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If it’s a funeral… let’s have the best funeral ever

Début 2011, j’ai essayé d’obtenir une place pour le dernier concert de LCD Soundsystem à New York, en vain. Certes, je peux me prévaloir (comme les chewing-gum) de les avoir vus en concert 5 fois auparavant (oui, je radotais déjà ici, ici et encore ) mais une fin n’ai jamais programmée et un groupe se termine normalement par un suicide ou une overdose, pas avec avec un concert mythique au Madison Square Garden. La séance de rattrapage pour les milliers de fans comme moi passait par la case cinema avec la projection du film-concert-documentaire Shut Up and Play the Hits.

Voilà pour l’introduction formelle. En vrai, je rentre du cinema à l’instant et j’ai les joues tirées par mes larmes séchées. L’impression d’avoir vécu une fin, une vraie, pas comme ces films qui laisse une porte ouverte pour une éventuelle suite. James Murphy, le leader du groupe, annonce, prépare et met en scène son enterrement. Au delà du coup marketing (ou alors il brille vraiment dans l’art de la manipulation), il apparait comme le mec normal qu’on soupçonne tous depuis son premier single. Ce mec est talentueux, fan de musique, il n’est pas là pour être une star mais juste pour vivre une expérience avec ses amis et son public comme il l’a si bien fait depuis 10 ans. Le résultat est puissant, barré, drôle, triste.

Les hits s’enchaînent, entrecoupés du quotidien de Murphy avant et après le concert. Musicalement c’est un régal. J’ai redécouvert I’m losing my edge et pleuré ma race sur All my friends. La bonne surprise (spoiler inside) ne revient pas au New York I love you qui clôt le concert mais plutôt au thème de Twin Peaks qui le précède (oui oui, tu as bien lu). Bref, ce billet n’est sans doute pas très intéressant, je suis juste sous le coup de l’émotion, mais putain, si tu peux, va le voir… au pire, attends le 8 octobre pour la sortie DVD.

Le before dans ton fauteuil

J’ai mal au dos et au cou, j’ai transpiré, je suis fatigué et j’ai envie de sortir. Bref, je rentre d’un excellent concert… sauf qu’en fait je reviens du cinéma, j’ai vu un film… pire, j’ai vu un Blue-ray sur grand écran. Ça s’appelle Don’t Think et c’est visiblement passé inaperçu à en juger par les 10 personnes présentes dans la salle. Enregistré au Fuji festival de 2011, ce film ne fait même pas l’effort scénarisitique/documentaire d’un Part Of The Weekend Never Dies ou d’un A Cross The Universe et se contente de filmer 90 minutes de live des Chemical Brothers. Sauf que, pour ceux qui n’ont jamais vu le duo britannique en concert comme pour les fans, “Don’t Think” est un bonheur pour les yeux et les oreilles. Chaque morceau donne irrésistiblement envie de se lever pour danser jusqu’au matin – quelle frustration d’être dans un fauteuil…

Les visuels sont bien connus et mélangent les classiques (les robots, le clown un peu flippant…) avec la brillante création du dernier album “Further” (un DVD accompagnant l’édition spéciale). Niveau musical, les chemical se risquent à un megamix qui, sans égaler les 2 Many DJs ou le “Alive” des Daft Punk, est complètement jouissif. Il permet de réaliser a quel point ces presque 20 années d’activités ont été riches en tubes. On oubliera l’insupportable “Horse Power” et le médiocre inédit “Flashlight” pour se délecter des classiques “Hey Boy Hey Girl”, “Black Rockin’ Beats” ou “Escape Velocity” (oui, c’est déjà un classique). Cerise sur le gâteau, le morceau éponyme et inédit “Don’t Think” s’annonce comme un putain de titre que YouTube peine à retranscrire.

Bref, tu te doutes bien que je suis en ce moment même en train d’écouter les Chemical et que je crache tout mon enthousiasme sur ce billet parce que je n’ai personne avec qui le partager. Donc, pour faire court, va voir les Chemical en concert et si jamais ça passe près de chez toi, va voir “Don’t Think” mais ne fait pas comme moi : pas un mercredi, pas tout seul, et prevois de sortir après.

