Pas facile d’habiter chez les riches

La première fois que j’ai reçu un courrier de la mairie, c’était en 2005. DousteBlaBla y annonçait fièrement la fermeture du Mix-Art Myris rue de Metz. Ce squat accueillait des artistes plus ou moins doués dans le cadre du magnifique Grand Hotel. Le lieu était sympa, on pouvait y boire des bières à 1 euro en rencontrant des étudiants et des punks-à-chiens au son d’une musique improbable. Évidemment, pendant que je voyais là une animation bienvenue au milieu d’un quartier coincé, la municipalité maudissait cette horde de rebut de la société qui causait des problèmes de voisinages… mais ça reste encore à démontrer.

Trois ans plus tard, le Grand Hotel attend toujours d’être rénové1, la municipalité est passée à gauche et je reçois mon deuxième courrier. Trois feuilles A4 pliées dans une enveloppe distribuée à tout le quartier pour communiquer sur un problème fondamental. Jugez par vous-même…

[1] MàJ : Et j’apprends à l’instant que les travaux débutent le mois prochain.

LAST MINUTE PARTY

2

  • 1 panier de légumes, crevettes, lardons, fromage, tortellini
  • 6 pâtes brisées
  • 1 saladier de guacamole et ses tortillas
  • 4 boites Haribo
  • 16 bouteilles de vin
  • 6 bouteilles de champ
  • 5 bouteilles de vodka
  • 32 Red Bull
  • 26 bières
  • 6 Tetra Brick de jus de fruits
  • 8h15m49s de MP3 (soit 953 Mo)
  • 1 ampli monté jusqu’à -10dB
  • 27 ami(e)s fantastiques dont 3 4 merveilleuses cuisinières co-locotaires d’un week-end
  • 1 hôte comblé, merci !

VRB

Ouais ouais bon ok, y a peut être des trucs pas très clairs dans la Red Bull parce que là je me remets à peine de la soirée de samedi, celle avec les gens ennuyeux de l’UMP, mais heureusement y avait aussi mes amis – vous en tirez les conclusions que vous voulez – auxquels j’ai dit n’importe quoi jusqu’à 5h du matin en matant ce petit %&#! de Poitreneaud qui a eu le culot de relevez son t-shirt devant moi pour me rappeler que mon boulot à moi, c’est d’avoir le cul sur une chaise, pas de s’entraîner huit heures par jour. N’empêche que je descends à peine. Pourtant j’vous jure m’sieur l’agent, j’étais clean !

VRB = Vodka Red Bull, merci Fedex !
Image from cyberfrance

Réveil difficile ?

Acte 1. Trop la classe, je suis sur la guest-list. Dommage pour moi, je ne l’ai su qu’après avoir payé mon entrée. Je pourrais poster ça sur Vie de Merde !

Acte 2. Le lendemain matin, je me fais réveiller vers 11h par LeBig. Je n’avais dormi que 4h mais c’était suffisant pour oublier que j’avais invité 8 ami(e)s à déjeuner. Vingt minutes plus tard, j’étais frais et dispo en train de faire mon marché. Mais qu’est-ce qui m’arrive ?

Acte 3. Ce matin, je me suis fait réveiller par un violent bruit d’explosion. C’est un peu tôt pour les commémoration d’AZF (il faut que j’arrête avec ce genre de blague car il semblerait que je sois le seul toulousain à en rire…) Aux dernières nouvelle, la Dépêche parle d’une onde de choc consécutive au passage d’un avion à réaction mais ça reste à confirmer. En tout cas, moi je confirme, ça marche super bien comme réveil.

Note: Illustration du tapis réveil par Yonko Design via Wesh

D&CO métro

Il y a quelques années, la marque Domestic lançait des stickers muraux en vente chez Habitat (je dis ça mais je ne pense pas qu’ils aient inventé le concept) puis dans d’autres magasins design. Repéré par les chasseurs de tendances, il aura fallu 2 ans pour que les enseignes nationales et internationales sautent sur la poule aux oeufs d’or : on n’a rien trouvé de mieux depuis le papier peint et la peinture. Là où le concept surprenait il y a quelques temps, il s’affiche maintenant en prime time. Tant mieux (la démocratisation) et tant pis (le mauvais goût de valérie machin-truc de M6).

Heureusement, le concept n’est pas mort (Domestic continue de briller avec sa dernière collection) et s’affiche maintenant dans les rues toulousaines. L’année dernière, la nouvelle rue Alsace-Lorraine voyait des monolithes émerger du sol par lot de trois. Étranges au début, ils ont été ensuite recouverts de stickers pour promouvoir «Toulouse, capitale européene de la culture 2013» d’abord, puis l’ouverture du nouveau musée d’Histoire Naturelle. Bonne idée de mobilier urbain, mais ce n’était que le début car c’est maintenant au tour des «cubes» d’ascenseurs du métro de se parer pour l’été. Le résultat est vraiment sympa et ajoute une bonne touche de couleur entre un abri-bus noir et une station vélouse noire. Chouette boulot du toulousain Chat maigre qui en dit un peu plus sur son blog.

