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You know Aspartame?

Le mot-du-jour-du-mois-dernier était “Vuvuzuela”, mais j’étais en voyage d’affaire (c’est tellement seventies) et je n’ai pas eu le temps d’écrire quoique ce soir à ce sujet. Il faut dire qu’on en était tous là, à découvrir les oreilles béantes comment ruiner une des plus importantes manifestations capitalistes sportives — une nouvelle forme d’activisme altermondialiste ? En guise d’épilogue, YouTube a intégré un nouveau bouton “ballon de foot” dans son player pour ajouter une ambiance coupe du monde à n’importe quelle vidéo. Je suis admiratif.

Mais, parce que c’est l’été, je voulais parler régime, pas football, et le mot du jour est donc “Stevia”. En particulier, la Stevia rebaudania est une plante sucrée et, comme le dit wikipedia, «Les extraits de la feuille ayant un pouvoir sucrant très supérieur au sucre, cette plante a attiré l’attention des chercheurs» …alors que les indiens d’Amérique du sud sont sur le coup depuis des siècles et que la molécule a été isolée dans les années 30 — par des français, waow. Pour faire court, la stevia est l’édulcorant du XXIe siècle : zéro calories, le goût du sucre (avec un petit arrière goût amer à corriger), compatible avec les régimes diabétiques et en plus c’est pas cher. Bref, Coca-Cola and co sont sur les starting blocks. Fini le Canderel (Remember Nutrasweet ?), on va bouffer du Rebiana™, Truvia™ et PureVia™, les noms commerciaux de la chose. Tu crois que je plaisante et que je suis léger ? Non, je te parle d’un marché qui se chiffrera bientôt en milliards de dollars d’euros. Bon, je te laisse, j’ai un pack dans le frigo (j’ai pris fraise, parce que citron c’est dégueu), je goute et je te dis ça.

Sur place ou à emporter ?

[Ce billet a été originellement publié sur janeck.net]

South Park

En ce jour de Thanksgiving, j’aurais bien aimé être aux US pour manger de la dinde farcie, de la purée de patates douces, du gâteau à la carotte et à la cannelle, de la tarte aux noix de pécan… Au moment des grâces, j’en aurais profité pour remercier le pays de la consommation toute puissante du premier amendement de m’avoir fait découvrir ce qu’est un pays où le client est roi. Il y a toujours un vendeur disponible pour t’aider, un pompiste pour faire le plein du 4×4, un agent de police pour t’indiquer le chemin et même un monsieur parcmètre pour te donner un ticket à glisser derrière le pare-brise. Alors forcément, ce modèle permet de maintenir des milliers d’emplois (précaires). Pour beaucoup (plus de 7 millions aux US, mais l’Europe n’est pas en reste), tu cumules les boulots minables et tu t’en sors pas vraiment bien, tu es un travailleur pauvre comme on dit.

En France, ça fait un moment que la plupart de ces petits boulots ont été supprimés et, pour reprendre l’énumération du début, les vendeurs, pompistes, gentils policiers et monsieurs parcmètre ont été respectivement remplacés par :

  1. personne, t’as qu’à attendre qu’un autre vendeur soit disponible.
  2. personne, t’as qu’à faire le plein tout seul.
  3. personne, t’as qu’à acheter un GPS, de toute façon les flics ne sont pas là pour t’aider.
  4. une machine à l’autre bout de la rue, donne lui de la thune et t’auras pas de PV.

Donc faut-il souhaiter plus d’esclaves pour faciliter la vie ? Ok, la réponse est dans la question. N’empêche que conserver les petits boulots (aussi pourris soient-ils), c’est conserver des emplois mexicains américains. Les remplacer par une machine, c’est participer au fonctionnement d’une industrie qui fournit du travail à plein de monde, disons que c’est l’approche française. On ne peut pas vraiment féliciter une méthode plutôt que l’autre. En plus j’en sais rien, je ne suis pas économiste.