Siestes électroniques 2010

Pas encore remis de l’édition 2010 des siestes électroniques et j’ai encore envie de déclarer mon amour au meilleur festival de musique. Ayant raté toutes les soirées (merde, il y avait Pantha du Prince et Joakim), je suis donc revenu à l’essentiel : les après-midi à la prairie des filtres. J’étais distrait samedi car à peine sorti de l’avion mais dimanche, ahhh dimanche, j’ai enfin vu Chateau Marmont en live, découvert l’excellent duo anglais Mount Kimbie et apprécié le talent de la moitié de Junior Boys. Du soleil, 3 gouttes de pluie, de l’herbe verte et les amis. Formidable.

Siestes electroniques

Siestes electroniques

Siestes electroniques

Siestes electroniques

Siestes electroniques

Siestes electroniques

Siestes electroniques

Siestes electroniques

Falling in love (again) with James

Samedi 8 mai 2010, je viens de réaliser que je vais voir LCD Soundsystem pour la cinquième fois en concert. Acte manqué qui trahi mon adoration pour la musique de James Murphy, compositeur de talent et chanteur aux cordes vocales cassées. En y réfléchissant bien, LCD fait partie de ces rares artistes qui savent mixer le rock et l’électronique; qui m’ont fait aimer la guitare, moi qui vomissais le rock dix ans plus tôt. Le tout en deux albums seulement …trois si on compte la bande-son pour Nike 45:33 …quatre avec la BO de Greenberg …cinq si on ajoute le nouvel opus tout juste sorti hier. James Murphy est un homme orchestre (cf. les crédits à la fin de chaque album) qui explose en live lorsque, accompagné de vrais musiciens, il envoie le meilleur de sa musique. Cette soirée au Bataclan n’a pas dérogé à la règle et, après une excellente prestation de Yacht en première partie, nous avons dansé 100 minutes avec LCD. À la sortie, mes vêtement trempés de sueur et mon large sourire suffisaient à exprimer mon bonheur.




Playlist de mémoire:

  • Us V. Them
  • Drunk Girls
  • All My Friends
  • Losing My Edge
  • Daft Punk Is Playing At My House
  • I Can Change
  • Someone Great
  • Tribulation
  • Pow Pow
  • Movement
  • Get Innocuous
  • Yeah
  • New York, I Love You

My 00′s (Best of)

[Ce billet a été originellement publié sur janeck.net]

On était en pleine discussion au resto. Je parlais d’un vieux truc de 2000 et j’ai dit quelque chose comme Ouais enfin y a 10 ans quoi ! Je me serais tiré une balle dans le pied que j’aurais eu moins mal. J’ai donc (enfin) réalisé que le bug de l’an 2000 et le nine-eleven allaient bientôt faire partie de la précédente décennie. Déjà que j’avais du mal avec l’expression au siècle dernier… Bref, j’en ai donc profité pour faire mon best of des années zéro parce que c’est un peu l’incontournable de fin d’années depuis que Canal+ a inventé le concept il y a plus 20 ans. Tu t’en souviens ? C’était au siècle dernier, à l’époque où la chaîne du porno et du foot était signe extérieur de richesse. Joyeuses fêtes et à l’année prochaine.

Laurent Garnier Unreasonable Behaviour (2000)

En 2000, le maître Garnier présentait l’album qui sera son dernier véritablement techno. Un bijou désormais culte. Morceau choisi : The Man With The Red Face, en studio, en remix ou en live, comme tu veux !

NTM NTM Live (2000)

NTM en live, c’est un mélange entre le coup de boule et le coup de cœur. Bien qu’enregistré en 1998, la dernière grosse tournée des mecs de Saint Denis sort deux années plus tard. Morceau choisi : That’s My People pour faire calin avec Joey.

Underworld Everything, Everything (2000)

Le duo anglais des années 90 s’est enfin décidé à sortir un album live en 2000. Disponible en CD et, encore mieux, en DVD, ce live restitue avec fidélité l’incroyable énergie qui émane de leurs concerts. Le meilleur anti-dépresseur de la décennie ! Morceau choisi : Rez/Cowgirl parce que si t’étais au Sonar en 2003, tu comprendras.

