâce à Mark Bell (I love you) pilotant son Jazzmutant Lemur et le jeune perché Damian Taylor aux commandes de la Reactable encore plus impressionnante en vrai. Du coup, “Hyperballad” envoyait du bois, “Pluto” déchirait (et le mix avec le “Freak” de Mark Bell/LFO n’y était pas pour rien) et je ne parle même pas du summum avec “Declare Independance” et sa pluie de paillettes argentées en guise de deuxième et dernier rappel.

Ma petite déception vient du set dont les morceaux certes excellents évoluaient dans des univers très différents et s’enchainaient difficilement à mon goût. L’autre bémol vient du choix de la formation (un orchestre du Groëland déguisés en pikmins) dont les instruments à vent remplaçaient régulièrement les voix des morceaux d’origines… et moi je préfère les chœurs aux cuivres. Les bonnes surprises viennent de Björk herself. Elle a craché son énergie jusqu’au bout, a largement amélioré son accent français (il faut dire qu’elle partait de loin), a sollicité le public pour chanter sur “Hyperballad”. Et même qu’on a tous chanté “Joyeux anniversaire” à Brynja (un pikmin rouge, celui qui résiste au feu).

Pour – ma médiocre – mémoire, la playlist donc : Brennið Þið Vitar, Innocence, Hunter, Unravel, Hope, Jóga, The Pleasure Is All Mine, Hidden Place, Pagan Poetry, Earth Intruders, Army Of Me, I Miss You, Vökuró, Wanderlust, Hyperballad, Pluto, Oceania (rappel) & Declare Independence (rappel). Et parce qu’on m’a posé la question et que j’étais incapable d’y répondre, oui j’ai vu 5 fois Björk en concert : le 11 octobre 1995 au Zénith à Paris, le 10 novembre 1997 à la Mutualité, le 9 août 1998 à Benicassim, le 13 juin 2003 au Sonar de Barcelone et le 23 août 2007 aux arènes de Nîmes. C’est aussi ça être un vieux con.

Pics by PommeGranny from bjork.com. MàJ concernant le Jazzmutant Lemur via Télérama

Ouais moi aussi j’suis reparti à poil

Ah tiens, j’ai oublié de vous parler du live de Para One. Oublié de vous dire que j’ai autant adoré – le mot est faible – sa sélection musicale que son sens du rythme, ses enchainement que sa gueule de trentenaire éclairé. Je suis amoureux ou bien j’ai trouvé un nouveau dieu pour ma chapelle ? Si vous n’y étiez pas, alors vous m’avez raté en train de commander une bouteille au bar pour la première fois de ma vie (avec mon nom dessus et tout, comme les ados un samedi soir au Macumba). Vous ne m’avez pas vu danser pendant des heures en affichant un putain de sourire qui sent bon la petite mort. Du bon son pour les truands, un truc de malade comme je n’avais pas entendu depuis mon premier choc en rave party à 15 ans, ma première larme au concert de Björk en 1995, mon extase avec Underworld au Sonar et DJ Shadow à Benicassim… Bref, tout ce qui a musicalement marqué ma courte vie.

Parce que depuis l’avènement de la techno, l’intrusion de l’électronique dans la pop, le retour des guitares (again), je commençais à m’ennuyer de toutes ces soirées où j’avais l’impression nostalgique que rien de nouveau ne me ferait danser. Tout sonnait un peu déjà vu ; du son électronique des 90′s from Detroit to Berlin, du bigbeat anglais, de la French Touch voire même de la transe… Je croyais trouver le salut du côté du rayon rock indépendant où je passe de plus en plus de temps depuis Bloc Party, !!! ou Clap your hands say Yeah1. Les anglais ultra « buzzés » de Klaxons m’avaient presque convaincu avec leur putain d’album qui sent bon la rage adolescente maladroite (mais décidée) de lycéens répétant dans leur local recouvert de boites d’œufs. En fait non, retour au source électroniques vingt ans plus tard avec du gros son électronique bien saturé.

Tout ce qu’il y a de plus excitant ces derniers temps est ici, sous la bannière bleue blanche et rouge. Mais il ne faudrait pas oublier que les allemands nous devancent largement pour faire la fête à Berlin, Munich ou Francfort2. Parmi les bandes de mecs sympas à suivre depuis quelques années, le duo germanique Modeselektor est toujours aussi épatant. Il ne reste plus qu’à juger samedi 17 mars à l’Omega. Ouais !

Believe it or not, la tournée mondiale de LCD Soundsystem passera à Toulouse entre deux concerts à Milan et à Barcelone, si ça c’est pas la classe ! Rendez-vous est donc pris pour le samedi 24 mars… à la salle des fêtes de Tournefeuille. On ne peut pas dire que ce soit le tapi rouge pour la crême du rock-electro from New York. Vous êtes les bienvenues quand même les gars.

Rien d’autre pour le moment. Je note simplement dans mon agenda qu’il faudra passer au Virgin le 7 mai aux aurores pour récupérer un exemplaire de « Volta », le septième opus de Björk avec des vrais morceaux de Antony Hegarty, Timbaland et Mark Bell dedans. Life is sweet.

[1] Hasard du calendrier, tous ces groupes viennent de sortir leur deuxième album. Décevant pour Bloc Party, cool pour Clap Your Hands Say Yeah et à voir pour les !!! car je n’ai pas eu le temps d’aller chez mon disquaire hier.
[2] Les espagnols aussi, mais la production musicale reste pauvre…