Par contre, en temps que citoyen-consommateur, j’ai bien l’impression que l’automatisation vire de plus en plus au n’importe quoi. J’étais déjà sceptique devant les nouvelles caisses automatiques de supermarché où je dois faire la caissière pour le même prix (et c’est sans compter sur mon pouvoir de super héros qui fait que j’ai toujours un article sans prix ou dont le code-barre ne passe pas). Le niveau supérieur a été atteint avec Auchan qui me prête maintenant un pistolet-lecteur pour que je fasse mes courses. En gros, je scanne mes articles au fur et à mesure que je les mets dans le panier. Donc non seulement je fais la caissière et je me trimbale avec un gun en plastique, mais en plus j’ai l’impression de faire l’inventaire du magasin.

Dernier exemple en date, je suis allé au MacDo hier (bouh, pas bien, mais bon j’étais malade tu vois et j’en avais marre de manger boire de la soupe). C’était une commande à emporter, donc le principe est simple : j’arrive au comptoir, je parle avec Cindy et son badge Je m’appelle Cindy et je suis en formation, je paye et je repars avec mon petit sac en papier 100% recyclé. Bref, le gros de la transaction se fait avec un être humain. En vrai, Cindy m’a demandé de passer ma commande sur l’écran en me montrant du doigt un mur de bornes tactiles SNCF (mais beaucoup plus petites, ils ont moins de place que dans un hall de gare chez MacDo). Je me suis exécuté sur la borne Easy Order : Menu > Maxi Best Of > Savoury > Potatoes > Ice Tea > Valider > Insérez carte > Tapez code > Impression en cours > Allez récupérer votre commande numéro 353. Quelques secondes plus tard, j’ai entendu une voix qui appelait mon numéro. J’ai tendu mon ticket au comptoir en échange d’un sac en papier. Cindy m’a dit au revoir et s’en était fini. Je suis ressorti abasourdi. Temps total passé chez MacDo : à peine plus d’une minute et 3 phrases échangées avec un humain : Utilisez une borne, Numéro 353 et Bonne soirée.

Il est donc là le MacDo du futur : même plus besoin de se faire chier à embaucher des étudiants-sans-le-sou pour tenir les caisses, une armée de pakis en cuisine suffira. Christophe Poirier, directeur marketing de KFC France dit avec ces bornes, nos clients ont l’impression d’être plus libres. Personnellement, j’ai plutôt l’impression d’être encore plus un gros connard qui méprise des employés sous payés en les reléguant de manière flagrante au rang de machine-outil. Si j’ai fait l’effort de lever mon cul du canapé au lieu d’appeler pour me faire livrer, c’est pas pour rien non plus. Moi j’aime bien les aléas du fast food et l’attente passée à écouter les conneries des gens qui font la queue. Même plus le plaisir de blaguer avec la serveuse (qui n’en a rien à foutre ?) Ne reste plus que le goût unique du burger industriel. Et merde.

Source: McDonald’s et Quick s’attaquent à l’affluence des heures de pointe in Le Figaro du 21 janvier 2009.
Image: South Park Jay Leno Short in The Tonight Show Nov 1997.

What do you want to eat today?

J’ai cru que c’était un gag… même pas en fait ! Je cite :

Plus rapide, plus simple, plus sûr que jamais pour une navigation 100% plaisir ! Pour fêter cet évènement, Windows, en partenariat avec Speed Rabbit Pizza vous invite à déguster la pizza Internet Explorer 8 en édition limitée jusqu’à fin septembre. La pizza IE8 : 8 parts, 8 ingrédients, 8 euros. Avec Internet Explorer 8, vous allez dévorer le Web !

Source via Embruns.

Châtaigne d’eau kesako ?