Air 10,000 Hz Legend (2001)

Pas facile de succéder au mythique Moon Safari. Air a pourtant réussi à accomplir ce qu’on attend tous d’un second album: ne pas reproduire le premier tout en sachant en extraire l’essence qui caractérise la marque de fabrique du groupe. Morceau choisi: le cultissime Electronic Performers.

Gorillaz Gorillaz (2001)

Le concept groupe/animé/bd Gorillaz fait partie des rares qui ont su réinventer le rock. Même si l’on a beaucoup trop entendu l’excellent Clint Eastwood, cet album reste exceptionnel. Cerise sur le gâteau, son petit frère Demon Days sorti en 2005 réussi à faire aussi bien, si ce n’est mieux. Morceau choisi : Sound Check (gravity) parce que le trip-hop c’était quand même vachement bien.

Mirwais Production (2001)

Mirwais pourra se vanter d’avoir inventé le son électro des années 2000… avant de se faire tout pomper par Madonna. Beaucoup trop entendu, son unique album solo n’en reste pas moins génial. Putain les mecs, on était en 2001 quoi ! Morceau choisi : t’es plutôt Disco Science ou Naive Song ?

TTC Ceci n’est pas un Disque (2002)

On aime (ou pas) les voix on-ne-peut-plus reconnaissables de Tékilatex, Tido Berman & Cuizinier. N’empêche que cet album explose les frontières du hip-hop. Par la suite, 3615 TTC est moins convaincant mais amorce le virage électro que concrétise le génial Bâtards Sensibles. Morceau choisi : De pauvres riches sans hésiter.

Miss Kittin Radio Caroline Volume 1 (2002)

La seule compilation de cette sélection. Un mix parfait pour voyager, dormir, faire l’amour, monter, descendre… Je l’ai écouté des centaines de fois, partout. Morceau choisi : Paz Suite 4 pour l’adorable accent frenchy de Kittin.

Danger Mouse The Grey Album (2004)

Il fallait au moins le talent de Danger Mouse pour me faire aimer les Beattles. Mission accomplie avec ce fantastique Grey Album qui mixe donc le White Album des anglais avec le Black Album de Jay-Z. Immédiatement retiré du commerce pour des histoires de droits, internet a heureusement su donner une seconde vie à ce bijou du mashup. Morceau choisi : Dirty Off Your Shoulders.

Soulwax Any Minute Now (2004)

Merci les belges pour ces 10 dernières années parce que franchement, entre 2 Many DJs, Soulwax, Radio Soulwax et Soulwax Night Version… Enfin j’veux dire… Waow quoi ! Morceau choisi : Krak pour tout défoncer chez toi ou ailleurs.

!!! Louden Up Now (2004)

Je remercie personnellement les New Yorkais de Chick-Chick-Chick (ou whatever) pour m’avoir fait aimer la guitare électrique. C’était pourtant pas gagné. Morceau choisi : Me and Guiliani by The Schoolyard ou 9 minutes de bonheur.

Bloc Party Silent Alarm (2005)

Une batterie déchainée et une superbe voix posée sur un rock violent mais propre qui tire parfois vers l’électro. Ma plus belle révélation des années 2000. Morceau choisi : Like Eating Glass pour commencer bien sûr.

LCD Soundsystem LCD Soundsystem (2005)

James Murphy est mon héro, LCD Soundsystem est son groupe (et son premier album aussi). Génial double-album plein de tubes sorti en 2005. Même topo en 2007 avec Sound Of Silver. Morceau choisi : Yeah (Crass Version).

Vitalic OK Cowboy (2005)

T’as déjà vu Vitalic en live ? Bon alors tu sais pourquoi ! Morceau choisi : c’est forcément La Rock 01.

CSS Cansei De Ser Sexy (2006)

Des filles qui font du rock-électro, on en a eu plein, mais les brésiliennes de CSS le font vraiment très bien, et puis c’est tellement drôle ce qu’elles racontent. Morceau choisi : Alala, l’original ou le remix de Princess Superstar.

Hot Chip The Warning (2006)

Hot Chip est pop, électro, léger et drôle. Un son parfait, toujours entraînant comme il faut avec en plus, une superbe voix. Ce deuxième album est le meilleur. Morceau choisi : le tube Over & Over.

