Tag Archives: toulouse

Bon vent connard

Donc je suis au Texas, mais avant d’écrire ce nouveau chapitre, il a fallu tourner la page toulousaine. Onze années dans la ville rose, dont six au penthouse. Je ne te parle pas de toutes ces teufs, tu y étais, et ce blog témoigne (un peu) de nos (trop nombreuses) nuits agitées. Il y avait donc une soirée de clôture et, si tu n’étais pas là, je m’excuse mais tu n’étais pas dispo ou alors tu n’étais pas invité – mais c’est pas moi qui gérait la guestlist. Le soleil a fait le tour de l’horizon. C’était parfait. Je t’épargne l’album facebook mais tu sais que je t’aime très fort quand même.

Siestes électroniques 2010

Pas encore remis de l’édition 2010 des siestes électroniques et j’ai encore envie de déclarer mon amour au meilleur festival de musique. Ayant raté toutes les soirées (merde, il y avait Pantha du Prince et Joakim), je suis donc revenu à l’essentiel : les après-midi à la prairie des filtres. J’étais distrait samedi car à peine sorti de l’avion mais dimanche, ahhh dimanche, j’ai enfin vu Chateau Marmont en live, découvert l’excellent duo anglais Mount Kimbie et apprécié le talent de la moitié de Junior Boys. Du soleil, 3 gouttes de pluie, de l’herbe verte et les amis. Formidable.

Siestes electroniques

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Le mardi c’est homophobie

Dimanche, c’était la journée internationale de lutte contre l’homophobie. La mairie de Toulouse a profité de l’occasion pour afficher des 4×3 aux accroches tellement vraies du genre Les lesbiennes, ça me dérange pas tant qu’elles ne le montrent pas et Les gays, ça me dérange pas tant qu’il n’y en a pas dans ma famille. Bien vu.

Pendant ce temps, l’association Contact organise le deuxième printemps de lutte contre l’homophobie dont j’ai beaucoup aimé le visuel. Les créatifs avaient sans doute comme contrainte de trouver une photo avec des homos, certes, mais dans un environnement local. Le résultat m’a bien fait rire. Rien de significatifs pour les lesbiennes. Par contre, pour les gays, l’un des deux tient un ballon de rugby et l’autre arbore une superbe chaine en argent par dessus le t-shirt, le tout sur le joli fond champêtre d’un vignoble. C’est effectivement très sud-ouest !

Cirque privé

20 ans que j’aime la voix de Neneh Cherry. Plus de 10 ans qu’elle n’a pas fait d’album. Surprise en 2006 avec Laylow, premier album du groupe cirKus où la belle suédoise est venue poser sa douce voix sur les chansons de son mari, sa fille et son petit ami. Une histoire de famille qui a bien tourné puisque ce premier album posait les bases d’une pop sensuelle et mélancolique aux accents trip-hop. Il y a deux semaines, le deuxième album Medicine arrivait dans les bacs et cirKus entamait sa tournée, dans la foulée.

Un mardi soir au Bikini, le groupe est au complet, la salle l’est beaucoup moins, mais on sent bien que les premiers rangs ne sont pas remplis de gens venus là par hasard. En témoigne les cris et applaudissements passionnés qui accompagnent l’assombrissement de la scène. Les morceaux se déroulent et chaque titre apporte sa petite surprise. L’introduction permet d’apprécier la voix enigmatique de Burt Ford (le mari) quelques mètres devant nous. Le gentil Johnny iCon est l’occasion pour Lola Moon (la fille) de faire partager sa voix ennivrante de lolita. Karmil (le copain de la fille, c’est bon vous suivez ?) calme tout le monde depuis le début, entre un set hystérique à la guitare, des énormes beats (Hardly Breathing) et un superbe accompagnement aux platines pour Laylow et ses scratchs qui n’en finissent pas. Neneh Cherry n’arrête pas de danser, sauter, hurler et il faudra attendre le deuxième rappel avec le formidable You’re such an asshole pour profiter pleinement de sa voix en solo. Chaque morceau se dévoile avec un plaisir que seul le live apporte. Les instruments sont clairs, le son est parfait — comme toujours, merci le Bikini. Chacun pose sa voix sur l’autre avec un plaisir palpable. Neneh Cherry est décidément bien bavarde et ne manque pas une occasion de nous raconter sa journée toulousaine visiblement très agréable. Le temps de faire le tour quasi complet des deux albums et, un instant ou une éternité plus tard, cirKus a conquit le public bien plus expressif qu’à son habitude; preuve s’il en fallait qu’au delà de deux superbes albums pas forcément inoubliables, cirKus est avant tout une histoire de génie et de talents.