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Peace and tranquility on earth

Les siestes électroniques 2008 – Siestes 01&02

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Les siestes un samedi après-midi, c’est un petit moment de bonheur en bord de Garonne. Après avoir zappé American Tourister sur recommandation du staff (c’est pas bien de dire des trucs comme ça !), A Mountain of One a été à la hauteur de la référence aux Pink Floyd (dixit le programme) à grands coups de sons planant, suivi de Milky Globe & Isan puis The Emperor Machine. C’est beau et tranquille. Une programmation parfaite pour glander dans l’herbe en buvant du rosé bien frais.

Le dimanche apporte un son plus soutenu pour terminer en beauté. Ouverture folk avec Damon & Naomi et de jolies balades pas très électroniques à la guitare. Dapayk & Padberg montent ensuite sur scène. La demoiselle murmure quelques paroles aux micro telle une Miss Kittin endormie sur un bon son minimal, puis le beat finit par exploser, il est l’heure d’aller danser. Cette 7ième édition se termine avec Smith n Hack sur un étonnant son plus proche du cut que du mix. Comme toujours, personne n’a envie que ça s’arrête…

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So So Fancy

Les siestes électroniques 2008 – Soirée 03

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Les So So Modern sont 4 néo-zélandais (mais le batteur est caché sur la photo) bien dans leur époque : imberbe aux cheveux faussement rebelles habillés en jean slim noir – again. Qu’attendre d’un enième groupe électro-rock ? Une excellente prestation qui sonnait plutôt mal au début (la faute aux balances et au niveau sonore exagérément élevé) et puis à force de morceaux enragés, les qualités musicales finissent par sauter aux yeux. Les sons synthétiques poussent bien la guitare, le batteur est brillant, la voix explose tout.

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Que dire de plus sur Fancy ? Le chanteur est évidemment incroyable (mais on jettera quand même un coup d’œil sur le beau bassiste) et il n’est pas sans rappeler le David Bowie travesti des 70’s. Ce n’est pas ma tasse de thé mais ce rock excentrique est tellement agréable à voir que j’ai pris mon pied, comme tout le monde ici. À ne pas rater, surtout le morceau qui parle de la cellulite pask’en fait faut pas écouter les magazines féminins, la cellulite c’est bien !

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Bertrand & bébé Shades

Les siestes électroniques 2008 – Soirée 02

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Sacré Bertrand Burgalat ! Il faut du cran pour assumer un tel look 70’s et un style musical hésitant entre Air et Katerine. Le résultat est là, pas incroyable mais sympathique, drôle et touchant. Il n’en fait pas trop mais est bien présent sur scène et capte rapidement les spectateurs venus en nombre dans la superbe cour de la DRAC. Accompagné de l’excellent groupe toulousain Aquaserge, Bertrand chante et passe du piano à la guitare. Il laisse malheureusement le micro a une chanteuse peu convaincante, entre fausses notes et accent anglais bien frenchy mais sans charme.

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Le ciel se couvre, la nuit tombe et la bière tape. Changement de plateau pour accueillir Les Shades. Le public évolue et les fans de 15 ans se placent aux premiers rangs. De jeunes ados en jean slim et cheveux longs à la mode montent sur scène et entament de gentils morceaux de rocks tendances, genre BB Brunes en moins pop. Il y a du potentiel… mais il y a aussi du boulot pour réussir à trouver sa marque de fabrique, le son qui les fera sortir du lot parmi ces déjà trop nombreux groupes de bébés rockeurs. Peu importe car Les Shades sont contents d’être là et ça fait la différence. Leur énergie est communicative et à peine contrariée par les grosses goutes qui commencent à s’écraser sur la scène. Malheureusement, les multiprises n’ont pas vraiment l’air ISO9000 et le concert s’arrête là pour « raisons de sécurité ». Merci quand même.

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Tenori-on

Les siestes électroniques 2008 – Soirée 01

Avec l’annulation de Atom Heart (Señor Coconut) à la dernière minute, la première soirée des siestes électroniques a tourné court. Il restait Yu Nishibori qui portait sur ses épaules la réussite éventuelle de cette soirée d’inauguration du festival. Sauf que Yu n’est pas musicien, il est ingénieur chez Yamaha Japan. Pas facile donc de séduire le public avec un powerpoint lorsqu’on ne s’appelle pas Steve Jobs. Oui mais l’homme est amusant et son bébé est excitant : l’incroyable Tenori-on conçu avec l’artiste japonais Toshio Iwai. Le tokyoïte a présenté les six années précédant la sortie de l’appareil à grands coups de croquis préliminaires et nombreuses photos des premiers prototypes. Loin des dessins de fin de soirée sur une nappe en papier, il fallait sans doute être un blaireau d’ingénieur comme moi pour bander devant tous ces schémas électroniques et autres plans en 3D qui n’étaient pas sans rappeler mes longues heures (pénibles) de TP soudure et électrocution…

Contrairement à ce que je croyais, le Tenori-on n’est pas un sampler mais bien un instrument de musique d’un nouveau genre (même si son emplacement SD permet de charger des samples – 1 seconde maxi – et sa prise midi le transforme en clavier quelconque). L’objet est petit, beau, épuré mais il laisse perplexe au premier regard car on imagine aisément le mode d’emploi de 400 pages qui va avec. En fait non, et la rapide démonstration surprend car on découvre une dizaine de bases (appui court, appui long, double click, etc.) permettant de rapidement créer de la musique. Séduit par l’objet et par la présentation soooo japanese, je suis rapidement arrivée à l’inévitable conclusion qui suit un tel discours de passionné : je veux un tenori-on.