Phoenix It’s Never Been Like That (2006)

Si j’avais été au collège, je pense que j’aurais été complètement fan de Phoenix. Cet album est un peu celui de la maturité comme on dit aux Inrocks. Le son est toujours le même mais la production est impeccable. Et c’est encore mieux en concert ! Morceau choisi : North si t’aimes bien les instru, sinon Sometimes in The Fall.

Daft Punk Alive 2007 (2007)

Comme disait TRAX, Daft Punk live en 2007, c’était se surprendre à adorer, mieux, à trembler d’émotion, sur les morceaux d’un « Human After All » que nous pensions ne pas aimer. Je trouve rien de mieux à dire. Morceau choisi : non non, faut écouter le live en entier.

Digitalism Idealism (2007)

La grosse claque venue d’Allemagne avec ce premier album parfait. Chaque morceau peut enflammer le dancefloor à lui seul. Morceau choisi : Pogo évidemment.

Justice (2007)

Si je pouvais refaire l’histoire, je ferais croire que Justice est en fait le deuxième album de Daft Punk. Tout le monde m’aurait cru. Morceau choisi : Phantom Part 2 remixé par Soulwax, sinon DVNO.

Radiohead In Rainbows (2007)

Je suis tombé amoureux de Radiohead avec Kid A. L’année d’après il y a eu le magnifique Amnesiac puis le sous-estimé Hail To The Thief. Radiohead clos la décennie avec le sublime In Rainbows. Ca va être difficile de faire mieux. Morceau choisi : Jigsaw Falling Into Place.

Metronomy Nights Out (2008)

Beaucoup d’instru pour ce petit groupe anglais qui, sans prétention, a réussi à faire le meilleur album de 2008. Un savant dosage de rock, pop et électronique pour un résultat léger et complètement jouissif. Morceau choisi : On Dancefloor.

Animal Collective Merriweather Post Pavilion (2009)

C’est le renouveau du folk parait-il. En plus, avec Animal Collective, ça vire expérimental. Ce n-ième album est un peu barré et complètement envoutant. Morceau choisi : Guys Eyes.

Warp turns 20

Warp Records fait partie de ces labels qu’on n’oublie pas; parce que chaque artiste de l’écurie a su me transporter le temps d’un jour, d’une soirée ou d’une nuit. La liste des titres qui ont marqué ces 20 dernières années serait trop longue et certainement pas exhaustive. Ma liste est plus courte, plus classique aux vues des artistes éclectiques que compte le label britannique à son impressionnant catalogue. Elle est là, juste en dessous (dans le désordre), et vous pouvez en faire autant sur warp20.net. Ça ne sert pas à grand chose, juste à (re)découvrir pas mal de morceaux cultes (profitez-en puisqu’ils sont tous écoutables en ligne) et à participer à l’élaboration d’un disque anniversaire. Aphex Twin en sortira forcément gagnant même si mon coeur balance plutôt pour !!! et LFO, of course. Happy Birthday Warp and keep on playing good music.

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I don’t buy DVDs (part 2)

Justice – A Cross The Universe

Le nouveau CD live de Justice est accompagné d’un DVD (ou l’inverse) contenant 60 minutes de documentaire signé Romain Gavras, So-Me et Justice. On y suit la deuxième tournée nord américaine du duo français pendant quelques 60 minutes. Le résultat est donc forcément sélectif et en l’occurrence plus que douteux. Qu’apportera ce film aux jeunes fans du groupe ? Au pire, une vision excessive de deux jeunes grisés par le succès. Au mieux, certaines midinettes seront séduites par les excès rock’n roll du duo parisien — de quoi parfaire le plan marketing du groupe. Qu’en penseront les fans de l’album ? Pas grand chose, si ce n’est que le groupe n’a rien à dire (dans ce documentaire) et qu’il est parfois bon d’apprécier l’œuvre sans trop s’attarder sur l’auteur. Et fort heureusement, le CD du live enregistré à San Francisco est absolument fantastique et justifie à lui seul l’achat du coffret.