J’adore la cuisine asiatique en général mais j’ai toujours un peu peur quand il s’agit de passer aux fourneaux : la liste des ingrédients prend toute la page et on n’en connaît pas la moitié ! En l’occurrence, ce plat de nouilles sautées avait vraiment l’air bon et surtout il comptait beaucoup moins d’ingrédients inconnus… à part peut être les châtaignes d’eau. J’ai donc pris mon courage à deux mains pour aller au supermarché asiatique acheter ce truc qu’ils ont et qu’on a pas. Ça en valait la peine puisque j’ai rarement été aussi satisfait d’un plat chinois cuisiné par mes soins. Il n’empêche que la boite est effrayante (Y-a-t’il un graphiste chez les frères Tang ?) et il ne faut surtout pas s’arrêter à la photo de cet oignon marronasse car une fois ouverte, on découvre un “truc” qui ressemble effectivement à une châtaigne, sans les stries. Au final, la châtaigne d’eau ce situe à mi-chemin entre les pousses de bambous et le cœur de palmier… donc l’intérêt gustatif est plutôt limité. Par contre, elle a cette particularité de rester très croquante après cuisson et de contribuer à un génial mélange des textures. Alors si jamais vous vous trouvez dans la même situation que moi, je ne vous dirai qu’une chose : n’ayez pas peur !

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Y’en a un peu plus, je vous l’mets quand même ?

Nous sommes fièrement retourné au magasin pour leur faire part de leur erreur informatique. Avaient-ils confondu mes condiments avec un sac de noix de saint jacques ? J’étais prêt à cracher mon venin mais non, la machine avait raison… Le prix de l’essence ne m’inquiète pas plus que ça. Par contre, l’échalotte à 19 euros le kilo, là je commence à paniquer.

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Note pour plus tard qui n’a rien à voir. Voilà, c’est écrit sur les boites d’œufs, enfin au moins sur celle que j’ai acheté.

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Je me suis pris une crise de fou rire devant une pub TV pour du surimi. On y voit des batonnets qui nage dans la mer comme un banc de poisson. Coïncidence, ce même sujet a inspiré l’excellent Boulet.

Red Bull is Red Bull but they call it Le Red Bull

Après plus de vingt années d’interdiction, le 16 mai 2008 voyait la Red Bull débarquer en France. Les fêtards de l’hexagone se réjouissaient mais, très vite, c’était déjà la gueule de bois avant même d’avoir pu y mélanger la moindre goutte de vodka. Tel un Canada Dry, la Red Bull française avait tout de sa grande soeur, en apparence. Car en lisant les inquiétantes petite lignes des ingrédients, la surprise était de taille : moins de caféine, exit la taurine et le glucuronolactone. Fin des réjouissances.

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Parlons peu mais parlons bien. L’intérêt de la Red Bull, c’est son incroyable goût tagada, certes, mais surtout le mélange avec la vodka qui maltraite le corps humain à coup de «je suis saoul, mais je suis super excité». Bref, un savant mélange qui permet d’aller jusqu’au bout de la nuit dans un état second plutôt jouissif. Ouais, de la drogue quoi, mais légale.

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Le problème de la red bull française, c’est un sentiment de contrefaçon. Une arnaque négociée avec le ministère de l’Économie et des Finances qui nous permet d’acheter un pur produit de la mondialisation (quoiqu’on pourra relever ici l’incroyable histoire de la Red Bull dont toutes les canettes sont fabriquées en Autriche) mais différent des autre pays. Et puis finalement non, un dernier accord est arrivé et la vraie Red Bull sera dans nos rayons courant juillet, le temps d’écouler les derniers ersatz 100% français et bientôt collectors. Notre boite métallique devrait quand même afficher pas mal de messages d’alerte dont un superbe «ne pas mélanger avec de l’alcool»… Ah ah ah !

Vintage banana

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Bordel, j’ai envie de poster plein de trucs mais j’ai pas 5 minutes avec cette vie de business men… Quelle angoisse ! Cela étant, je l’aime vraiment bien cet autocollant. En plus, je ne l’avais encore jamais vu. Et puis comme toujours, grâce à la magie d’internet, je découvre de véritable psychopathes de la banane