Justice – A Cross The Universe

Le nouveau CD live de Justice est accompagné d’un DVD (ou l’inverse) contenant 60 minutes de documentaire signé Romain Gavras, So-Me et Justice. On y suit la deuxième tournée nord américaine du duo français pendant quelques 60 minutes. Le résultat est donc forcément sélectif et en l’occurrence plus que douteux. Qu’apportera ce film aux jeunes fans du groupe ? Au pire, une vision excessive de deux jeunes grisés par le succès. Au mieux, certaines midinettes seront séduites par les excès rock’n roll du duo parisien — de quoi parfaire le plan marketing du groupe. Qu’en penseront les fans de l’album ? Pas grand chose, si ce n’est que le groupe n’a rien à dire (dans ce documentaire) et qu’il est parfois bon d’apprécier l’œuvre sans trop s’attarder sur l’auteur. Et fort heureusement, le CD du live enregistré à San Francisco est absolument fantastique et justifie à lui seul l’achat du coffret.
Au delà du jeu de mot facile, A CROSS THE UNIVERSE pose une fois de plus la question du travail de Romain Gavras. Non content de la polémique qui a entouré la sortie de son clip Stress
, le co-fondateur de Kourtrajmé abuse du montage MTV pour (re)construire une histoire qui fout plutôt mal à l’aise. Tel un journaliste de TF1 amené à pondre un sujet de 40 secondes sur les banlieues chaudes, Gavras use des mêmes artifices pour nous montrer… Ah oui tiens, pour nous montrer quoi au juste ? Un manager à l’inquiétante passion pour les flingues, un Gaspard accroc aux putes jeunes admiratrices et un Xavier éclatant une bouteille d’alcool sur la tête d’un fan agressif. La belle équipe ! Le traitement du thème de la violence est intéressant quand on le compare au PART OF THE WEEKEND NEVER DIES de Soulwax où Nancy Whang (LCD Soundsystem) explique rapidement que You know, there is always some incident [...] and the crowd goes crazy, tearing out their eyeballs and their hair, punching each other in the face
, puis nous montre un fan un peu amoché en guise d’illustration et l’affaire est bouclée. Évidemment, Gavras, lui, en fait des tonnes et préfère s’éterniser sur une anecdote pour nous montrer (démontrer?) comment tout peut rapidement partir en quéquette lorsqu’on est bourré, la main en sang désinfectée au whisky avec un gun dans le pantalon et 10000 fans autour… Ouais, forcément, ils n’avaient pas mis les chances de leur côté.
Le problème, c’est que là où Johnny Deep était brillant dans Las Vegas Parano
, là où Poelvoorde était fantastique dans C’est arrivé près de chez vous
, Justice et (surtout) leur manager antipathique sont pénibles et on aimerait presque que quelqu’un (au hasard le manager) meure vraiment à la fin, histoire de justifier cette descente aux enfers dans l’Amérique puritaine décomplexée au son de la nouvelle French touch. Ça aurait pu être marrant (et ça l’est par moment), mais à vouloir être subversif (en vain), on pourrait presque reprocher aux réalisateurs un certain conservatisme. Non mais sérieux Romain (et les autres), qu’est-ce que t’essayes de nous dire ? Que le succès monte à la tête ? Les Etats-Unis sont un pays de contraste ? Les jeunes ne savent pas s’amuser sans excès ? S’il te plaît, la prochaine fois, dis-moi quelque chose que je ne sais pas déjà.
La parole est à l’accusé avec 2 heures d’interview de Justice, de Romain Gavras et de sélection musicale plus ou moins pointue sur France Inter le 29 novembre dernier et aussi en vidéo chez Taddeï dans
Ce soir ou jamais.
Illustration : image extraite du DVD A CROSS THE UNIVERSE
OK, donc pour commencer, Soko nous explique en images la différence entre 2 many DJ’s, Soulwax, Soulwax Nite Versions et Radio Soulwax. James Murphy/LCD Soundsystem est un peu responsable du mythique NY Excuse que Justice confesse avoir méchamment samplé. Comme toujours, Busy P n’est pas très loin. Masaya (de Kitsuné) rode dans le coin et compare le son Soulwax à la fraise du dentiste. Tiga fricote avec les frères belges pour compenser son rêve manqué de monter un groupe. Peaches est 



Temps de merde… Et pourtant la plus belle nouvelle depuis bien longtemps débarque comme ça, là, maintenant et tout de suite, sans prévenir : Hallelujah mes frères, les 12 saisons de South Park sont désormais disponible gratuitement en ligne et en anglais sur 