Au delà du jeu de mot facile, A CROSS THE UNIVERSE pose une fois de plus la question du travail de Romain Gavras. Non content de la polémique qui a entouré la sortie de son clip Stress, le co-fondateur de Kourtrajmé abuse du montage MTV pour (re)construire une histoire qui fout plutôt mal à l’aise. Tel un journaliste de TF1 amené à pondre un sujet de 40 secondes sur les banlieues chaudes, Gavras use des mêmes artifices pour nous montrer… Ah oui tiens, pour nous montrer quoi au juste ? Un manager à l’inquiétante passion pour les flingues, un Gaspard accroc aux putes jeunes admiratrices et un Xavier éclatant une bouteille d’alcool sur la tête d’un fan agressif. La belle équipe ! Le traitement du thème de la violence est intéressant quand on le compare au PART OF THE WEEKEND NEVER DIES de Soulwax où Nancy Whang (LCD Soundsystem) explique rapidement que You know, there is always some incident […] and the crowd goes crazy, tearing out their eyeballs and their hair, punching each other in the face, puis nous montre un fan un peu amoché en guise d’illustration et l’affaire est bouclée. Évidemment, Gavras, lui, en fait des tonnes et préfère s’éterniser sur une anecdote pour nous montrer (démontrer?) comment tout peut rapidement partir en quéquette lorsqu’on est bourré, la main en sang désinfectée au whisky avec un gun dans le pantalon et 10000 fans autour… Ouais, forcément, ils n’avaient pas mis les chances de leur côté.

Le problème, c’est que là où Johnny Deep était brillant dans Las Vegas Parano, là où Poelvoorde était fantastique dans C’est arrivé près de chez vous, Justice et (surtout) leur manager antipathique sont pénibles et on aimerait presque que quelqu’un (au hasard le manager) meure vraiment à la fin, histoire de justifier cette descente aux enfers dans l’Amérique puritaine décomplexée au son de la nouvelle French touch. Ça aurait pu être marrant (et ça l’est par moment), mais à vouloir être subversif (en vain), on pourrait presque reprocher aux réalisateurs un certain conservatisme. Non mais sérieux Romain (et les autres), qu’est-ce que t’essayes de nous dire ? Que le succès monte à la tête ? Les Etats-Unis sont un pays de contraste ? Les jeunes ne savent pas s’amuser sans excès ? S’il te plaît, la prochaine fois, dis-moi quelque chose que je ne sais pas déjà.


La parole est à l’accusé avec 2 heures d’interview de Justice, de Romain Gavras et de sélection musicale plus ou moins pointue sur France Inter le 29 novembre dernier et aussi en vidéo chez Taddeï dans Ce soir ou jamais.

Illustration : image extraite du DVD A CROSS THE UNIVERSE

I don’t buy DVDs (part 1)

Soulwax – Part Of The Weekend Never Dies

OK, donc pour commencer, Soko nous explique en images la différence entre 2 many DJ’s, Soulwax, Soulwax Nite Versions et Radio Soulwax. James Murphy/LCD Soundsystem est un peu responsable du mythique NY Excuse que Justice confesse avoir méchamment samplé. Comme toujours, Busy P n’est pas très loin. Masaya (de Kitsuné) rode dans le coin et compare le son Soulwax à la fraise du dentiste. Tiga fricote avec les frères belges pour compenser son rêve manqué de monter un groupe. Peaches est alcoolique une vraie fan de Soulwax et Digitalism est (sont) trop dégouté(s) de ne pas avoir eu droit a son (leur) remix…

Plus efficace qu’une red bull1, le cd/dvd PART OF THE WEEKEND NEVER DIES m’a tiré d’un endormissement certain (vu mon état). Le montage est fantastique – avec une seule caméra – et donne furieusement envie de voir (re)venir l’été et la saison des festivals. Tourné aux quatre coins du monde, ce docu musical donne tour à tour envie de claquer sa thune en pass pour tous les concerts du groupe, de se mettre à la batterie, d’être pote avec les mecs les plus cools de la planète, de faire l’amour à Tiga, d’acheter un bus ou de s’installer à Berlin. Cerise sur le gâteau, on comprend enfin pourquoi This is the excuse that we’re making. Is it good enough for what you’re paying?. Un bon remède contre le froid et la Crise2. RDV sur le site web de Soulwax pour se mettre l’eau à la bouche avec douze samples à consommer sans modération.

[1] Sans majuscule car c’est devenu un nom commun, non ?
[2] Crise is a trademark of La world company.