Quelques morceaux en écoute sur le myspace de cirKus. Et surtout, ne ratez pas le session acoustique enregistrée en 2006 pour Vox (RIP).

Adam Kesher is great (but short)

Samedi soir c’est sortie pour les jeunes aux cheveux longs avec appareil dentaire et jean slim. Papa et maman attendent sagement les futurs bacheliers dans le Scenic sur le parking, mais ils ne savent pas que leur progéniture “pogote” gentiment au premier rang. De vrais rebelles en herbe qui ne feront jamais la révolution — pas plus que ma génération. Kevin commande un sandwich en triangle au bar tandis que Cindy reprend du coca. Ouah, le public des concerts rock est de plus en plus subversif on dirait. Les vieux se tiennent à 20 mètres de la scène. Ils sont cons car big et moi sommes allés tout devant avec les ados et c’est drôle. Fin de l’entracte, le concert commence et déjà un bout de scotch pour rafistoler une prise jack, un premier morceau Attractions, un instrument qu’on n’entend pas, d’autres très bons morceaux, un clavier qui ne répond plus, Local Girl et très rapidement le concert est avorté pour raison technique sur un dernier et fantastique I wanna bark (à écouter sur leur myspace). À moins qu’ils aient craqué devant le spectacle des groupies boutonneuses du premier rang, va savoir. C’est pas grave (mais c’est frustrant), parce qu’ Adam Kesher n’en reste pas moins énorme sur scène. Un truc fantastique qui ne ressort malheureusement pas avec autant d’énergie en studio et c’est bien dommage pour tous ceux qui ne les ont jamais vus en live. Courez-y (et gageons que vous aurez plus de chance que moi ce soir là).

Adam Kesher au Phare à Tournefeuille, photo pourrie et mal cadrée made in my iPhone.

Any plan for New Year’s Eve?

“Tu fais quoi pour le nouvel an toi ?”. Attends, ça veut dire quoi ça ?… T’as pas de plan et tu voudrais t’incruster ? T’as un super plan et tu veux faire l’intéressant ? Le nouvel an, c’est ni plus ni moins qu’une soirée comme toutes les autres sauf que l’on veut tellement qu’elle soit géniale qu’elle est souvent très chiante.

in Newsletter Radio Nova lundi 22 décembre 2008

Mon département depuis 2000 [MàJ]

Ma boulangère est tellement sympa qu’en plus du bon pain, elle me propose des cartes postales publicitaires et des flyers. Hier, j’ai même eu droit à un autocollant pour décorer ma voiture, youpi ! Bon en même temps j’ai de la chance, certains départements ont fait pire…

MàJ : Bravo les cul-terreux, vous avez gagné votre combat à la con. À lire chez gawoul et benzeone.

Toulouse sous les bombes

Y avait du bobo, du rugbyman, de l’étudiant et du dreadlocks, pas franchement le public wesh de NTM, mais ça sentait quand même méchamment l’herbe et pas que sur passe passe le oinj. Kool Shen & Joey Starr ont 40 ans et un charisme fou; ils assurent vraiment. On ne peut pas en dire autant du public tout mou qui se croyait à l’opéra dixit Joey. Les deux compères ont eu leur passage solo avec Un ange dans le ciel (où Joey viendra faire câlin à un Kool Shen tout triste) et Carnival (qui durera 15 bonnes minutes). Mais on retiendra surtout l’incroyable énergie des classiques (toute leur discographie en fait !) avec une mention spéciale pour le deuxième et dernier rappel qui mixe le Smell Like Teen Spirit de Nirvana au mythique Seine-Saint-Denis Style.

C’était le cadeau d’anniv du ben mais le mien un peu aussi, merci monique !